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Le reverse mentoring : quand les séniors deviennent apprentis !

12 Juin

Former ces cadres et dirigeants aux ressources numériques est aujourd’hui un enjeu majeur pour l’avenir des entreprises. Or les formations existantes demeurent coûteuses, trop théoriques et de ce fait, peu efficaces….  Une problématique que certaines entreprises semblent avoir résolue en adoptant une méthode  peu onéreuse, innovante et surtout très connectée : le reverse mentoring

Si l’on schématise, deux générations se côtoient au sein d’une entreprise : d’un côté les seniors qui finissent par être dépassés par les évolutions numériques, de l’autre les millenials (digital natives nés entre les années 1980 et 2000) ceux de la génération X et Z qui maitrisent parfaitement les outils numériques et qui posent un regard différent sur la façon de consommer et de travailler en entreprise…

Simple et efficace !

Jusqu’alors, les postes à responsabilités étaient attribués sur le principe de l’expérience et de l’âge, facteurs principaux de crédibilité…

Avec le reverse mentoring, les rôles sont inversés : ce sont les plus jeunes qui apportent leur savoir-faire aux aînés ! La méthode du reverse mentoring utilise un binôme composé d’un Mentee (cadre ou dirigeant d’entreprise), et d’un Mentor (digital native).

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C’est donc le jeune recruté de par sa compréhension de l’univers digital propre à sa génération, qui  se trouve  en charge de former les cadres dirigeants aux outils numériques, aux bonnes pratiques des réseaux sociaux, aux nouveaux codes et à leurs modes de relation.

Tout le monde y gagne: séniors, juniors et entreprise !

Un système d’apprentissage réciproque et d’interactions gagnantes-gagnantes :

Le reverse mentoring permet de tisser des liens nouveaux entre tous les collaborateurs (mentor-mentoré). Cette méthode d’apprentissage apporte à tous les membres de l’équipe une meilleure confiance en soi et dans  les autres, permet une meilleure circulation de l’information et un partage élargi des compétences au sein de l’entreprise.

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Une rupture majeure dans le mode de management

Avec la montée en puissance des générations X et Z en entreprise, les méthodes de  travail changent peu à peu de visage, ce qui préfigure d’un changement radical  de notre environnement socio-économique qui  met en avant les enjeux stratégiques de la génération numérique pour l’ensemble des secteurs d’activité mais aussi  les concepts d’une autre approche du travail basée sur le collaboratif  et le relationnel.  En recrutant de jeunes collaborateurs pour leur confier des responsabilités importantes,  c’est toute la matrice classique du management qui était jusqu’alors basée sur la performance individuelle et sur  la pression du résultat que l’on remet en cause.

Avec l’utilisation des nouveaux outils numériques et le nouveau regard que pose la jeune génération sur le monde de l’entreprise, ce sont la créativité, la souplesse d’esprit et d’exécution ainsi que l’épanouissement des salariés qui sont de plus en plus mis au goût du jour et qui seront à prendre en compte pour les managers de demain !

Affaire à suivre !e4aa53fd47893588b7678fcda02e16c3b1dae113_rm-infog-1

Pour en savoir plus :

Le choc générationnel

Manager la génération Y

Les In(di)visibles…une exposition sur les éboueurs

5 Juin

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Depuis le 23 mai et jusqu’ au 17 Juin 2017, vous pouvez visiter l’exposition photo de Florent Quint (nouvelle fenêtre)  Les In(di)visibles, à la Mairie du 9ème arrondissement de Paris, avec le soutien de la commission nationale française de l’Unesco.

Le jeune photographe de 28 ans a eu un jour l’envie de mettre les éboueurs à l’honneur, alors qu’il était derrière un camion poubelle en scooter, et que les  éboueurs sont descendus de leur véhicule pour aider un automobiliste en panne. Face à cet acte de solidarité, il a voulu mettre en avant ces gestes d’empathie, quand à ce moment là, juste après les attentats de novembre 2015, l’atmosphère était lourde : « on était plongés dans des discours négatifs contre la communauté musulmane, qui était toujours ciblée. Et là, devant moi, j’avais une belle métaphore du vivre-ensemble et de la solidarité. »

Florent Quint a alors suivi ces travailleurs de l’ombre pendant plusieurs mois, a appris à les connaître. Montrant leur travail difficile mais pourtant crucial dans une grande ville, où ils ne sont pas toujours appréciés à leur juste valeur, et supportent beaucoup d’ incivilités à travers le mépris et les insultes.

Expo Indivisibles

La plupart des agents ont confié à Florent Quint qu’ils avaient choisi ce travail parce qu’ils en avaient assez des missions intérimaires, ou d’être victimes de discrimination. Avec cet emploi, ils obtiennent une stabilité et gagnent un peu plus du smic. Certains éboueurs ont refusé de prendre part au reportage car ils ont honte de faire ce métier, quant aux autres ils assument parfaitement, reconnaissant qu’ils n’aiment pas certaines tâches, mais que c’est une routine pour eux. À travers cette exposition au titre très évocateur, il a voulu tordre le cou aux idées reçues sur ces travailleurs, qui ont une vie comme nous, mariés ou pas, avec des enfants, des familles, des occupations et des engagements.

Les éboueurs du 9ème arrondissement qui font ce travail difficile, avec des horaires décalés, véhiculant une image pas toujours positive par le reste de la population, ont connu leur moment de gloire : « La mairie du IXe les a invités au vernissage, ils étaient vraiment contents. Pour une fois, quelqu’un les mettait à l’honneur, ils n’étaient plus dans la rue. »

La Mini-entreprise à Levallois

10 Mai

Une Mini-entreprise est une entreprise créée et gérée par des jeunes volontaires de 13 à 22 ans durant une année scolaire, le but étant d’initier les jeunes au monde de l’entreprise et à la vie économique.

Action mise en place par l’association Entreprendre Pour Apprendre (EPA) (nouvelle fenêtre), elle fait partie d’un large programme pédagogique en direction des jeunes collégiens, lycéens, des jeunes en structure d’insertion  et en centre de formation. La Mini- entreprise-EPA (nouvelle fenêtre) est un dispositif proposant de vivre l’aventure entrepreneuriale, depuis la recherche d’idée jusqu’à la vente du produit. Les élèves créent une entreprise à grandeur réelle. Les mini-entrepreneurs ont chacun un rôle et des responsabilités dans l’entreprise. Ce programme comprend environ 60 heures réparties sur l’année scolaire.

 

Un concours régional et national est organisé et les vainqueurs représentent la France au niveau européen.

 

 

En 2017, les élèves présenteront leur projet au niveau départemental lundi 15 mai de 14h à 17h à Levallois (nouvelle fenêtre) devant un jury professionnel. Les collèges Jean Jaurès et Louis Blériot ont participé à ce concours. Les deux PDG des Mini-entreprises, Casatrac du collège Jean-Jaurès et Makura du collège Louis Blériot, ont répondu à un interview (nouvelle fenêtre). Makura commercialisera un kit de voyage zen comprenant un coussin et un masque de voyage. Casatrac commercialisera un localisateur d’objets connectés fonctionnant par bluetooth et via une application Smartphone.

Les mini-entrepreneurs découvrent l’organisation d’une entreprise et apprennent à respecter les objectifs fixés (nouvelle fenêtre). Ils apprennent également à travailler en équipe , avec les enseignants, d’autres élèves, mais aussi avec un entrepreneur (le parrain). Ce dernier accompagne, oriente et construit le projet avec eux. Dès le démarrage, les élèves sont guidés par le coordinateur EPA. L’animateur suit les jeunes et les aide par des conseils techniques, des idées, des solutions…

La Mini-entreprise-EPA est une expérience très concrète, passionnante et enrichissante ; brainstorming, étude de marché, commercialisation. Elle a pour objectif de faire découvrir l’entreprise et son fonctionnement à travers l’expérience concrète de production d’un bien et d’un service. C’est la mise en situation réelle qui permet aux jeunes de développer des compétences entrepreneuriales.

En 2016, 27 000 élèves du CM1 au BTS ont participé aux animations de l’EPA. 1400 collaborateurs et entrepreneurs ont accompagné les programmes. 2800 enseignants ont animé les projets. Répartie sur le territoire français (nouvelle fenêtre), Entreprendre Pour Apprendre est agréée par le Ministère de l’Éducation Nationale et ses activités sont reconnues complémentaires de l’école.

Voici les regards de collégiens ayant participé à un projet de Mini- entreprise, élèves de troisième du collège des Roseaux à Illkirch.

Pour aller plus loin :

50 étapes pour créer sa petite entreprise   De l'idée à la création d'entreprise

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