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Le statut national d’étudiant-entrepreneur (SNEE): concilier études et projet de création ou de reprise d’entreprise

7 Juin

Instauré en 2014, le statut national étudiant-entrepreneur est ouvert aux étudiants et aux jeunes diplômés désireux de concrétiser un projet entrepreneurial.

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Ce statut est une des 4 mesures mises en place dans le cadre du Plan d’action en faveur de l’entrepreneuriat étudiant (nouvelle fenêtre) par le ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche pour promouvoir l’esprit d’entreprendre chez les jeunes, afin que tout étudiant qui le souhaite puisse avoir la possibilité de construire au sein de son établissement le parcours qui le conduira à la réalisation de son projet entrepreneurial.

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Un statut mal connu mais pourtant privilégié

39% des étudiants n’en ont jamais entendu parler, mais 90% de ceux qui le connaissent ont un avis favorable.

Ce statut s’accompagne d’un cadre rassurant, le dispositif PEPITE : Pôle étudiant pour l’innovation le transfert et l’entrepreneuriat (nouvelle fenêtre).

Conçu pour 1299_20170406_pepite2faciliter le passage à l’acte d’entreprendre d’un étudiant, son principal objectif est de mettre en réseau les établissements d’enseignement supérieur (universités, écoles de commerce, écoles d’ingénieurs) avec les acteurs économiques et les réseaux associatifs pour développer l’entrepreneuriat chez les jeunes.

Accès au statut : garder les bénéfices du statut étudiant

Les conditions :

  1. Être âgé de moins de 28 ans pour continuer à bénéficier de la protection sociale étudiante. Cependant un étudiant de plus de 28 ans peut aussi postuler. Ce statut peut donc s’acquérir soit pendant les études, soit lorsque l’étudiant est déjà diplômé.
  2. Être titulaire d’un baccalauréat ou l’équivalence en niveau
  3. Être porteur d’un projet entrepreneurial au regard de la réalité économique
  4. Posséder la motivation et les qualités nécessaires à ce type de projet

Si vous êtes étudiant, à tout moment dans votre cursus vous pouvez donc demander ce statut. Des « comités d’engagement » se tiennent en général 2 fois par an pendant l’année universitaire pour examiner les dossiers de candidature.

Modalités d’inscription

  1. Prendre contact avec son Pépite (nouvelle fenêtre) qui fournira dans un premier temps les informations nécessaires sur les étapes d’un projet de création d’entreprise ou tout autre projet entrepreneurial (reprise d’entreprise, création d’activité sous forme associative, etc.) et qui présentera le dossier de demande de candidature pour le statut national d’étudiant-entrepreneur.
  2. S’inscrire en ligne (nouvelle fenêtre) La procédure consiste à saisir des informations en ligne, dans un formulaire sécurisé. Suite à la réception de votre dossier de candidature, vous serez informé (e) de la date de votre passage devant un jury.

Les avantages liés au statut

Si vous êtes étudiant, le statut vous permet de rendre compatible études et projet d’entrepreneuriat grâce à des aménagements d’emploi du temps, des crédits ECTS (nouvelle fenêtre) et la possibilité de remplacer votre stage par le travail sur votre projet. Vous pourrez également bénéficier :

  • D’un accompagnement individualisé par 2 tuteurs : un enseignant et un praticien du réseau Pépite (entrepreneur, chargé de mission de structures d’accompagnement ou de financement, notamment dans le cadre du diplôme d’établissement étudiant-entrepreneur).
  • D’une meilleure visibilité et crédibilité auprès des milieux sociaux économiques, notamment auprès des banquiers, fournisseurs et clients.
  • D’un accès à des espaces de coworking au sein du Pépite ou chez l’un de ses partenaires afin de favoriser la mise en réseau des étudiants-entrepreneurs.
  • D’une aide à la recherche de financement.
  • De la possibilité de signer un contrat d’appui au projet d’entreprise (CAPE).

Si vous êtes jeune diplômé, vous pourrez conserver ou retrouver votre statut étudiant et les avantages qui y sont liés comme la couverture sociale étudiante, les tarifs réduits et la prolongation des bourses sur critères sociaux. Vous pourrez également bénéficier d’une formation diplômante à l’entrepreneuriat et à la gestion : le D2E, diplôme d’établissement étudiant-entrepreneur (nouvelle fenêtre).

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Se former aux métiers du sport

21 Mai

L’industrie du sport connaît une croissance moyenne de 4 % par an et se professionnalise à grande vitesse. Un tiers de ces emplois étant dédiés à l’encadrement (professeurs, animateurs, moniteurs…) pour lequel la filière universitaire Staps (Sciences et techniques des activités physiques et sportives) demeure la voie royale.

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La filière STAPS

Cette filière propose une licence liant le sport à de nombreux autres domaines dont la Science et la communication. Elle exige bien évidemment un bon niveau sportif, mais aussi de bonnes aptitudes scientifiques et bien sûr une grande motivation.

Objectifs :

  • Préparer les étudiants au monde du sport en leurs apportant des connaissances et un savoir-faire dans le développement et la croissance d’une organisation sportive tout en les rendant opérationnels dans différentes structures sportives.
  • Former des diplômés capables d’animer et d’encadrer un groupe d’enfants ou d’adultes en toute sécurité dans le domaine des pratiques physiques ou sportives.
  • Offrir une formation équilibrée entre des activités physiques et sportives et des apports théoriques pluridisciplinaires de type scientifique, technologique et méthodologique.

Le programme :

Une formation qui implique un enseignement dans les différents domaines théoriques articulés autour des activités physiques et sportives.

logo2Si l’entrainement sportif (multi-sports : natation, gymnastique, athlétisme, sports collectifs …) représente un tiers des enseignements, le reste de la formation est axé au cours des deux premières années (L1 et L2) sur des cours théoriques et professionnels : biologie, anatomie, histoire et sociologie des pratiques corporelles, informatique, statistiques, langue vivante.

En L3, l’élève doit impérativement choisir un parcours selon cinq spécialisations proposées dont dépendront les débouchés :

  1. Mention entraînement sportif : entraîneur, concours externes des collectivités territoriales.
  2. Mention management du sport : fonctions d’animations, d’encadrement, de gestion et de direction au sein d’établissement sportifs, publics ou privés, responsable des ventes en grandes surfaces spécialisés en articles de sport, responsable marketing.
  3. Mention éducation et motricité : IUFM, CAPEPS, CRPE .
  4. Mention activités physiques adaptées : animer, enseigner et gérer des APA dans le milieu médico-social.
  5. Mention ergonomie et performances sportives : professionnels qui travaillent chez les équipementiers sur l’évolution du matériel sportif.

Durant tout le cursus, des stages (en moyenne un par an) complètent la formation.

Comment s’inscrire :

L’inscription en STAPS se fait via la procédure Parcoursup (nouvelle fenêtre) classique, comme toute autre inscription dans le supérieur. Attention ! La licence STAPS est parmi les plus demandée avec un accueil limité. Elle fait toutefois partie des filières spéciales qui permettent des voeux groupés : au lieu de sélectionner une seule formation STAPS dans une seule université, vous pouvez opter pour  plusieurs autres L1 STAPS dans l’académie choisie. Certaines universités pourront toutefois vous demander un dossier manuscrit avec lettre de motivation. Prévoyez cependant un plan B dans le cas où, parmi tous les candidats potentiels, ne vous serez pas sélectionnés.

Que faire après la licence STAPS ?

  • Préparer les concours de la fonction publique territoriale, d’écoles d’ergothérapie ou kinésithérapie.
  • S’orienter vers le tourisme et les loisirs sportifs.
  • Poursuivre en master pour passer les concours de l’enseignement (CAPEPS) (nouvelle fenêtre), principalement après le parcours éducation et motricité ou un master proposant une orientation dans l’encadrement au sein des sports de compétition, l’animation sportive, la gestion du sport…
  • Après la licence STAPS, vous pouvez aussi passer le concours pour devenir lieutenant de sapeur-pompier. Pour accéder à ce concours (catégorie A), il vous faut être âgé d’au moins 20 ans et être titulaire d’un titre ou d’un diplôme bac+3 (licence) dont STAPS.

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Où se former ?

De nombreuses universités réparties dans toute la France proposent une licence STAPS.

Consultez la liste de tous les établissements qui forment à la licence STAPS (nouvelle fenêtre) sur le territoire.

Mais pour se former aux métiers du sport, il n’y a pas que les STAPS !

De niveau CAP (certificat d’aptitude professionnelle), ce diplôme propose trois spécialisations : loisirs de pleine nature, loisirs du jeune et de l’enfant et loisirs tout publics. Accessible dès 16 ans, elle s’adresse aux jeunes souhaitant devenir animateur dans une association sportive.

Ce brevet est accessible dès 18 ans et le baccalauréat n’est pas obligatoire, mais il faut avoir un bon niveau dans la discipline choisie. La formation comprend 28 spécialités : des sports communs (randonnée, cyclisme, rugby) aux plus singuliers (parachutisme, activités du cirque, escrime). Elle permet de former des éducateurs sportifs, entraîneurs ou animateurs.

De niveau Bac+2, ce diplôme est préparé dans des centres de formation publics ou privés. Le parcours comporte deux spécialisations : perfectionnement sportif ou animation socio-éducative ou culturelle. Il forme aux métiers d’entraîneur sportif, coordinateur responsable d’une structure médicale ou socioculturel…

Diplôme de Bac+3, accessible sur concours. Il permet de former des directeurs sportifs ou socioculturels dans une structure (association, entreprise…) ou des entraîneurs de haut niveau dans une discipline.

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Mai 1968 : un tournant dans l’histoire du travail

3 Mai

Dans les esprits, 68 est souvent porté par la révolte étudiante. Pourtant, mai 68 a été l’un des mouvements sociaux français les plus importants du siècle en termes de manifestations et de revendications ouvrières à travers tout le pays.

1968 : un contexte économique en perte de vitesse

En 1968, La France sort tout juste des Trente Glorieuses. À partir du milieu des années 1960, l’exploitation du travail à la chaîne connaît une perte d’efficacité et les patrons cherchent à la compenser par la baisse des salaires et l’aggravation des conditions de travail jusqu’alors dominé par une tradition taylorienne qui émiette les tâches, sépare la conception de l’exécution. La pénibilité et la dangerosité du travail nourrissent un mécontentement croissant chez les travailleurs auquel s’ajoute le sentiment d’être exclus de la prospérité engendrée par la croissance économique de ces dernières années. Les progrès technologiques font en effet apparaître le fait que l’on a moins besoin de « travailleurs à la chaîne » mais bien de « travailleurs capables d’initiatives ». Le patronat autoritaire et paternaliste est donc remis en cause par une demande d’autonomie des ouvriers qui réclament aussi plus de considération de la part de leurs contremaîtres. Si la question du pouvoir dans l’entreprise est au centre des discussions, les salaires, qui sont pourtant parmi les plus bas de la CEE, commencent à baisser ce qui ne fait qu’augmenter la colère des travailleurs. Le spectre du chômage commence à faire son apparition : une personne sur six connait dans son entourage proche quelqu’un qui a perdu son emploi. Le pays compte alors 500 000 chômeurs, ce qui peut paraître dérisoire aujourd’hui. Un chiffre important pour l’époque compte tenu de la situation économique encore croissante mais qui commence à donner des signes de faiblesse.

Quelques chiffres représentatifs de la société française en 68 (49,7 millions d’hab.)

Chiffres du travail :

  • Congés payés : 3 semaines
  • Part des femmes dans la population active : 37,9%
  • Nombre d’ouvriers: 38% de la population active
  • Secteur agricole : 1/5 de la population
  • SMIG horaire : 2,2 francs

État du logement au 1er avril 1968 :

  • Sans eau courante : 9%
  • Surpeuplés : 31%
  • WC sur le palier : 48%
  • Sans eau chaude : 50%
  • Sans baignoire ni douche : 53%
  • Sans chauffage central : 65%
  • Sans téléphone : 85%
  • Bidonvilles : 75000 personnes

Les jeunes sont les premiers touchés par la montée du chômage

D’un point de vue économique, partout en France le schéma est le même : une industrialisation insuffisante et un sous-emploi qui touchent principalement les plus jeunes. En effet, nombre d’entre eux sont sans aucune formation professionnelle et à contrario, ceux qui en possèdent une, ne trouvent pas d’emploi dans la spécialité où ils ont été formés. Les certificats d’aptitude professionnelle (CAP), trop spécialisés, ne préparent plus aux futures conversions. Paradoxalement, le même phénomène atteint certains cadres. Lorsque leur branche ou leur région décline, de part leur spécialisation, ils ne peuvent se convertir puisque leur formation initiale et leur expérience ne sont pas suffisamment polyvalentes. D’où ce phénomène étrange avec d’un côté une pénurie de compétences, et de l’autre un accroissement du chômage des cadres. Face à ce constat, le gouvernement doit alors créer l’ANPE (nouvelle fenêtre), dès 1967

L’explosion

Alors qu’en 1963 le pays avait été déjà marqué par les grèves des mineurs (nouvelle fenêtre), c’est au cours des années 1966 et 1967 (nouvelle fenêtre), que vont s’intensifier d’importants conflits dans plusieurs secteurs de l’économie. Toute une série d’industries, notamment celles de la sidérurgie, du textile ou de la construction navale, vont connaitre une baisse de productivité et perdent des emplois, ce qui marque le signe d’un premier mouvement de désindustrialisation qui affecte principalement les «vieilles régions industrielles» : bassins houillers du Nord-Pas-de-Calais ou de Saône-et-Loire, bassins textiles des vallées vosgiennes, etc. C’est ainsi que Lyon, Bordeaux, Besançon, Le Mans, Saint-Étienne vont tour à tour connaitre des manifestations de plus en plus virulentes signalant un mécontentement ouvrier croissant.

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1968 : Dès le début de l’année la contestation continue de se propager dans le monde du travail, entraînant rapidement dans la grève générale des fleurons industriels aussi symboliques que l’usine Renault de Boulogne-Billancourt ou les sites sochaliens de Peugeot : occupations d’usines, séquestrations de dirigeants, interruption des services publics de transport, de courrier et de l’ O.R.T.F. (Office de radiodiffusion-télévision française) ….

…. Le 13 mai 1968,  une journée de grève interprofessionnelle contre la répression du mouvement ob_021f13_13-mai-1968étudiant et la politique gouvernementale est organisée partout dans le pays avec pour le mot d’ordre : « Étudiants, travailleurs, tous unis ».

 

 

 

Pendant trois semaines, du 20 mai à la mi-juin, le pays entier est bloqué (nouvelle fenêtre). Toutes les catégories de la population active française sont représentées parmi les grévistes : hommes et femmes, jeunes et moins jeunes, français et immigrés, OS (ouvriers spécialisés), OQ (ouvriers qualifiés) et également des cadres.

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Conséquences de mai 68

Face à l’ampleur du mouvement contestataire, le gouvernement qui avait jusqu’ici refusé le dialogue, accepte alors de discuter avec les syndicats et convoque le 25 mai une réunion tripartite entre gouvernement, patronat et syndicats. Les négociations ont lieu au ministère des affaires sociales et dureront deux jours.

Elles aboutissent le 27 mai aux accords de Grenelle (nouvelle fenêtre)

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Séance de clôture des « Accords de Grenelle » en présence du premier ministre Georges Pompidou, , de Jean-Marcel Jeanneney, ministre des affaires sociales, de Jacques Chirac, secrétaire d’Etat à l’emploi, de Jacques Legrand, directeur général du travail et de l’emploi et de Georges Seguy, secrétaire général de la CGT.

Des accords qui portent sur les conditions de travail des ouvriers :

  • Augmentation du SMIC de 35 % (600 frs par mois)
  • Hausse des salaires de 10%
  • Création d’une section syndicale d’entreprise
  • Obtention d’une 4ème semaine de congés payés.
  • Réduction du temps de travail : semaine de 40 heures
  • Application du libre exercice du droit syndical dans les entreprises
  • Révision des conventions collectives

 

Les accords de Grenelle marque le début d’un mouvement législatif plus protecteur pour les salariés. Dans les textes, le droit du travail a été profondément bouleversé et le mouvement de mai 68 est un tournant dans les acquis favorables aux travailleurs.

  •  Accords de Grenelle, 27 mai 1968 : SMIG +35%, salaires +7%, 50% des jours de grèves payés, reconnaissance du droit syndical dans l’entreprise.
  • Loi du 27 décembre 1968 : reconnaissance de la section syndicale d’entreprise.
  • Loi du 2 janvier 1970 : création du SMIC (indexé sur la croissance de la production).
  • 20 avril 1970 : accord CNPF/Syndicats sur la rémunération mensuelle minimale des salaires qui sera généralisée en 1973
  • Loi du 16 mai 1971: instauration de la 4ème semaine de congés payés.
  • 9 juillet 1970 : accord interprofessionnel sur le droit individuel à la formation professionnelle.
  • Loi du 16 juillet 1971 : institution de la formation professionnelle continue.
  • Loi du 22 décembre 1972 : réaffirmation de l’égalité de rémunération entre hommes et femmes.
  • Loi du 27 décembre 1973 : création de l’Agence Nationale pour l’Amélioration des Conditions de Travail et d’une commission Amélioration des Conditions de Travail dans les CHS.

Pour en savoir plus, consultez le document réalisé avec le soutien de la Direction régionale du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle d’Ile de France sur le site du Ministère du Travail  (nouvelle fenêtre).

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