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Ça s’est passé… le 22 février 1879 : ouverture du premier magasin à prix fixe aux États-Unis

22 Fév

C’est à Utica, dans l’état de New-York, aux États-Unis, que le 22 février 1879  s’est ouvert  le  premier magasin à prix unique, le « Woolworth » du nom de son créateur Franck Winfield Woolworth. Le concept : tous les articles y sont vendus à 5 et 10 cents, un concept révolutionnaire qui  va bouleverser l’univers du commerce.

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Il s’agit en fait d’une boutique de 28 m2 dont l’assortiment est limité à 200 articles. Le  « Woolworth » sera le premier d’une longue série. Quelques années plus tard, en 1911, son fondateur F.W. Woolworth créera la F.W. Woolworth Company, une chaîne à prix unique qui va très vite devenir la plus grande du monde avec ses  8500 détaillants. 1913

 

Poursuivant sa fabuleuse expansion, il fera construire le très  célèbre building « la cathédrale du commerce » à New-York pour y installer le siège de sa société.

Des prix fixes et particulièrement bas pour séduire une plus large clientèle

Le principe est simple : des articles à bas prix pour une clientèle plus populaire, services réduits au minimum, présentation en libre choix avec encaissement sur place. Le client acquiert désormais l’ autonomie longtemps désirée et devient maître de son parcours d’achat. Il peut toucher les vêtements et les objets qui sont dorénavant standardisés et n’a donc plus besoin d’avoir recours à un vendeur pour se renseigner. Le tout avec une direction et une administration très centralisée.

Du magasin à prix unique aux magasins populaires

C’est au lendemain de la crise économique d’octobre 1929 survenue aux États-Unis, que le concept du « magasin à prix unique » va se répandre en Europe.

Mais déjà en 1928, en France, les Nouvelles galeries sont les  premiers prisunicà lancer la chaîne de magasin « Uniprix ». Les grands magasins perçoivent  en effet dans ce concept une façon de gérer la crise économique qui s’étend en Europe à partir de 1930. Le Printemps fonde Prisunic dès 1931 et les Galeries Lafayette créent l’année suivante l’enseigne Monoprix. L’appellation « magasin à prix unique » est à cette époque remplacée par l’expression  « magasin populaire ».

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En 1935, on compte en France environ 160 magasins dits populaires. L’organisation de ces magasins est influencée par la rationalisation américaine et la vente de produits standardisés fabriqués en série (textile, habillement, produits pour la maison). Mais contrairement aux États-Unis, les magasins à prix uniques français vendent de l’alimentation mélangeant pour la toute première fois l’alimentaire et le non-alimentaire.

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Mais malgré leur succès, ces magasins ne résisteront pas aux critiques (à dominante nationalistes) et à la volonté des politiques de protéger le petit commerce. Une loi est promulguée le 22 mars 1936 (loi du front populaire) interdisant la création de nouveaux magasins. L’application de ce texte sera prolongé jusqu’en 1940. Ceux-ci  réussiront cependant à se maintenir voir même à se développer dans les années 50. Au cours des années 50-60, on enregistrera  500 créations. Cette expansion sera freinée par le développement des supermarchés et des hypermarchés et c’est dans la même période qu’apparaitront les premiers acteurs de la grande distribution contemporaine : Leclerc (1949), Carrefour (1959), Auchan (1961), Intermarché (1970).

Et le commerce de demain ?

L’univers de la distribution n’a cessé d’évoluer : progressivement la part du commerce indépendant a diminué, laissant la place à des enseignes nationales ou internationales. Aujourd’hui, le commerce en ligne remet en cause en profondeur le métier de commerçant et renouvelle les modes de consommation.

En 2050, il y aura 3 milliards d’êtres humains en plus, 2/3 de la population vivra en ville… L’innovation dans le retail va devoir répondre à de nombreux défis : l’évolution des tendances sociétales de la consommation, l’impact environnemental du modèle de la distribution et de la production ; la raréfaction des ressources et l’émergence de nouvelles technologies. Ce qui amène à 3 tendances de fond :

  1. Une relocalisation de la production
  2. Une production à petite échelle qui répondra davantage à la demande et qui génèrera  moins de stock
  3. Un changement de comportement de la part du consommateur : louer plutôt qu’acheter, réparer plutôt que renouveler  grâce à l’émergence de l’impression 3D.

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Ça s’est passé un…1er février

1 Fév

C’est en 1899 que le produit pharmaceutique bien connu aujourd’hui, l’aspirine, fut proposé à la vente.

 

C’est en Allemagne que ce médicament a vu le jour, pour connaître un succès très rapide. L’entreprise Bayer und Co. est à l’origine de ce lancement commercial. Ce produit soulage la douleur et devient très populaire. Il connaît un succès foudroyant et permet à la société d’assurer une diversification de ses produits de prospérer et de créer des succursales à l’étranger.

Le médicament qui soulage apparaît d’abord sous forme de poudre blanche et prendra la forme de compris en 1915.

L’acide acétylslicilique , l’autre nom de l’aspirine fait son apparition en France en 1908 et est commercialisé par la Société chimique des Usines du Rhône, connue plus tard sous le nom de Rhône Poulenc.

Pour l’histoire :

En 1991, Rhône Poulenc rachète la société américaine Rorer, et acquiert d’autres groupes (Mérieux, Fisons plc..). Puis les activités chimiques du groupe sont réunies sous le nom de Rhodia, pour être finalement baptisé Aventis qui naît de la fusion de Rhône Poulenc Rorer et de Hoechst Marion Roussel.

Enfin en 2004, la société Sanofi Synthélabo absorbe Aventis pour s’appeler Sanofi Aventis dont les activités sont :

  • Pharmacie
  • Produits vétérinaires
  • Produits pour la santé végétale (pesticides, insecticides)
  • Chimie
  • Textiles et fibres synthétiques.

Si l’aspirine a souffert de l’apparition du paracétamol, son blason fut redoré lorsqu’on l’a prescrite à des patients à risques pour éviter les accidents cardio-vasculaires grâce à sa qualité de fluidifiant sanguin.

Avec ses multiples propriétés, ce médicament pris prudemment et sur conseil médical, a de beaux jours devant lui.

À la Médiathèque :

 

Le beau livre des remèdes et des médicaments : des plantes médicinales aux thérapies géniques | Gerald, Michael C.   Le Grand Cabinet des curiosités médicales | Bouhier, Eric (1951-....)

Ça s’est passé le… 28 décembre 1910

28 Déc

Le 25 octobre 1906, le gouvernement Clemenceau crée pour la première fois en France un ministère du Travail et de la Prévoyance sociale, confié à René Viviani qui envisage la codification en quatre livres des lois ouvrières. Quatre ans plus tard, c’est sous son impulsion que les députés adoptent la Loi du 28 décembre 1910 “portant codification des lois ouvrières” et consacrant un droit nouveau : le Code du Travail.

 

 

Il est officiellement institué par la loi du 28 décembre 1910 mais ne comprend alors que son Livre I, consacré au contrat de travail et composé de 300 articles. Le Livre 1er du Code du Travail et de la Prévoyance sociale porte sur les Conventions relatives au travail (contrats d’apprentissage, contrat de travail, salaire et placement). La codification des trois livres suivants – de la règlementation du travail, des conventions collectives, des prud’hommes et de la défense des salariés – se poursuivra ensuite sur vingt-cinq ans, le dernier livre étant adopté le 25 février 1927.

« Le code du travail est fait de sueur, de larmes et de sang : chaque article, chaque alinéa, chaque décret, chaque arrêté résulte de combats et d’âpres négociations, d’accords minutieux ou de votes contestés au Parlement ; il a souvent été rédigé à la virgule près. »                      Gérard Filoche, inspecteur du travail

 

Un retour en images en 2010 sur le centenaire du Code du Travail avec Gérard Filoche, invité de France Info :

 

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