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Les nouveaux dispositifs pour votre carrière en 2020

20 Fév

CSE, Smic, emploi de travailleurs handicapés, CEP… plusieurs changements sont survenus depuis le 1er janvier 2020. B.R.E.F. fait le point sur ces nouveaux dispositifs et ceux à venir.

 

  • Mise en place du CSE

Depuis le 1er janvier 2020, toutes les entreprises d’au moins 11 salariés doivent avoir mis en place leur CSE (comité social et économique). C’est l’avancée majeure en matière de dialogue social prévue cette année et qui met à égalité toutes les entreprises.

  • Contrats courts

Pour encourager les entreprises à proposer des contrats à durée indéterminée plutôt que de multiplier les contrats courts, le système de bonus-malus est entré en vigueur. Les contrats signés depuis le 1er janvier seront pris en compte pour le calcul de contribution d’assurance-chômage qui est de 4,05 % dont la première modification interviendra au 1er mars 2021, avec un taux de bonus ou malus variant entre 3 % et 5,05 %. Mais le compteur de séparation (fins de contrats) sera arrêté au 31 décembre 2020. Ce dispositif concerne les entreprises de 11 salariés et plus de sept secteurs d’activité (fabrication de denrées alimentaires, activités spécialisées, scientifiques et techniques, hébergement et restauration, production et distribution d’eau-assainissement, entre autres), dont le taux de séparation moyen est supérieur à 150 %.

  • Travailleurs en situation de handicap

La procédure de déclaration d’obligation d’emploi des travailleurs handicapés (DOETH) est simplifiée. Elle se fait simplement via la déclaration sociale nominative (DSN) et permet d’obtenir un calcul simplifié de l’effectif des bénéficiaires de l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés (BOETH), avec un coefficient de valorisation de 1,5 pour les travailleurs âgés de plus de 50 ans. De plus, un interlocuteur unique est destiné au recouvrement de la contribution : l’Urssaf ou les caisses de MSA (Sécurité Sociale Agricole) qui reverseront le montant de la collecte à l’Agefiph.

  • Formation et apprentissage

Depuis le 1er janvier, les salariés peuvent bénéficier gratuitement d’un conseil en évolution professionnelle (CEP), jusqu’à présent il fallait être au chômage pour y avoir accès. L’objectif est de vous permettre d’y voir plus clair sur votre projet pro, une éventuelle reconversion, vos besoins en formation,… Chaque contrat d’apprentissage bénéficie d’un financement fixé par les branches ou France Compétences, connu par les CFA et stable pour deux ans, sans limite de volume, est assuré par les OPCO (Opérateurs de compétences) et France Compétences. L’offre est proposée par des opérateurs régionaux recensés par le ministère du Travail. Dans le même esprit, 18 structures (associations Transitions Pro) (nouvelle fenêtre) ont enfin été agréées pour instruire les  demandes de prises en charge financière du CPF de transition professionnelle ( nouvelle fenêtre) (ex-CIF).

 

 

  • Protection sociale

Le plafond mensuel de la Sécurité sociale est fixé à 3 428 euros, le plafond annuel à 41 136 euros. La notification des taux de cotisation accidents du travail/maladies professionnelles (AT/MP) pour les entreprises de plus de 149 salariés est obligatoirement dématérialisée : celles-ci recevront leur notification de taux directement dans leur compte AT/MP sur net-entreprises.fr.

  •  A venir

Au 1er mars 2020, toutes les entreprises de plus de 50 salariés devront calculer et publier l’index de l’égalité professionnelle (déjà mis en œuvre par les entreprises de plus de 250 personnes), sous peine de pénalité financière.

Au 1er avril, les indemnités chômage seront calculées sur le revenu mensuel moyen du travail et non plus sur les seuls jours travaillés. Elles ne pourront être inférieures à 65 % du salaire net mensuel moyen ni dépasser celui-ci.

Le 30 juillet, de nouvelles règles sur le détachement des travailleurs, issues de la transposition de la directive européenne 2018/957. Elles consacrent le principe : « à travail égal, salaire égal ».

Du 28 novembre au 12 décembre, le scrutin TPE (très petites entreprises) qui participe à l’audience de la représentativité syndicale, sera mis en œuvre et concernera 4,5 millions de salariés qui travaillent dans des entreprises de moins de 11. (source: http://www.wk-rh.fr/actualites/detail/102853/-le-point-sur-les-changements-au-1er-janvier-2020-et-sur-ceux-a-venir-cette-annee.html) (nouvelle fenêtre)

Les femmes négocieraient moins bien leur salaire que les hommes

30 Jan

 

Une étude OpinionWay pour la chaire RSE d’Audencia (nouvelle fenêtre) publié le 8 novembre 2019, en partenariat avec KPMG (nouvelle fenêtre), révèle que les inégalités salariales entre les hommes et les femmes sont également liées à des différences de comportements face à la négociation, une étape pourtant décisive. B.R.E.F. vous en dit plus.

« Les résultats de ce baromètre nous incitent à accompagner encore mieux les femmes à la négociation salariale, notamment à travers NégoTraining, notre formation gratuite ouverte à toutes et déployée depuis 2017. Cela inclut évidemment nos étudiantes et diplômées, et ce type de baromètre nous aide à sensibiliser tous nos étudiants, futurs managers, à l’importance de tenir compte de ces différences comportementales dans les décisions sur les carrières et les évolutions salariales. Notre responsabilité en tant que business school est en effet de contribuer activement à l’égalité professionnelle. Il s’agit à la fois d’un enjeu de justice sociale et de performance économique. » indique André Sobczak, titulaire de la Chaire RSE d’Audencia.

« Les femmes osent moins », souligne l’étude, selon laquelle 55% des femmes contre 60% des hommes ont déjà négocié leurs salaires, et 39% d’entre elles (contre 44% des hommes) l’ont fait pour obtenir plus de responsabilités. Ce écart se ressent dès la première recherche d’emploi : seulement 34% des femmes osent négocier leur premier salaire, contre 41% des hommes. Le manque de confiance dans leur capacité à demander est la raison évoquée par 49% de femmes, contre 37% des hommes. Et cette différence ne fait qu’augmenter pour les seniors : quand 72% des hommes de 50 ans et plus se déclarent confiants face à la négociation, les femmes de la même tranche d’âge sont moins de 50% à partager ce sentiment.

Autre aspect très répandu : les questions personnelles posées lors de ces entretiens. Bien que la loi l’interdise, 60% des femmes (et 49% des hommes) se sont vu demander s’ils et elles avaient des enfants, et 36% des femmes si elles prévoyaient d’en avoir un dans un avenir proche (question qui n’est posée qu’à 24% des hommes). Ce chiffre monte à 44% parmi les femmes âgées de moins de 35 ans. Rien d’étonnant à ce que les femmes aient plus souvent que les hommes le sentiment d’un impact négatif de la parentalité sur leur carrière (44% contre 21% des hommes) ou sur leur accès à des postes à responsabilités (43% contre 18%).

Selon 34% des femmes, leur employeur privilégie les hommes – un avis que partagent seulement 17% des hommes – et 80% d’entre elles le ressentent en matière de rémunération. 70% d’entre elles pensent que les hommes sont mieux traités en terme d’évolution de carrière, et elles considèrent à 55% que ceux-ci ont un meilleur accès aux postes à responsabilités. Alors que la législation sur l’égalité salariale date de 1972, 66% des femmes estiment qu’il n’existe aucune politique d’égalité professionnelle dans leur entreprise, ou qu’elle n’est pas respectée (51% seulement des hommes). Un sentiment particulièrement fort dans les très petites entreprises.

Par ce biais, Audencia valorise le succès de son initiative NégoTraining, une formation gratuite à la négociation salariale pour les femmes, lancée en septembre 2017 et marrainée par Marlène Schiappa, la secrétaire d’État à l’Égalité entre les femmes et les hommes. Selon l’école de management de Nantes, neuf femmes sur dix ayant négocié à la suite de cette formation ont obtenu un meilleur salaire ou une promotion. (source: https://www.challenges.fr/femmes/les-differences-de-comportement-entre-les-hommes-et-les-femmes-quand-il-s-agit-de-negocier-son-salaire_684361) (nouvelle fenêtre)

Du concret avec une vidéo d’une formation de NegoTraining :

 

Pourquoi travaillons-nous ?

20 Juin

Pour nombre d’entre nous, nous passons chaque jour beaucoup de temps au travail, nous y investissons énormément d’énergie au point de ne plus en avoir pour nos vies personnelles et familiales. Le travail a une position centrale dans nos vies. Notre identité est définie en priorité par notre travail.

Pourquoi travaillons-nous ? Que nous apporte le travail ? Quelle est notre relation au travail ? Doit-il nous rendre heureux ?

Sous l’effet de la révolution numérique, les profondes mutations qui apparaissent dans le monde du travail s’accompagnent de nombreuses études, débats et réflexions. Divers spécialistes des sciences humaines réfléchissent sur le sujet et le travail de demain, alertés sur l’urgence de revoir la place accordée au travail dans nos vies. De nos jours, le travail évolue et en parallèle la valeur qu’on lui accorde. Dans leur grande majorité, les Français aiment travailler, même s’ils souffrent des conditions d’exercice de leur métier.

En France, 2 Français sur 3 ont un emploi, soit environ 26 millions de personnes, et 3 millions sont au chômage. Le taux d’emploi des 15/64 ans est de 64.3 %. On compte 11.7 millions d’inactifs, les inactifs étant « les personnes qui ne travaillent pas et ne recherchent pas un emploi ou ne sont pas disponibles pour en occuper un ». (Chiffres Insee 2016).

Pourquoi travaille-t-on ?

On a tous de bonnes raisons de se lever le matin pour partir au boulot : gagner sa vie, avoir un statut social, apprendre de nouvelles choses, s’épanouir, réaliser des projets…

La réponse tient en quelques mots. On travaille pour gagner sa vie, pour voir des gens, exister socialement et faire des choses qui nous intéressent : soigner, enseigner, construire ou réparer, faire la cuisine, écrire, etc. Mais chacune de ces motivations a aussi ses revers et donne envie parfois de tout plaquer. (Extrait du livre de Jean-François Dortier Travail : guide de survie).

Le blog B.R.E.F. ne vous soumet pas une dissertation sur un sujet qui pourrait tomber au bac de philo ! Nous vous proposons une sélection d’ouvrages pour y voir plus clair :

D’un point de vue plutôt sociologique :

Le travail peut-être synonyme de plaisir mais aussi de souffrance : pourquoi les Français aiment-ils leur travail et qu’en même temps ils en souffrent ? L’auteur présente des expériences, ouvre des pistes pour agir afin d’améliorer le bien être de chacun au travail.

Heureux au travail ? Voici une enquête menée dans le quotidien de l’entreprise. Les auteurs explorent la réalité complexe du monde de l’entreprise aujourd’hui en France en montrant les vertus de la reconnaissance au travail.

Face aux profondes mutations du monde du travail, Denis Plennel nous livres les clés pour comprendre le besoin de liberté au sein de ce monde. Il propose des réformes pour accompagner la naissance d’un nouvel âge du travail.

Ce Numéro des Cahiers français aborde une des questions essentielles accompagnant l’avènement du numérique dans nos sociétés : celles des nouvelles formes d’emploi et des conditions de travail.

Met en lumière les enjeux juridiques, techniques mai aussi humain du travail et de ses évolutions. Il analyse la situation réelle du travail en France comparée à celle des autres pays d’Europe.

D’un point de vue plutôt économique :

Les auteurs s’attaquent à l’importance du travail dans nos vies, dans une perspective de décroissance. Plutôt que chercher à aménager le travail pour le faire perdurer, ils tentent d’imaginer des voies de sorties. Ils posent la question de savoir si le travail est une fin en soi, et quelle est sa place dans notre société.

L’auteur prône l’urgence de revoir la place accordée au travail dans nos vies. Une révolution réalisable à condition de changer notre conception de la richesse et du progrès.

Quelle est notre relation au travail ? Comment renouer avec le plaisir de travailler à chaque étape de sa carrière ? Que nous apporte le travail ? Autant de questions auxquelles les auteurs tentent de répondre en analysant les différentes étapes de la vie professionnelle.

D’un point de vue philosophique :

Le travail est-il moral ou immoral ? Dans cet essai, le philosophe italien explique que le travail est un ennemi de l’homme.

L’auteur interroge la croyance moderne qui lie le travail, bonheur et sens de l’existence. Il cherche à savoir si l’on s’épanouit un peu, beaucoup, ou pas du tout au travail à travers une série de reportages.

Récit à la fois philosophique, sociologique, cet ouvrage est un plaidoyer en faveur du travail manuel. Directeur d’un think tank, Matthew B. Crawford  a repris un atelier de réparation de motos.

Et pour terminer ce tour d’horizon, deux ouvrages jeunesse au titre évocateur :

Gagner sa vie est-ce la perdre ? Travailler ça sert à quoi ?

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