Tag Archives: Apprentissage

Apprentissage ou professionnalisation : deux contrats pour un même objectif

5 Nov

L’apprentissage

L’Alternance permet de se former à un métier et d’acquérir une expérience concrète en entreprise. C’est un système de formation qui alterne entre formation théorique dans un établissement d’enseignement et formation pratique en entreprise. Deux types de contrats existent en Alternance : le contrat d’apprentissage, relevant de la formation initiale, et le contrat de professionnalisation qui s’inscrit dans le cadre de la formation continue. Ils poursuivent le même objectif mais ont des modalités d’application spécifiques.

Ces contrats peuvent être signés à tous les niveaux d’études : CAP, Bac pro, BTS, Licence ou Master… Recruter un jeune en Alternance permet à l’employeur de bénéficier d’aides à l’embauche.

Il s’adresse :

  • aux jeunes de 16 à 25 ans, 30 ans dans sept régions tests de France jusqu’en 2019.
  • aux personnes de plus de 30 ans, qui après un précédent contrat d’apprentissage souhaitent obtenir une qualification supérieure
  • aux personnes reconnues travailleurs handicapés quel que soit leur âge
  • aux personnes ayant un projet de création d’entreprise nécessitant l’obtention d’un diplôme quel que soit leur âge

Conclu en CDD ou CDI, la durée du contrat se situe entre 1 an et 3 ans, 4 ans pour les personnes en situation de handicap. Le jeune doit se former en vue de l’obtention d’un diplôme de l’enseignement technique. Ce diplôme peut-être suivi et complété par d’autres études. L’apprenti a à la fois le statut d’étudiant et de salarié. En plein développement, le contrat d’apprentissage est ouvert aux diplômes de l’enseignement supérieur et est pris en charge par les régions. La scolarité est gratuite.

La partie théorique ne peut excéder 50% de la formation. La formation générale, au moins égale à 400 heures en moyenne par an, a lieu en entreprise et dans un CFA (centre de formation d’apprentis) ou dans une section d’apprentissage, en lycée professionnel ou à l’université sous la responsabilité d’un maitre de stage. Dans le cas des formations niveau bac et plus, le temps de présence en CFA est de 800h par an. Pour une rentrée en septembre, bien souvent le contrat doit être signé entre le 1er juin et le 1er décembre. Certains centres organisent des tests de sélection en juin.

L’apprenti perçoit un salaire et bénéficie de tous les droits des salariés de l’entreprise. Le salaire est compris entre 25% et 78% du SMIC, selon l’année de formation et l’âge de celui-ci. L’apprenti a la possibilité de conclure un contrat d’apprentissage dans le secteur public.

Il s’adresse :

  • aux jeunes âgés de 16 à 25 ans quel que soit leur niveau de formation initiale
  • aux demandeurs d’emploi de 26 ans et plus
  • aux bénéficiaires de minimas sociaux : revenu de solidarité active (RSA), allocation de solidarité spécifique (ASS), allocation aux adultes handicapés (AAH)
  • aux personnes sortant d’un contrat unique d’insertion (CUI)

Conclu en CDD ou CDI, la durée du contrat est de 6 à 12 mois. Son premier objectif est l’emploi. La personne a le statut de salarié et perçoit un salaire de 55% du SMIC pour les moins de 21 ans et 85% au delà. Le salaire varie en fonction du type de diplôme obtenu ; il reste toutefois plus élevé qu’en contrat d’apprentissage. La scolarité est gratuite.

Le contrat de professionnalisation permet d’obtenir une qualification reconnue par différents organismes (RNCP Répertoire national des certifications, CQP Certificat de Qualification Professionnelle). Il peut être conclu à tout moment dans l’année. Il n’existe pas dans les entreprises publiques.

La formation théorique ne peut excéder 25% de la formation générale avec un minimum de 150h de cours sur un an. Chaque salarié en contrat de professionnalisation doit être suivi par un tuteur. Ce dernier l’accompagne, organise l’activité en entreprise et assure la liaison avec l’organisme de formation.

 

Retrouvez les métiers qui recrutent en alternance sur Studyrama – emploi (nouvelle fenêtre).

La Loi du 5 septembre 2018  pour la liberté de choisir son avenir professionnel modifie les contrats de la formation en alternance : voir l’article sur ce même blog Loi du 1er Août 2018 : « Pour la liberté de choisir son avenir professionnel »

À La Médiathèque :

Guide de l’apprentissage et de l’alternance HS 2018 de l’Étudiant (nouvelle fenêtre)

Trouver et réussir sa formation en alternance

 

 

 

 

 

 

Les sites à consulter :

Publicités

Loi du 1er Août 2018 : « Pour la liberté de choisir son avenir professionnel »

13 Sep

Un an après les ordonnances réformant le code du travail, un second texte cette fois-ci davantage destiné aux actifs (salariés, demandeurs d’emploi, jeuneAvenir-professionnel-1s et aussi indépendants) a été voté à l’assemblée le mercredi 1er Août 2018.

Objectif du texte porté par la ministre du travail,  Muriel Pénicaud : « sécuriser les personnes et leurs parcours ». En clair, leur donner des moyens de faire face aux aléas d’une vie professionnelle de moins en moins linéaire.

Les trois mesures phares de la Loi concernent les droits au chômage, à la formation et à  l’apprentissage

Assurance-chômage

Nouvelles dispositions pour les démissionnaires, les indépendants et les demandeurs d’emploi

  • Un droit au chômage pour les démissionnaires

Les salariés démissionnaires pourront bénéficier, tous les cinq ans, de l’indemnisation chômage, mais à certaines conditions. Ils devront notamment être en capacité de prouver qu’ils ont un “projet d’évolution professionnelle présentant un caractère réel et sérieux”, c’est-à-dire avec la volonté d’une reconversion qui nécessite de suivre une formation, ou de créer ou reprendre une jlp-demissionnaire-avec-projet-eab8dentreprise. Le salarié démissionnaire devra aussi faire valider son plan de carrière en amont par Pôle emploi, et son projet sera ensuite évalué en aval. La durée d’indemnisation reste de son côté inchangée, la même que pour n’importe quel chômeur.

  • Une indemnité forfaitaire pour les indépendants

Les indépendants, quant à eux, ne bénéficieront pas d’ouverture de l’assurance-chômage aux indépendants mais auront droit en revanche à une “indemnité forfaitaire”. Seuls les entrepreneurs qui auront fait l’objet d’une liquidation ou d’un redressement judiciaire sont concernés. Le montant et la durée de l’indemnité forfaitaire sont fixés à 800 euros pour une durée de six mois.

  • Des sanctions plus lourdes

Une absence lors d’un rendez-vous à Pôle emploi ne devrait plus être sanctionnée par deux mois de radiation, mais par quinze jours.ob_0abbc8_27-02-2017-09-37-45 En revanche, les chômeurs qui seront en “insuffisance” de recherche d’emploi verront leurs sanctions augmenter : un mois pour un premier manquement, deux mois pour un deuxième manquement, et quatre mois pour un troisième manquement. Un manquement équivaut à deux refus d’une offre raisonnable d’emploi, au refus d’actualisation de son profil, à l’absence à une visite médicale ou encore au refus d’un contrat aidé, d’apprentissage ou de professionnalisation.

Le texte instaure l’expérimentation d’un journal de bord pour une durée de dix-huit mois à compter du 1er juin 2019 dans des régions qui seront désignées par arrêté. Les demandeurs d’emploi devront y compléter mensuellement un journal de bord en indiquant leurs démarches de recherche d’emploi à l’occasion du renouvellement de leur inscription.

La formation

Le Compte Personnel de Formation (nouvelle fenêtre)

  • Un compte désormais crédité en euros

03e6347_3244-z3ghru.n5yw

À compter du 1er janvier 2019, le compte personnel de formation (CPF) ne sera plus crédité en heures de formation mais en euros.  Aujourd’hui crédité de 24 heures (dans la limite de 150 heures), il basculera au 1er janvier 2019 à 500 euros par an avec un plafond de 5 000 euros. Les moins qualifiés bénéficieront d’un crédit de 800 heures plafonnés à 8 000 euros. Les heures déjà acquises seront converties en euros, au taux horaire de 14,28 euros.

  • Inscription en ligne :

Les salariés pourront choisir leur formation et s’inscrire en deux ou trois clics seulement, via une appli. Une sorte de « Tripadvisor de la formation », selon les termes de la ministre.

Création d’une nouvelle instance « France Compétences »

Cette nouvelle instance nationale de régulation intitulée France compétences (nouvelle fenêtre) assurera la répartition des financements entre les différents acteurs de la formation professionnelle et de l’apprentissage : branches professionnelles, opérateurs de compétences, Régions, opérateurs du Conseil en évolution professionnelle (CEP)…

L’apprentissage

 Nombreux changements pour les apprentis

  • Limite d’âge portée de 25 ans à « 29 ans révolus ».
  • Création d’une nouvelle classe de troisième « prépa-métiers » pour préparer l’orientation des collégiens, notamment vers l’apprentissage.
  • Temps de travail maximum porté de 35 à 40 heures par semaine, et de 8 à 10 heures par jour, pour certaines activités pour les apprentis mineurs.
  • Suppression du passage obligatoire aux prud’hommes pour licencier un apprenti pour faute grave ou inaptitude.
  • Aide de 500 euros accordée sans conditions de ressources à tous les apprentis d’au moins 18 ans désirant passer le permis de conduire.
  • Les contrats d’apprentissage pourront être conclus n’importe quand dans l’année, et non plus seulement les quatre premiers mois de l’année scolaire.
  • Dispositif Erasmus (nouvelle fenêtre) ouvert aux apprentis souhaitant se former à l’étranger.
  • Augmentation de 30 euros net par mois pour les apprentis de 16 à 20 ans. Une certification sera créée pour les maîtres d’apprentissage.
  • Création d’une aide unique, remplaçant trois aides et un crédit d’impôt, destinée aux entreprises de moins de 250 salariés employant des apprentis. Montant fixé par décret (6.000 euros la première année, 3.000 la seconde).
  • Financement des Centres de formation d’apprentis : les CFA seront financés au contrat, c’est-à-dire selon le nombre d’apprentis qu’ils accueillent. Obligation pour CFA et lycées professionnels de rendre publics chaque année leurs taux d’obtention des diplômes et d’insertion.

 

Capture 2

 

Fête de l’alternance 2018

17 Mai

Aujourd’hui 17 mai 2018, au Parc Floral a lieu la Fête de l’Alternance. Cette journée est l’occasion de rencontrer des partenaires pour accéder à des formations, des opportunités de recrutement pour tous.

L’alternance c’est un diplôme, un métier, un salaire

 

Fête de l'Alternance 17/05/18

Trois pôles vous accueillent ce jour:

  • pôle Recrutement

    Il organise les rencontres entre jeunes en recherche active d’un contrat de professionnalisation ou d’apprentissage et les entreprises. Il facilite le recrutement. Plus de 40 entreprises présentes.

  • pôle formation

    Il propose toutes les formations accessibles aux contrats de professionnalisation et d’apprentissage et présente les secteurs d’activité et les métiers. Plus de 80 écoles sont représentées.

  • pôle handicap

    Il permet aux entreprises de recruter des personnes en situation de handicap à la recherche d’un contrat en alternance.

Si vous avez entre 16 et 25 ans, et êtes à la recherche d’un poste ou d’une formation ou en apprentissage en alternance, rendez-vous sans attendre au Parc Floral, c’est jusqu’à 18h!

 

A la Médiathèque :

Trouver et réussir sa formation en alternance / Elodie Raitière | Raitière, Élodie. Auteur

Apprentissage, alternance : bien choisir sa formation | Raitiere, Elodie

Se former en alternance / Ministère du Travail | France. Ministère du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social. Délégation à l'information et à la communication. Auteur

Bien choisir sa formation en apprentissage ou en alternance | Desmond, Stéphanie

%d blogueurs aiment cette page :