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Entreprises et confinement : celles qui vont reprendre leur activité avant le 11 mai

28 Avr

Le seuil des 10 millions de salariés en chômage partiel est franchi et le gouvernement a annoncé une récession qui promet d’être historique. Pour tenter d’atténuer les effets de cette crise économique, de plus en plus d’entreprises, de première nécessité ou non, ont choisi de ne pas attendre le 11 mai (date annoncée par le gouvernement pour le début du déconfinement) pour reprendre leur activité ou l’accélérer. Du BTP à l’aéronautique en passant par l’automobile, la reprise se fait aussi bien partiellement que totalement, en toute sécurité ou de manière anarchique.

Le secteur du BTP est notamment concerné. Le président de la FNTP (Fédération nationale des travaux publics) l’expliquait récemment dans un article paru dans Les Échos« La part d’entreprises en arrêt total est passée de 80% le 26 mars à 70% au 10 avril ». (nouvelle fenêtre) On est encore loin de la grande reprise. Mais la FNTP réunit principalement les grandes entreprises du secteur (Eiffage Colas, Vinci, etc…) dont les chantiers dépendent souvent des collectivités qui ne sont pas forcément enclines à une reprise avant le 11 mai.

Tout comme Patrick Liébus (nouvelle fenêtre), président de la Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment, qui indiquait le 16 avril dernier au journal Libération (nouvelle fenêtre) que «les chantiers redémarrent très doucement. 25 à 30% des boîtes ont recommencé à travailler, surtout quand les artisans sont seuls». Et pour permettre aux salariés et artisans de reprendre le chemin des chantiers dans les meilleures conditions possibles, l’Organisme professionnel de prévention du bâtiment et des travaux publics (OPPBTP) a publié un «guide de préconisations de sécurité sanitaire» (nouvelle fenêtre)

 

Autre secteur qui a repris son activité, celui de l’automobile. Ainsi, chez les constructeurs français, PSA comme Renault, la volonté de faire tourner les usines s’est manifestée assez vite après l’annonce du début du confinement le 16 mars. En effet, dix jours après avoir fermé l’ensemble de ses sites industriels en Europe, le groupe PSA, qui avait fixé au 27 mars l’échéance du « shutdown » (fermeture), se préparait déjà à redémarrer. Carlos Tavares, le président du directoire du groupe, affirmait dans un communiqué :

«Nous ne ferons aucun compromis sur la santé de nos salariés, afin que le redémarrage industriel nécessaire à la pérennité de l’entreprise puisse se faire dans des conditions optimales.»

Renault, l’autre constructeur français, a décidé une reprise plus tardive, qui se fera progressivement à compter du 22 avril, dans les usines françaises, après négociations avec les partenaires sociaux. Michelin de son côté a indiqué la reprise de ses activités en France et en Europe (nouvelle fenêtre), de façon « graduelle » car le redémarrage d’activités industrielles comme la fabrication de pneus « prend du temps ».

Il en va de même pour l’aéronautique dont le sort est lié aux commandes que les compagnies aériennes passent à ce secteur. Or, le trafic mondial, réduit de 80% ces dernières semaines, va coûter cher à leurs investissements. Airbus, a néanmoins rouvert ses unités françaises après 4 journées de fermeture seulement. Mais les 46 000 personnes que comptent ses unités de production françaises n’ont pas toutes retrouvé le chemin des ateliers. Seuls 5 à 10% de celles et ceux qui travaillaient à Toulouse et Colomiers sont en activité actuellement. Les autres étaient en congés jusqu’à maintenant, mais depuis le 17 avril, Thierry Baril, leur DRH, les a placés en chômage partiel jusqu’au 17 mai prochain, soit une semaine après le déconfinement probable annoncé.

La restauration, elle, est un secteur durement touché par la crise et pour qui la situation devient vraiment critique. Beaucoup de restaurateurs accumulent les dettes alors certains établissements ont donc décidé d’opter pour de la vente à emporter. En sachant qu’aucune précision n’a été donnée lors de la dernière allocution du Président Emmanuel Macron quant à la possibilité d’accueillir à nouveau le public pour les professionnels concernés.

À Lille, le chef Florient Layden a transformé son estaminet en épicerie. Cliquez ici pour voir la vidéo (nouvelle fenêtre)

Les indépendants comme les fleuristes, commerçants aux activités jugées non indispensables, ont été contraints de fermer leurs boutiques. Or, face à la demande qui explose, en ce joli mois d’avril, un certain nombre ont repris le travail en livrant à domicile. Près de 20% des 1000 fleuristes français se sont transformés en livreurs, indique la Fédération française des artisans fleuristes (FFAF). Et la clientèle suit, apparemment.

« Après un mois d’arrêt, nous sentons depuis cette semaine que les Français ont besoin de reprendre un semblant de vie normale, ce n’était pas le cas il y a 10 jours et c’est très encourageant », déclare à l’AFP Florent Moreau, le président de la FFAF.

La plateforme Interflora, de son côté, a récemment averti ses clients que des fleuristes volontaires assuraient désormais des livraisons dans Paris et dans les départements de la petite couronne.

Pour finir, n’oublions pas la culture mise à mal face à la crise. Victimes du confinement, les ventes de livres ont chuté de 58,5% en nombre d’exemplaires du 16 mars au 12 avril, selon les données de l’institut GfK (nouvelle fenêtre) pour le magazine professionnel Livres Hebdo. Alors en attendant de savoir si les librairies seront ou non autorisées à rouvrir le 11 mai, « une fenêtre vient de s’entrouvrir », signalent Les Échos (nouvelle fenêtre). « Proposée par la rue de Valois, la décision d’autoriser les librairies à vendre des livres par guichet, via un système de Click & Collect, a reçu l’aval de Bercy puis de la place Beauvau. (…) La mesure permettra de commander son livre par téléphone ou internet à la librairie de son choix et de le retirer à un guichet, en cochant la case ‘déplacement pour effectuer des achats de première nécessité' ».

(sources de cet article : https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/artisans-du-btp-fleuristes-libraires-restaurateurs-ces-professionnels-qui-amorcent-une-reprise-avant-le-11-mai_3922397.html)

Un exemple en images de coopératives agricoles ayant déjà repris leur activité :

Made in 92, 5e édition

19 Sep

Made in 92, le concours des jeunes entreprises des Hauts-de-Seine, fait son retour cette année avec plus de partenaires et plus de proximité.

Au vu du succès des dernières éditions, la CCI Hauts-de-Seine et ses partenaires renforcent leur engagement pour l’entrepreneuriat et reconduisent le concours Made in 92 pour sa cinquième année afin de valoriser les jeunes entreprises du département et mettre en avant leur potentiel. Il faut savoir que les quatre éditions précédentes ont permis de faire avancer les projets portés par de jeunes entrepreneurs ; ces derniers ont gagné en visibilité et se sont partagés de belles dotations.

Du 2 septembre au 15 octobre 2019, toutes les entreprises de moins de huit ans, établies dans le département et qui ne sont pas détenues majoritairement par une autre société, pourront déposer en ligne leur dossier de candidature sur le site dédié : www.madein92.com (nouvelle fenêtre). Chaque entreprise pourra candidater parmi les six catégories suivantes : création, croissance réussie, challenge innovation, transition énergétique, solution digitale et meilleur projet étudiant.

Alors comment va se dérouler cette 5e édition ?

Deux demi-finales seront organisées, une au sud (le 7 novembre à Fontenay-aux-Roses) et une au nord (le 21 novembre à Garches) du département, afin de mettre en valeur les initiatives de proximité et de développer un véritable écosystème entrepreneurial. Et la grande soirée qui réunira tous les finalistes aura lieu le 5 décembre à Asnières.

Vous trouverez toutes les informations nécessaires ici (nouvelle fenêtre). 🙂

 

Quelques exemples en images de lauréats ayant été primés lors des éditions précédentes :

 

 

La bienveillance en entreprise

11 Mar

La « bienveillance en entreprise » est une expression devenue à la mode, tout comme celle « d’entreprise libérée, solidaire ». Pourtant les témoignages d’épuisement professionnel, les arrêts pour burn-out ou même les risques psycho-sociaux s’opposent tout de même à cette envie de bien faire. La question que l’on peut se poser alors c’est, comment peut-on être bienveillant dans nos entreprises et quel pourrait en être le bénéfice pour soi, pour les autres et pour l’entreprise ?

Le Larousse définit la bienveillance comme « la disposition d’esprit inclinant à la compréhension, à l’indulgence envers autrui ». D’après certaines autres sources, le mot viendrait de l’expression « bona vigilantia », la bonne vigilance ou le fait de bien veiller. De ce fait, celle-ci peut concourir à un fondement de la culture d’entreprise. Elle évoque les notions de soutien, attention, écoute, compréhension, protection et reconnaissance. Beaucoup de managers se sont déjà engagés sur cette voie, c’est donc une réalité possible.

« En véhiculant des valeurs positives, cette disposition aurait de nombreux bienfaits. Tout d’abord, le respect est le premier signe d’une bonne qualité de vie au travail. Viennent ensuite la reconnaissance et l’épanouissement. Un management bienveillant permet de faire émerger le meilleur des salariés : les employés sont reconnus pour le travail fourni, ils ont une bonne estime d’eux-mêmes et sont rassurés sur leurs compétences. Elle permet ainsi de motiver les collaborateurs et de les conserver dans l’entreprise. », précise Raphaëlle Martel, Regional manager en collaboration avec Karen Holcman (Rédactrice) (dans un article tiré du blog Hays France et Luxembourg Pourquoi promouvoir la bienveillance en entreprise ?) (nouvelle fenêtre)

Le 1er mars 2019 était mis à l’honneur la journée internationale du compliment. Il peut avoir différentes formes (remerciements, encouragements, sourires, approbations,…) mais son seul objectif est de favoriser la bienveillance en entreprise. Selon un sondage effectué par l’agence d’intérim en ligne MisterTemp’75 % des managers complimenteraient leurs collaborateurs. « Ce que nous pouvons donner de plus précieux, c’est du temps et de l’attention, parce que ça ne s’achète pas » estime Sylvie Riondel (nouvelle fenêtre) conférencière et coache, dans une vidéo sur l’art de complimenter. »(nouvelle fenêtre)

En effet presque 3 managers sur 4 complimentent leurs équipes contrairement à 80% des salariés qui déclarent ne pas le faire en retour. En les interrogeant sur l’impact que procurent les compliments sur leurs équipes, 24 % des managers estiment que cela renforce l’esprit d’équipe, améliorent le relationnel (20 %) et le moral de tous (18 %).

Les raisons ? Avant tout, la reconnaissance de la réussite d’une mission (37 %), puis l’implication du collaborateur dans celle-ci (21 %). 38 % des managers reconnaissent que cette démarche consiste à valoriser le collaborateur et son travail. D’ailleurs, 58 % des managers interrogés dans le sondage déclarent que leur entreprise développe une culture de la bienveillance. (source : article de Céline Husétowski paru le 1/03/2019 sur le site Cadremploi « Journée du compliment : et si vous receviez des compliments anonymes? ») (nouvelle fenêtre)

Quelques ouvrages sur le sujet à consulter sur La Médiathèque en ligne (nouvelle fenêtre):

          

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