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Le revenu universel de base, une utopie?

9 Jan

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Mercredi 6 janvier 2016, le CNNum ( Le Conseil National du Numérique) a remis un rapport au ministre du travail (PDF 3.93Mo) dans lequel figure, parmi 20 propositions, la mise en place du revenu de base.  Il a pour but d’aider de nombreux actifs à s’adapter à l’ère numérique qui change fondamentalement les structures du monde du travail.

Le revenu de base ? Qu’est ce que c’est ?

“Le revenu de base est un droit inaliénable, inconditionnel, cumulable avec d’autres revenus, distribué par une communauté politique à tous ses membres, de la naissance à la mort, sur base individuelle, sans contrôle des ressources ni exigence de contrepartie, dont le montant et le financement sont ajustés démocratiquement”

Le Mouvement Français pour un Revenu de Base (MFRB), Think Tank, qui milite pour le revenu de base en France et qui a participé à l’élaboration du rapport préconise ce revenu et fait des propositions de financement pour permettre à ce projet de voir le jour.

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Le revenu universel de base en Europe:

la Finlande va tester en 2017 cette mesure auprès de ses habitants. Un revenu de base de 800 euros sera reversé sans condition à toute la population travaillant ou pas.

Cette mise en place a pour but de réformer sa protection sociale et réduire la dépense publique. Cette expérimentation pourrait amener le pays, membre de la zone euro, à simplifier à l’extrême son système de prestations sociales couvrant le chômage, le logement, les études ou le congé parental.  Elle est soutenue par une bonne partie de la classe politique finlandaise, sous des formes différentes. Le gouvernement, pro-austérité, espère parvenir à une protection sociale moins coûteuse pour l’État et qui éliminerait la crainte de perdre telle ou telle prestation si on accepte un emploi. Cette expérience se ferait à un niveau régional pour commencer.

Aux Pays-Bas , Utrecht a lancé un projet pilote et 30 autres villes souhaitent faire l’expérience sous différentes formes.

Dans le reste du Monde:

L’Alaska pionnière dans le domaine, pratique le revenu de base depuis 30 ans. Financé en partie avec la rente pétrolière. Le Canada a également tenté l’expérience et de nombreux pays réfléchissent à ce projet.

Cette idée séduisante qui mérite réflexion, intéresse de nombreux gouvernements. Un projet à suivre de près dans les prochains mois…

 

A lire:

Un projet de revenu de base inconditionnel est également suggéré par le Comité économique et social européen (CESE)  au niveau Européen.

Article Libération du 22 juillet 2015

Article du Figaro du 7 janvier 2016

Les propositions de financement pour un revenu de base du Mouvement Français pour le Revenu de Base.

 

 

Le monde du travail en France à la fin des années folles…

8 Avr

… ou l’euphorie avant la tempête

Salon de Paris -  1922

Salon de Paris – 1922

1920 : Au lendemain de la guerre,  la France, grâce aux investissements étrangers, connait une hausse rapide de sa production industrielle et son commerce devient excédentaire. L’emploi connait une embellie et on compte moins de 1000 chômeurs en 1928. Mais les inégalités sociales restent importantes. Alors que la bourgeoisie, enrichie par la guerre, s’étourdit dans le Paris des « années folles», les ouvriers, mal payés, sans protection sociale, s’entassent dans les banlieues ouvrières. Entre ces deux extrêmes, petits commerçants et artisans, petits paysans, sont attachés à leur propriété, mais menacés par la modernisation.

En 1929, le krach de Wall Street aux Etats-Unis  annonce la fin de cette période de croissance, les « années folles » vont faire place à la grande dépression.

Du plein emploi au chômage de masse

La crise atteint la France en 1931. Le chômage de masse s’installe touchant plus particulièrement la population ouvrière des villes.

Dans la banlieue industrialisée de Paris, de Saint-Denis à Bobigny, les listes de chômeurs gonflent passant ainsi en moins de deux ans de 2 % à plus de 15 %. Ce sont les ouvriers les moins qualifiés qui sont le plus touchés.

Quant à ceux qui ont encore la chance de garder un emploi, ils subissent les dominations du patronat qui durcit leurs conditions de travail. Ces contraintes ont pour effet d’aviver l’animosité des travailleurs à l’égard des travailleuses et des travailleurs immigrés que le pays a fait venir en masse dans les années 20. (De nombreux travailleurs immigrés, Polonais surtout, arrivés, notamment dans les industries du Nord, pour suppléer la pénurie de main-d’œuvre née de la Grande Guerre, sont renvoyés dans leur pays conformément à une loi votée en août 1932.)

La crise provoque la misère…

En 1931, face à la crise qui s’amplifie et à la précarité qui s’installe, le secours aux chômeurs s’organise, conçu sur le mode traditionnel de l’assistance aux pauvres, mais se révèle insuffisant et inadapté. Ce système d’aides repose essentiellement sur les municipalités qui organisent des fonds de secours, et sur la générosité publique.

Listés par communes, les chômeurs perçoivent une indemnité maigrelette, versée par la caisse de chômage municipale. Cette indemnité n’est souvent versée qu’à compter du quatrième jour de chômage et ne peut pas être touchée plus de trente jours consécutifs et ne peut dépasser la moitié des revenus antérieurs soit en moyenne 7 ou 8 francs par jour ! Sans compter que près d’un chômeur sur deux ne perçoit aucune aide.

Le bureau de bienfaisance local, lorsqu’il existe, assure une sorte de complément en nature : il distribue des « bons de pain », procure des vêtements et organise des « soupes populaires ».

Queue à la soupe populaire dans les années 30

Queue à la soupe populaire dans les années 30

… et une crise politique majeure

Pour faire face à cette situation de crise, les gouvernements successifs prennent des mesures impopulaires et inefficaces qui provoquent une forte agitation sociale: augmentation des impôts, réduction du traitement des fonctionnaires.

Ces échecs vont entraîner les grèves ouvrières de 1936.

Face à cette crise sans précédent et dans la crainte d’une montée de l’extrême droite, les partis de gauche décident de se rassembler en un parti unique, le Front Populaire. Celui-ci sortira victorieux des élections. Le succès du Front populaire fait jaillir un immense espoir de progrès social.

Mais cela est une autre histoire…

Sans plus attendre, retrouvez l’ambiance des années folles le samedi 11 avril à 16 h à la médiathèque Gustave-Eiffel.  La conférencière Marie Le Gouellec présentera la décennie d’après-guerre marquée par un renouveau culturel qui touche notamment les arts, le sport, la mode et les loisirs. Une période où se mêlent créativité, euphorie, frivolité, bientôt interrompue par la crise de 1929…

Ça n’a pas échappé à B.R.E.F. !

28 Mar

Jef Aérosol face à la fontaine Stravinsky. Paris Beaubourg

Les 3 actus de la semaine à ne pas manquer !

Objectif formation

A condition d’être particulièrement motivés, on peut se former le soir et le week-end. Pour y parvenir en dehors du temps de travail, les salariés en CDD ou en CDI doivent au moins justifier d’un an d’ancienneté dans leur entreprise et peuvent le faire en toute discrétion car l’autorisation de l’employeur n’est pas nécessaire. L’Obs du 23 mars détaille les modalités de prise en charge et les prérequis nécessaires pour que la demande aboutisse. A lire donc pour tout savoir sur la durée minimum de formation, la rémunération et la protection sociale dont vous pourriez bénéficier. Et comme la formation a le vent en poupe, après le succès des MOOC (acronyme anglais de Massive Open Online Course ou, en français, « cours en ligne ouvert et massif ») initiés par les universités, ce sont les Cooc qui débarquent en entreprise pour former les salariés et soigner l’image des sociétés. Grâce à des supports multimédias, ces cours en ligne permettent de se former à distance. Le Monde revient sur cette tendance (les usagers de la Médiathèque de Levallois pourront lire l’article dans son intégralité en s’identifiant sur son site). Surfant sur la vague, Pôle emploi lance de son coté la formation « massive » en ligne pour lutter contre le chômage de masse. A partir du 7 avril, la possibilité sera donnée aux chômeurs – et aux actifs – de participer à une formation d’un genre nouveau pour l’opérateur public, puisqu’il s’agit là aussi d’un MOOC ou plutôt de quatre MOOC.

 Pour les femmes, les enfants d’abord

Le magazine Elle organise la 4ème édition du forum ELLE Active à Paris, et cette année la manifestation se déroulera non plus sur une, mais sur deux journées, les 27 et 28 mars. A cette occasion, un sondage Ipsos/ ELLE Active réalisé auprès de 2 003 personnes constituant un échantillon représentatif de la population française active rappelle que l’égalité femmes-hommes, est loin d’être acquise. Les résultats mettent en évidence les difficultés que rencontrent de nombreuses femmes pour concilier vies privée et professionnelle. Même si celles-ci sont globalement aussi satisfaites que les hommes (68% contre 69%) de leur vie au travail ou de leur épanouissement professionnel, elles sont plus stressées et hésitent davantage avant d’accepter une promotion craignant des répercussions sur l’organisation familiale. « Activités extra-scolaires, vacances, gestion des urgences à l’école, elles sont souvent seules à gérer le quotidien et beaucoup avouent que la gestion de ces problèmes a un impact sur leur bien-être professionnel, leur efficacité, leur ambition professionnelle, leur progression et leurs relations avec la hiérarchie. »

Marquer de son empreinte

trace-pas-aborigene Laisser un bon souvenir ou non ? Evidemment, c’est beaucoup mieux si c’est oui, c’est ce qu’explique Sophie Péters dans Le Monde du 24 mars. « Les premiers pas dans une entreprise posent d’emblée la question de la trace qu’on y laissera. Ou pas. Nombreux sont les salariés de passage, qu’il s’agisse d’un CDD ou d’une mission à mener. Et la vie professionnelle au long cours réserve des surprises. A commencer par celle de recroiser, ici ou là, un ancien collègue ou supérieur. Et que vous souhaitiez rester ou non, qu’il y ait ou non l’opportunité de vous y intégrer, votre séjour doit donc se révéler suffisamment marquant. »

Ça n’a pas échappé à B.R.E.F. ! vous donne rendez-vous samedi prochain et d’ici là continuez à nous suivre !

Christelle LP

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