Tag Archives: Monde du travail

Procrastiner ou l’action de remettre à demain : un mal pour un bien ?

3 Sep

Le retour au travail après les congés d’été est souvent difficile. Il faut généralement un certain temps d’adaptation, qui varie de 1 à 4 jours, pour une effective reprise du travail. La rentrée est aussi l’occasion de prendre de bonne résolution. BREF s’est intéressé à une tendance qualifiée de mal du siècle ou de mauvaise habitude dans le monde du travail « la procrastination », soit l’action de remettre à demain ce que l’on peut faire le jour même.

Il nous arrive tous de repousser une tâche ou de remettre à plus tard ce qui pourrait être fait le jour même. Cela nous arrive dans notre vie privée mais aussi dans notre vie professionnelle. D’instinct, l’individu privilégie les activités qui lui procurent du plaisir et remet à plus tard celles qui l’ennuient ou lui causent des problèmes. Un phénomène connu de tous et de plus en plus courant parmi les jeunes générations, si bien qu’il existe une Journée mondiale de La procrastination depuis 2010.

Les raisons souvent évoquées qui poussent à procrastiner sont :

  • manque de confiance en soi, besoin de reconnaissance : peur de l’échec ou du succès, peur de mal faire, du jugement des autres
  • manque de motivation
  • manque d’objectifs précis
  • manque d’organisation, manque de recul, incapacité à gérer son temps
  • manque de concentration, on se laisse vite distraire
  • découragement devant l’ampleur du travail à réaliser
  • préférer travailler sous pression et dans l’urgence
  • compter sur les autres pour nous épauler

⇒Inconvénients du procrastinateur :

  • si effectuer des tâches au dernier moment permet de fuir momentanément une situation inconfortable, elle est source de stress, car c’est remettre à plus tard des tâches inintéressantes ou compliquées. Cela génère de l’anxiété et de la culpabilité car l’individu prend conscience du retard accumulé dans son travail.
  • cette habitude a un impact sur le bien-être et la performance.
  • le procrastinateur est perçu comme celui qui perd son temps, celui qui repousse les tâches à plus tard ; il est perçu comme le travailleur improductif et inefficace, incapable de gérer son temps.
  • procrastiner est synonyme de paresse et de tire-au-flanc

⇒ Avantages du procrastinateur :

  • remettre une tâche à plus tard permet d’être plus efficace ; en faisant des pauses dans une activité difficile demandant de la concentration est souvent bénéfique.
  • procrastiner permet aussi d’être plus productif et plus créatif ; en prenant le temps de réfléchir ou de trouver des idées, de l’inspiration pour réaliser un projet.
  • diminuer le stress, voire le burn-out.
  • prendre de meilleures décisions
  • prendre du temps…

L’éditeur David d’Equainville, fondateur de la Journée mondiale de la procrastination, la définit comme « une défense immunitaire face à une société rude où tout va extrêmement vite, un moyen de se défendre des assauts du monde contemporain ».

Nous terminerons cet article avec cette citation de l’artiste sculpteur Constantin Brancusi :

Les choses ne sont pas difficiles à faire, ce qui est difficile c’est de nous mettre en état de les faire.

Et si cela peut nous rassurer, nous sommes tous des procrastinateurs en puissance ! Car nous sommes (encore) des humains et non des robots !

Pour en savoir plus sur le sujet :

J'arrête de procrastiniser   La procrastination

 

 

 

 

 

Bonne rentrée !

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« Prendre le large » de Gaël Morel..

25 Juin

..un film sur la délocalisation d’entreprise.

 

Sandrine Bonnaire incarne une ouvrière dans le textile qui se voit licenciée. On lui propose de partir au Maroc, à Tanger, pour continuer à travailler pour son employeur. Elle accepte sans hésiter, sa vie en France lui pèse et elle est sans attache. Elle prépare son départ pour l’Afrique du Nord.

Prendre le large | Morel, Gaël (Réalisateur)

 

Gaël Morel filme avec beaucoup de sobriété l’existence d’Édith, désœuvrée et résignée et qui s’accroche au dernier bastion solide qui lui reste : le travail. Contrairement à tous ses collègues qui refusent cette proposition, Édith part. On la sent déterminée mais naïve.

L’univers si nouveau qu’elle rencontre à Tanger, dans le privé comme dans le professionnel l’accable parfois, mais sa résignation la fait tenir. Les conditions de travail, la pression religieuse à laquelle bien des femmes se soumettent, la renversent mais elle se relève et trouve dans l’amitié avec sa logeuse et son fils un soutien et une nouvelle famille.

Tanger apparaît comme une ville en plein essor, sous le soleil, le large Atlantique, d’un bleu franc et lumineux apparaît de manière récurrente et laisse entrevoir cet horizon possible pour Édith, malgré les obstacles.

Les personnages de ce film ont une place fort juste dans cette histoire, et montrent un réalisme très crédible. L’harmonie et l’équilibre règnent dans les jeux des acteurs et le scénario, qui déroule une histoire convaincante et subtile.

 

Pour découvrir ce film,  vous pouvez emprunter le DVD à la Médiathèque mais également en accédant à la plateforme Médiathèque Numérique sur le site de la Médiathèque en vous connectant à votre compte.

Prendre le large | Morel, Gaël (Réalisateur)

Un monde du travail sans réunions est-ce possible ?

8 Jan

 

 

La « réunionite aigüe » est bien connue de tous les salariés français. De plus en plus chronophages, multiples et loin d’être toujours productives, les réunions empiètent sur le temps de travail. Alors 2018 sera-t-elle l’année d’une baisse significative en terme de réunions ?

Les salariés passent en moyenne 4h30 par semaine en réunion selon une étude réalisée par OpinionWay (nouvelle fenêtre) et publiée le 6 juin 2017. Rapporté sur une année complète, ce temps de réunion s’élève à plus de trois semaines. Les cadres, eux, y passent le double soit six semaines par an. Et pour seulement 1 réunion sur 4 qui aboutit à une prise de décision. 18% des salariés déplorent qu’il n’y ait « pas d’ordre du jour » ou « d’objectif clairement défini » et 26% ne voient pas la nécessité de leur présence à ces réunions.

Le cabinet commanditaire de l’étude, Empreinte Humaine (nouvelle fenêtre) spécialisé dans la prévention des risques psychosociaux et la qualité de vie au travail, attribue ces résultats à ce qu’il appelle « la surcharge collaborative », la multiplication des consultations et des avis demandés, dont il n’est pas forcément tenu compte dans la prise de décision et dans l’établissement de la charge de travail du salarié.

Par conséquent, pour les entreprises, c’est une réelle baisse de la productivité, une perte de temps et du coup, une perte d’argent. La vie est bulles (nouvelle fenêtre), une agence événementielle innovante lyonnaise, est un exemple dans les solutions apportées aux entreprises pour lutter contre ce « phénomène ». À l’aide d’outils ou techniques tels le gamestorming (nouvelle fenêtre) entre autres, permettant d’aider les décisionnaires d’entreprises à améliorer la productivité de leur équipe avec une réunion efficace et d’aider par la même les salariés à vivre une réunion comme une expérience qui permettra à chacun de trouver sa place.

Parlons RH (nouvelle fenêtre)un blog sur l’actualité des RH et du Management, s’est penché en mai 2015 (n’ayez crainte c’est toujours aussi vrai aujourd’hui) sur les « 9 (presque) vérités sur les réunions » (nouvelle fenêtre) d’après un sondage de l’IFOP (nouvelle fenêtre), réalisé en mars 2015, démontrant que les réunions coûtent cher aux entreprises françaises puisqu’un cadre perdrait entre 8 et 17 jours de travail par an.

Une note d’humour pour achever cet article et vous souhaitez au nom de B.R.E.F. une belle année et des réunions à consommer avec modération. 😉

 

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