Tag Archives: Chômage

Ça n’a pas échappé à B.R.E.F. !

27 Juin

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Dernière ligne droite avant le début des vacances d’été, alors voilà les 5 news que B.R.E.F. a repérées pour vous cette semaine. Au menu :

– Dépenses en perspective avec le début des soldes d’été

– Nécessité ou pas de parler salaire lors d’un entretien d’embauche

– Visibilité sur les réseaux sociaux pour rechercher un emploi

– Chiffres du chômage en hausse

– L’indice Big Mac

  • Une étude qui tort le cou à une idée reçue!

Selon une enquête YouGov réalisée pour Ma-reduc.com, les hommes dépenseraient plus d’argent que les femmes pendant les périodes de soldes. Le budget féminin consacré aux vêtements pendant les soldes est de 85 % contre 78% pour les hommes, avec un panier moyen de 288€ pour les hommes contre 210€ pour les femmes. Enfin, le sondage précise que même si les Français avouent que leur situation financière s’est dégradée, ils seront tout de même 59 % à faire les soldes d’été.
Alors gare aux fausses promotions ! En effet, la législation ayant évolué, les consommateurs vont devoir redoubler de prudence pendant cette période. Les prix originaux n’étant plus soumis à un affichage obligatoire, il faudra donc se méfier des remises mensongères.

  • Parler salaire lors de son entretien d’embauche : une nécessité

92% des recruteurs estiment que le candidat peut aborder la question de la rémunération lors d’un entretien, selon une étude menée par le cabinet Robert Half. Idéalement lors du second rendez-vous, jugent près de 40% d’entre eux. « Comparativement à l’année dernière, 51% des DRH se disent davantage prêts à négocier les salaires des meilleurs profils », précise Robert Half. Certains (27,5%) préfèrent aborder la question de la paie au moment de la candidature ou lors du premier entretien quand un quart d’entre eux estiment que le salaire doit arriver à la toute fin du processus. Reste la question de la négociation. « Tout d’abord, il convient de connaître sa valeur réelle sur le marché à l’instant donné, d’annoncer un montant conforme à ses attentes et son marché et de s’y tenir. Donner une fourchette est prendre le risque de se voir proposer la fourchette basse », précise Olivier Gélis, Directeur général de Robert Half. De nombreux sites permet d’évaluer et comparer votre salaire, en fonction de votre secteur d’activité ainsi que de votre zone géographique.

  • Etre visible sur les réseaux sociaux : indispensable pour la recherche d’emploi?

Les cadres ont-ils surestimé l’importance des réseaux sociaux pour trouver un emploi ? C’est ce que l’on pourrait croire, en regardant les chiffres de récentes études. 40 % des cols blancs sont effectivement actifs sur LinkedIn, Viadeo et autres, alors que seules 8 % des entreprises s’en servent dans leur processus de recrutement, d’après l’Insee, et qu’ils sont utilisés dans  moins d’un recrutement sur trois, selon l’Association pour l’emploi des cadres.

  • Chômage : un nouveau record « non interprétable »

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Les chiffres du chômage pour le mois de mai, dévoilés ce mercredi, révèlent une nouvelle augmentation de 0,5%, avec 16 200 demandeurs d’emplois sans activité de plus. Et marquent un nouveau record, avec 3,55 millions de chômeurs. Le gouvernement relativise, évoquant une « procédure inhabituelle ». Le ministre du Travail, François Rebsamen, estime néanmoins que cette hausse est artificiellement gonflée par un changement de procédure « inhabituel ». « La statistique mensuelle des demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi a été affectée ce mois-ci par un événement inhabituel (…) qui rend la donnée statistique non comparable aux mois précédents et donc non interprétable », indique-t-il dans un communiqué.

  • News insolite: combien de temps faut-il travailler pour s’offrir un Big Mac?

Cela s’appelle l’indice Big Mac, du nom du célèbre hamburger, vendu dans le monde entier. Le concept a été inventé par le magazine The Economist en 1986. Peu sérieux à l’origine, il est devenu un sujet d’étude pour plusieurs économistes, comme ceux d’UBS Wealth Management qui en ont tiré une analyse. Alors même qu’avant la crise, en 2006, 1 Parisien devait travailler 21 minutes pour acheter le hamburger. Cela indique que les salaires nets ont augmenté plus vite que le prix du sandwich de McDo. L’étude nous enseigne aussi qu’un Londonien doit toujours travailler 16 minutes, en 2006 comme six ans plus tard, pour se payer un Big Mac. Les Français sont logés à la même enseigne pour pouvoir croquer dans le fameux sandwich.

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Le monde du travail au cinéma

24 Juin

Le monde du travail a inspiré et inspire de nombreux réalisateurs. On ne peut ignorer la profusion de films traitant de ce thème. Le dernier en date est « La loi du marché » réalisé par Stéphane Brizé. Les réalisateurs donnent à voir les effets de la crise sur l’emploi. Le cinéma montre une nouvelle organisation du travail avec ses conséquences sur les conditions de vie des salariés. On assiste à une émergence du stress et d’une forme de pénibilité mentale au travail, au dépend de l’épanouissement humain.

Nous vous proposons une sélection d’une dizaine de films présents à la Médiathèque qui ont tous un point commun : celui des différentes facettes du monde du travail et leurs répercussions dans notre société actuelle. Parmi ces films, certains sont graves, dramatiques, et d’autres sont traités avec humour et légèreté…

Sur la Médiathèque Numérique en VOD

Visionnez des documentaires…

Mais aussi des fictions 

A la vidéothèque Albert-Camus

Sont en circulation : 

Merci à Julie M. pour sa participation à la rédaction de cet article !

Le monde du travail en France à la fin des années folles…

8 Avr

… ou l’euphorie avant la tempête

Salon de Paris -  1922

Salon de Paris – 1922

1920 : Au lendemain de la guerre,  la France, grâce aux investissements étrangers, connait une hausse rapide de sa production industrielle et son commerce devient excédentaire. L’emploi connait une embellie et on compte moins de 1000 chômeurs en 1928. Mais les inégalités sociales restent importantes. Alors que la bourgeoisie, enrichie par la guerre, s’étourdit dans le Paris des « années folles», les ouvriers, mal payés, sans protection sociale, s’entassent dans les banlieues ouvrières. Entre ces deux extrêmes, petits commerçants et artisans, petits paysans, sont attachés à leur propriété, mais menacés par la modernisation.

En 1929, le krach de Wall Street aux Etats-Unis  annonce la fin de cette période de croissance, les « années folles » vont faire place à la grande dépression.

Du plein emploi au chômage de masse

La crise atteint la France en 1931. Le chômage de masse s’installe touchant plus particulièrement la population ouvrière des villes.

Dans la banlieue industrialisée de Paris, de Saint-Denis à Bobigny, les listes de chômeurs gonflent passant ainsi en moins de deux ans de 2 % à plus de 15 %. Ce sont les ouvriers les moins qualifiés qui sont le plus touchés.

Quant à ceux qui ont encore la chance de garder un emploi, ils subissent les dominations du patronat qui durcit leurs conditions de travail. Ces contraintes ont pour effet d’aviver l’animosité des travailleurs à l’égard des travailleuses et des travailleurs immigrés que le pays a fait venir en masse dans les années 20. (De nombreux travailleurs immigrés, Polonais surtout, arrivés, notamment dans les industries du Nord, pour suppléer la pénurie de main-d’œuvre née de la Grande Guerre, sont renvoyés dans leur pays conformément à une loi votée en août 1932.)

La crise provoque la misère…

En 1931, face à la crise qui s’amplifie et à la précarité qui s’installe, le secours aux chômeurs s’organise, conçu sur le mode traditionnel de l’assistance aux pauvres, mais se révèle insuffisant et inadapté. Ce système d’aides repose essentiellement sur les municipalités qui organisent des fonds de secours, et sur la générosité publique.

Listés par communes, les chômeurs perçoivent une indemnité maigrelette, versée par la caisse de chômage municipale. Cette indemnité n’est souvent versée qu’à compter du quatrième jour de chômage et ne peut pas être touchée plus de trente jours consécutifs et ne peut dépasser la moitié des revenus antérieurs soit en moyenne 7 ou 8 francs par jour ! Sans compter que près d’un chômeur sur deux ne perçoit aucune aide.

Le bureau de bienfaisance local, lorsqu’il existe, assure une sorte de complément en nature : il distribue des « bons de pain », procure des vêtements et organise des « soupes populaires ».

Queue à la soupe populaire dans les années 30

Queue à la soupe populaire dans les années 30

… et une crise politique majeure

Pour faire face à cette situation de crise, les gouvernements successifs prennent des mesures impopulaires et inefficaces qui provoquent une forte agitation sociale: augmentation des impôts, réduction du traitement des fonctionnaires.

Ces échecs vont entraîner les grèves ouvrières de 1936.

Face à cette crise sans précédent et dans la crainte d’une montée de l’extrême droite, les partis de gauche décident de se rassembler en un parti unique, le Front Populaire. Celui-ci sortira victorieux des élections. Le succès du Front populaire fait jaillir un immense espoir de progrès social.

Mais cela est une autre histoire…

Sans plus attendre, retrouvez l’ambiance des années folles le samedi 11 avril à 16 h à la médiathèque Gustave-Eiffel.  La conférencière Marie Le Gouellec présentera la décennie d’après-guerre marquée par un renouveau culturel qui touche notamment les arts, le sport, la mode et les loisirs. Une période où se mêlent créativité, euphorie, frivolité, bientôt interrompue par la crise de 1929…

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