Tag Archives: Monde du travail

« Prendre le large » de Gaël Morel..

25 Juin

..un film sur la délocalisation d’entreprise.

 

Sandrine Bonnaire incarne une ouvrière dans le textile qui se voit licenciée. On lui propose de partir au Maroc, à Tanger, pour continuer à travailler pour son employé. Elle accepte sans hésiter, sa vie en France lui pèse et elle est sans attache. Elle prépare son départ pour l’Afrique du Nord.

Prendre le large | Morel, Gaël (Réalisateur)

 

Gaël Morel filme avec beaucoup de sobriété l’existence d’Édith, désœuvrée et résignée et qui s’accroche au dernier bastion solide qui lui reste : le travail. Contrairement à tous ses collègues qui refusent cette proposition, Édith part. On la sent déterminée mais naïve.

L’univers si nouveau qu’elle rencontre à Tanger, dans le privé comme dans le professionnel l’accable parfois mais sa résignation la fait tenir. Les conditions de travail, la pression religieuse à laquelle bien des femmes se soumettent, la renversent mais elle se relève et trouve dans l’amitié avec sa logeuse et son fils un soutien et une nouvelle famille.

Tanger apparaît comme une ville en plein essor, sous le soleil, le large Atlantique, d’un bleu franc et lumineux apparaît de manière récurrente et laisse entrevoir cet horizon possible pour Édith, malgré les obstacles.

Les personnages de ce film ont une place fort juste dans cette histoire, et montrent un réalisme très crédible. L’harmonie et l’équilibre règnent dans les jeux des acteurs et le scénario, qui déroule une histoire convaincante et subtile.

 

Pour découvrir ce film,  vous pouvez emprunter le DVD à la Médiathèque mais également en accédant à la plateforme Médiathèque Numérique sur le site de la Médiathèque en vous connectant à votre compte.

Prendre le large | Morel, Gaël (Réalisateur)

Publicités

Un monde du travail sans réunions est-ce possible ?

8 Jan

 

 

La « réunionite aigüe » est bien connue de tous les salariés français. De plus en plus chronophages, multiples et loin d’être toujours productives, les réunions empiètent sur le temps de travail. Alors 2018 sera-t-elle l’année d’une baisse significative en terme de réunions ?

Les salariés passent en moyenne 4h30 par semaine en réunion selon une étude réalisée par OpinionWay (nouvelle fenêtre) et publiée le 6 juin 2017. Rapporté sur une année complète, ce temps de réunion s’élève à plus de trois semaines. Les cadres, eux, y passent le double soit six semaines par an. Et pour seulement 1 réunion sur 4 qui aboutit à une prise de décision. 18% des salariés déplorent qu’il n’y ait « pas d’ordre du jour » ou « d’objectif clairement défini » et 26% ne voient pas la nécessité de leur présence à ces réunions.

Le cabinet commanditaire de l’étude, Empreinte Humaine (nouvelle fenêtre) spécialisé dans la prévention des risques psychosociaux et la qualité de vie au travail, attribue ces résultats à ce qu’il appelle « la surcharge collaborative », la multiplication des consultations et des avis demandés, dont il n’est pas forcément tenu compte dans la prise de décision et dans l’établissement de la charge de travail du salarié.

Par conséquent, pour les entreprises, c’est une réelle baisse de la productivité, une perte de temps et du coup, une perte d’argent. La vie est bulles (nouvelle fenêtre), une agence événementielle innovante lyonnaise, est un exemple dans les solutions apportées aux entreprises pour lutter contre ce « phénomène ». À l’aide d’outils ou techniques tels le gamestorming (nouvelle fenêtre) entre autres, permettant d’aider les décisionnaires d’entreprises à améliorer la productivité de leur équipe avec une réunion efficace et d’aider par la même les salariés à vivre une réunion comme une expérience qui permettra à chacun de trouver sa place.

Parlons RH (nouvelle fenêtre)un blog sur l’actualité des RH et du Management, s’est penché en mai 2015 (n’ayez crainte c’est toujours aussi vrai aujourd’hui) sur les « 9 (presque) vérités sur les réunions » (nouvelle fenêtre) d’après un sondage de l’IFOP (nouvelle fenêtre), réalisé en mars 2015, démontrant que les réunions coûtent cher aux entreprises françaises puisqu’un cadre perdrait entre 8 et 17 jours de travail par an.

Une note d’humour pour achever cet article et vous souhaitez au nom de B.R.E.F. une belle année et des réunions à consommer avec modération. 😉

 

Ça s’est passé le…5 octobre

5 Oct

Le 5 octobre 1993, Monsieur Jacques Toubon, ministre de la Culture et de la Francophonie, inaugure le Centre des Archives du Monde du Travail (CAMT). Il est installé depuis cette date à Roubaix dans l’ancienne filature Motte-Bossut, emblème de l’industrie textile du XIXè siècle.

Depuis 1993, le CAMT (nouvelle fenêtre) a collecté un millier de fonds d’archives. La bibliothèque conserve plus de 10 000 ouvrages couvrant des périodes et des thématiques variées de l’histoire économique et sociale. Elle rassemble 37 kilomètres d’archives dont les plus anciennes remontent à la révolution industrielle de la machine à vapeur (fin du XVIIIè siècle) et les plus récentes à nos jours. L’ouvrage le plus ancien est daté de 1733. La bibliothèque s’enrichit en permanence de nouveaux titres ou d’ouvrages de collection sur la thématique du monde du travail. Constitués à la fois d’archives publiques ou privées, les fonds abondent de dossiers professionnels du personnel, surtout administratif ou ouvrier. On y trouve de multiples renseignements : mutations, salaires, notes administratives… On peut donc reconstituer la vie de travail d’un individu…

Créées en 1983, les Archives Nationales du Monde du Travail (nouvelle fenêtre) (ANMT) constituent un « service d’archives à compétence nationale » du ministère de la Culture et de la Communication depuis le premier janvier 2007. Elles ont pour mission de conserver, classer et communiquer au public les archives issues d’entreprises, d’associations, de syndicats, d’architectes, et plus généralement les archives provenant des activités économiques et sociales ayant un intérêt historique.

Parmi les archives les plus intéressantes, se trouvent celles des chantiers navals de Dunkerque, des houillères du Nord-Pas-de-Calais, du Crédit coopératif, de la Banque Rothschild, de la Compagnie de Suez, de la CGT (Confédération générale du travail) et de la CFDT (Confédération française démocratique du travail), de la FEN (Fédération de l’Éducation nationale), du CNPF (Conseil national du patronat français) et du SNESUP (Syndicat national de l’enseignement supérieur).

Méconnues du grand public et unique en son genre en France, les ANMT ont permis de sauvegarder près de deux siècles du patrimoine économique et social de la France. Un article de Libération du 3 février 2015 rédigé par Frédérique Roussel en témoigne (nouvelle fenêtre).

%d blogueurs aiment cette page :