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Profession cow-boy

11 Oct

À l’occasion de Ma soirée à La Médiathèque 2018, soirée, spéciale Far-West qui aura lieu le samedi 13 octobre, B.R.E.F s’est intéressé à l’un des métiers les plus mythiques et les plus difficiles au monde : celui de cow-boy.

Avec l’invention du cinéma, l’industrie américaine a façonné l’image de l’un des plus beaux symboles de l’Amérique : le cow-boy. Il s’est transformé en un personnage mythique incarnant les valeurs américaines : le courage, l’habileté, la liberté et l’individualité. Il est devenu l’un des stéréotypes de la grande épopée du Far-West. Alors que les États-Unis se sédentarisent et s’industrialisent, le cow-boy offre l’image d’un personnage plongé dans une nature puissante et en lutte contre les éléments.

  • Les origines du métier :

Au XVIème siècle, lors des expéditions d’exploration du Sud-Ouest américain appelé alors Nouveau-Mexique, les espagnols introduisent l’élevage d’animaux méconnus des Amérindiens (bœufs, chevaux, moutons).  Les vaqueros sont des ouvriers agricoles qui ont pour mission de surveiller les troupeaux de bovins. Ce sont les premiers cow-boys et ce sont eux qui introduiront le marquage des bêtes au fer rouge, pour marquer leur appartenance à un propriétaire.

Contrairement à la légende, le métier de cow-boy ne fait pas toujours rêver ! Ils sont méprisés et exploités par les propriétaires des ranchs et exercent une profession dangereuse. Au XIXème siècle, on dénombre 40 000 cow-boys pour une population de 60 millions d’Américains. C’est durant la ruée vers l’or que le métier de cow-boy atteint son apogée. À cette époque, les élevages de l’Ouest des États-Unis alimentaient l’ensemble du pays, et le cow-boy avait pour mission de constituer des troupeaux de bœufs, de marquer les jeunes veaux du signe du ranch, et de conduire les bêtes à travers l’immensité  des plaines, en l’absence de chemin de fer, pour les revendre et nourrir la population.

 

  • La transhumance appelée aussi drive :

Avec l’apparition du chemin de fer en 1867 et l’ouverture de la ligne ferroviaire de la Kansas Pacific Railway, les cow-boys doivent acheminer le bétail vers les gares du Middle West sur des pistes, et parcourir 1000 km vers le Nord. La lente progression du troupeau (20 à 40 km par jour) est loin d’être de tout repos. Le troupeau est composé de 3000 bêtes géré par une dizaine de cow-boys. De 1865 à 1890, 35 000 cow-boys ont sillonné ces pistes. Peu de blancs acceptent de faire ce travail qui est très dur physiquement et mal payé (1 dollar par jour). Aussi, les équipes sont constituées de Mexicains, de Noirs, d’Indiens et de métis. Le cow-boy est confronté pendant plusieurs mois à l’errance et la solitude dans les espaces sauvages.  Après la transhumance, le cow-boy n’a plus d’activité. le recrutement a lieu au printemps ou a l’automne. L’arrivée du fil barbelé pour clôturer les prairies où se trouvent le bétail et le développement du chemin de fer va provoquer la disparition de la profession.

L’équipement du cow-boy est constitué d’un chapeau large (stetson), d’un foulard (bandana), de bottes et jambières, d’un pantalon solide, d’un lasso (long de 9 à 18 mètres), d’une selle, d’une couverture, d’un ciré et parfois d’un revolver…, et enfin de son cheval, indispensable et précieux outil de travail qui appartient au propriétaire du troupeau.

Frederic Remington : A Bunch of Buckskins, 1900

 

  • Les cow-boys célèbres :

À partir de 1880, apparaissent les rodéos, spectacle très populaire où le cow-boy fait la démonstration de sa capacité à utiliser au mieux sa monture et son lasso ! William Frederick Cody, plus connu sous le nom de Buffalo Bill, cré le Wild West Show en 1883 (nouvelle fenêtre). Spectacle réunissant de nombreux cow-boys avec défilés, parade, attaque de diligence, exercices de tir et de rodéo. Le spectacle remporte un vif succès aux États-Unis et en Europe. Ainsi Buffalo Bill entre dans la légende.

Quelques cow-boys hors-la-loi célèbres : Billy the Kid, Butch Kassidy, John Wesley Hardin… Sans oublier les héros de nombreux auteurs : Lucky Luke, Blueberry, Les Dalton, Jessie Jane…

  • Le cow-boy aujourd’hui :

Indissociable de la conquête de l’Ouest, il existe toujours des hommes pour garder les troupeaux dans les ranchs. Cependant, les cow-boys actuels sont souvent des employés sédentaires qui n’ont plus grand chose à voir avec ceux qui voyageaient sur des milliers de kilomètres. Ils peuvent participer à des rodéos ; ce sont alors de véritables sportifs professionnels. À Calgary, au Canada, à lieu chaque année au mois de juillet un des plus grands spectacles de rodéo, appelé le Stampede de Calgary.

 

 

 

On rencontre encore des hommes qui exercent le métier de cow-boy, principalement aux États-unis, au Canada, au Brésil, au Mexique, en Uruguay, dans la Cordillère des Andes et en Australie. C’est un travail très physique à haut risque, qui provoque beaucoup d’accidents. Lisez le portrait captivant de Fabrice Henry, vivre une vie de cow-boy en France (Le mag des cavaliers voyageurs) (nouvelle fenêtre), un vrai cow-boy du 21ème siècle, passionné de chevaux et de western ! Après avoir passé 25 ans en tant que chef d’entreprise aux États-Unis, il est devenu cow-boy !

Et si vous avez envie de vivre une expérience authentique dans un ranch, sachez qu’il existe des ranchs de travail du bétail aux États-Unis, comme par exemple celui dans le Wyoming (nouvelle fenêtre)  : les cow-boys américains vous feront découvrir à cheval les activités du ranch, tel que le rassemblement et le tri de bétail, le marquage au fer et la transhumance des bêtes dans les pâturages. La France compte environ une vingtaine de professionnels du travail du bétail à cheval…

Des histoires de cow-boys et d’indiens vous attendent à La Médiathèque : partez à la découverte de l’Ouest américain en consultant l’article Il était une fois dans l’Ouest publié dans le blog Liseur et l’article Le western au cinéma publié dans le blog Cin’Eiffel.

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Ama : un métier oublié du Japon

7 Déc

Elles aiment l’océan, pratiquent la pêche sous-marine et pourtant n’utilisent aucun équipement particulier, ne lisent pas les cartes marines, n’ont pas de certification en plongée pas plus qu’elles n’ont de connaissances en sécurité nautique et aquatique : ce sont les amas.

Les amas (« femmes de la mer » en japonais) sont des pêcheuses sous-marine en apnée japonaises connues surtout pour les perles qu’elles ramassaient autrefois. Aujourd’hui elles plongent principalement à la recherche d’aliments (algues, oursins, ormeaux…) et éventuellement de perles.

Légendaires amas…

Retour sur un métier de plus de 2000 ans :

– la première trace écrite qui atteste de leur existence se trouve dès 750 dans le recueil de dix mille feuilles, le Man’Yôshu, une anthologie de poésie réunissant des milliers de textes réalisés par Otomo no Yakamochi.

la légende de la pêcheuse de perle, est une très ancienne légende du folklore japonais, un mémorial lui est dédié dans le temple de Shido-Ji.

– les estampes d’Utamaro Kitagawa (Les pêcheuses d’abalones) et de Hokusai (Les pêcheuses de perles) les ont immortalisées, ainsi que les photographies de l’ethnologue Fosco Maraini et Iwase Yoshiyuki.

Les pêcheuses d'abalones

Les pêcheuses d’abalones d’Utamaro Kitawaga

hokusai

Les pêcheuses de perles d’Hokusai

fosco-maraini

Ama de Fosco Maraini

Cette vision enchanteresse de femmes souriantes dont la pose et la plastique peuvent faire penser à celle d’un mannequin a contribué à leur renommée hors du Japon.

C’était autrefois…! Ces pêcheuses traditionnelles qui plongeaient nues sans masques ni palmes, surnommée les sirènes du Japon, apnéistes hors pair constituaient une communauté exclusivement féminine et surtout une source vive de l’économie locale.

70 000 amas dans les années 1950, aujourd’hui, elles ne sont plus que 2000 à travers tout le Japon, elles sont équipées de palmes et de masques ainsi que d’une combinaison bleue et continuent à ne compter que sur l’endurance de leurs poumons.

Les amas sont désormais une espèce en voie d’extinction. La plupart de ses femmes sont âgées de 60 ans à plus de 80 ans. Fini l’ère des sirènes…Une communauté qui se réduit comme une peau de chagrin … la faute principalement à la rudesse du travail et à la surpêche …

Les amas vieillissent et leur tradition risque de disparaître c’est pourquoi une association s’est constituée à l’initiative du directeur du Musée de la mer de Toba pour inscrire au Patrimoine mondial de l’Unesco cette tradition et c’est pourquoi aussi plus tristement, afin de perpétuer leur savoir, certaines d’entre elles se sont tournées vers le tourisme et leurs plongées ne sont plus que des attractions.

La photographe allemande Nina Poppe immortalise à son tour les dernières femmes de la mer.

 

Ces métiers insolites vous inspireront-ils ?

21 Sep

Nous avons déjà passé en revue sur le blog B.R.E.F quelques métiers insolites mais nous n’avons pas dit notre dernier mot. Il existe toujours des métiers auxquels on ne pense pas communément et pourtant, leur existence nous semble évidente quand on les découvre.

 

boulot-technicien-de-big-ben

Par exemple, le métier de:

  • Voix off  , l’expérience d’Hervé Lacroix, comédien de formation qui est devenu voix off d’émissions populaires. Pour devenir voix off suivez le guide pour trouver la formation la plus adéquate

 

  • Rudologue peut-être un métier étonnant mais qui peut susciter des vocations. De quoi s’agit-il ?:

« Le rudologue étudie la gestion des déchets industriels ou ménagers et leurs rapports avec la sociologie pour proposer des solutions de traitement et de prévention adaptées des pollutions. »

  • Héliciculteur, si vous aimez les petites bêtes baveuses. Il s’agit du nom des éleveurs d’escargots….

 

 

  • Un métier auprès des plantes voire des arbres ? « Yamadoriste » qui est le nom des créateurs de bonsaï. L’art du bonsaï portant le nom de Yamadori.

 

  • Le métier dangereux de trayeur de serpent pourra peut-être vous intéresser si vous avez le goût du danger…Métier fort utile puisqu’il sert à fabriquer des vaccins et des antidotes. Mais le risque de mortalité est trop élevé pour oser vous indiquer comment dégoter ce job ! Nous tenons à nos lecteurs…

 

  • Pourquoi pas déménageur d’Iceberg ? L’idée de créer ce métier survient au lendemain de la catastrophe du Titanic, afin d’observer la présence d’icebergs sur la route des bateaux et de les tirer éventuellement pour les éloigner. Métier très technique et délicat. Le remorquage d’icebergs peut aussi servir à obtenir des réserves d’eau douce.

La liste des métiers insolites s’allonge, si vous n’avez pas eu de révélation et que votre vocation ne vous est pas apparue, j’espère que cela vous aura au moins amusé !

Bonne fin de semaine !

 

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