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Ça s’est passé le… 16 mai 2005 : première journée de solidarité

16 Mai

Le lundi de Pentecôte est décrété journée de solidarité par la loi du 30 juin 2004 relative à la solidarité pour l’autonomie des personnes âgées et handicapées. Le 16 mai 2005 fut le premier lundi de Pentecôte à être concerné par le décret, et donc à être travaillé ; il fut accompagné d’une grève massive en France.

  • Qu’est-ce-que la journée de solidarité ?

La journée de solidarité (nouvelle fenêtre) est une journée de travail supplémentaire non rémunérée pour les salariés, et pour l’employeur le versement d’une contribution « solidarité autonomie » de 0.3% des rémunérations. Cette journée initialement fixée le lundi de Pentecôte, jour férié pendant près de 200 ans, est redevenue chômée pour de nombreux Français depuis 2008. Suite à la loi du 16 avril 2008 (nouvelle fenêtre), le dispositif a été modifié, la journée de solidarité étant indépendante de cette date. La journée de solidarité est désormais fixée par accord collectif (branche, entreprise) ou à défaut, par l’employeur après consultation du comité d’entreprise ou des délégués du personnel. Traditionnellement, de nombreuses entreprises la fixent toujours à la Pentecôte, soit le 10 juin en 2019.

  • Pourquoi cette journée a-t-elle été créée ?

Suite à la canicule meurtrière qui a provoqué la mort de 15 000 personnes en France en 2003, le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin, premier ministre de 2002 à 2005, a décidé de faire du lundi de Pentecôte en 2004, une journée de travail supplémentaire destinée aux financement d’actions en faveur de l’autonomie des personnes âgées ou handicapées.

  • Quels salariés sont concernés ?

La journée de solidarité concerne tous les actifs, du secteur privé ou public, à temps plein ou partiel (au prorata pour ces derniers), quel que soit leur contrat CDI ou CDD, intérimaires.

  • Quelles sont les conditions d’application ?

Elle peut-être fixée n’importe quel jour de l’année, à l’exception d’un dimanche ou du 1er mai.  Le Code du travail stipule que le 1er mai est le seul jour férié obligatoirement chômé en France . Elle n’est pas nécessairement le même jour pour tous les salariés de l’entreprise. Les salariés doivent soit effectuer 7 heures de travail supplémentaire sans être payé, fractionnées ou non dans l’année, soit un jour de repos ou de RTT leur sera déduit. Pour les salariés à temps partiel, cette limite de 7 heures est réduite proportionnellement à la durée du travail prévue dans leur contrat.

Journée de solidarité 2019 : 7 points à connaître (nouvelle fenêtre) – Article d’Alexandra Marion, juriste – Juritravail.com

Que le lundi de Pentecôte soit chômé ou non, les entreprises doivent verser une contribution de 0.3% de la masse salariale à la Caisse nationale de solidarité. En 2018, la journée de solidarité a rapporté 2,4 milliards d’euros. Depuis 2004, elle a rapporté plus de 36 milliard d’euros.

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La Cravate Solidaire : coup de pouce à l’emploi

4 Jan

Créée en 2012 à Paris par trois étudiants en école de commerce âgés de 23 ans, l’association La Cravate Solidaire collecte des vêtements auprès des particuliers et des entreprises pour les mettre à disposition des personnes en recherche d’emploi ou de formation. Elle propose aussi un accompagnement personnalisé aux demandeurs d’emploi sous forme d’ateliers avec séance de relooking et préparation à l’entretien d’embauche.

Parti du constat que l’apparence physique est l’une des principales caractéristiques de discrimination liée à l’embauche et qu’il n’est pas facile de s’habiller quand les moyens financiers sont limités, les trois fondateurs ont décidé de créer La Cravate Solidaire (nouvelle fenêtre).

Nicolas, l’un des fondateurs indique :

Notre philosophie n’est pas d’être un supermarché du costume, où les gens viennent prendre un costume et reparte. on veut mettre toute une dimension d’accompagnement. À La Cravate Solidaire nous organisons des « ateliers coups de pouce » au cours desquels nous donnons des tenues professionnelles et faisons passer un entretien blanc avec deux bénévoles issus des ressources humaines.

L’association propose plus qu’un costume. En distribuant gratuitement des tenues professionnelles pour favoriser l’embauche, elle aide les candidats à se mettre en valeur, à prendre confiance en eux, à s’entraîner  pour se présenter à un entretien de recrutement. Sur les 2500 bénéficiaires accueillis depuis 2012,  70% ont trouvé un travail. D’une durée de 2 heures, les « ateliers coups de pouce » (nouvelle fenêtre) sont personnalisés et encadrés par de vrais recruteurs afin de maximiser les chances de réussite à l’entretien.

Chaque semaine, l’association organise une collecte de vêtements (costume, cravate, tailleur) dans les entreprises. Elle sillonne la France : on la retrouve à Lille, Lyon, Rouen, Le Mans… et aussi en Belgique.

La Cravate Solidaire est financée par la contribution d’entreprises partenaires et est soutenue par les pouvoirs publics (nouvelle fenêtre). Les vêtements donnés proviennent de différentes filières : les dons de particuliers, les collectes organisées en entreprise, les dons d’entreprise (invendus, fins de série).

En 2017, elle compte 4 salariés, 4 services civiques et 170 bénévoles pour 45 collectes par an à Paris, 4 tonnes de vêtements collectés et 480 bénéficiaires accompagnés (en 2015). Nicolas, l’un de ses fondateurs interrogé en mars 2017 par Annabelle Baudin (nouvelle fenêtre) (Initiatives citoyennes pour un nouveau monde), pense à l’avenir de l’association :

En 2015, nous avons aidé 480 personnes, l’année dernière pas moins de 600, et nous espérons toucher plus de 1 000 personnes cette année.

En 2014, elle devient lauréate de la première promotion de La France s’engage (nouvelle fenêtre). Elle a fêté ses 5 ans en juin 2017. Longue vie à cette belle initiative qu’est La Cravate Solidaire !

Pour en savoir plus :

Et si je faisais bonne impression S'entrainer à l'entretien de recrutementAssociations, le guide pratique 2016

Ça s’est passé un 21 décembre : ouverture du premier Restaurant du Coeur

21 Déc

 

Le 21 décembre 1985, le premier Resto du Cœur ouvrait ses portes à Genevilliers. Trente deux ans après, les Restos du Cœur sont plus utiles que jamais. 8,5 millions de repas avaient été distribués en 1985, 135 millions en 2016, et 5000 bénévoles y participeront en 2017 et 2018.

Fondée par Coluche, les Restos du Cœur (nouvelle fenêtre) est une association loi de 1901, reconnue d’utilité publique. Elle a pour objectif « d’aider et d’apporter une assistance bénévole aux personnes démunies, notamment dans le domaine alimentaire par l’accès à des repas gratuits, et par la participation à leur insertion sociale et économique ainsi qu’à toute action contre la pauvreté sous toutes ses formes ».

En septembre 2016, 8,8 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté, soit plus de 14% de la population française.

Les Restos du Cœur en chiffres (nouvelle fenêtre) :

  • 1 association nationale comprenant environ 400 membres
  • 11 antennes réparties sur toute la France
  • 118 associations départementales : elles gèrent, animent et coordonnent sur le terrain l’aide alimentaire et les multiples activités qui contribuent à la réinsertion.
  • 2085 centres d’activités : centre de distribution alimentaire, Resto Bébés du Cœur, chantiers d’insertion, Jardin du Cœur, etc…
  • 71 000 bénévoles
  • 135,8 millions de repas distribués
  • 81 378 personnes hébergées à la nuit
  • 2316 personnes en contrats aidés dans les chantiers d’insertion Restos
  • 882 000 personnes accueillies l’hiver / 402 000 l’été
  • 7 172 apprenants dans 340 ateliers de français
  • 90 ateliers d’accompagnement scolaire
  • 3 617 personnes accompagnées dans leur recherche d’emploi dans les 345 centres SRE (soutien à la recherche d’emploi)
  • 102 ateliers et chantiers d’insertion ouvert toute l’année et 84 jardins de proximité
  • 87,7 millions d’euros de dons, legs et manifestations

L’activité la plus connue des Restos du Cœur est l’aide alimentaire. Bien plus que des distributions de repas (nouvelle fenêtre),  l’association propose aussi de nombreuses actions comme :

  • des ateliers cuisine
  • des centres d’hébergement d’urgence, de stabilisation et de réinsertion sociale (CHRS)
  •  le soutien à la recherche d’emploi (nouvelle fenêtre)
  • l’insertion par l’emploi via les structures d’insertions des Restos : les Jardins des Restos du Cœur (nouvelle fenêtre) accompagnent chaque année plus de  1 300 personnes sur 41 jardins localisés en France, et permettent à 52% d’entre elles de retrouver le chemin de l’emploi.
  • l’association Les Tremplins du Cœur qui permet aux personnes de retrouver une activité professionnelle de façon durable
  • l’aide aux gens dans la rue
  • l’accès au droit et à la justice
  • un accompagnement au budget et microcrédit
  • des ateliers de français, soutien scolaire et accès à internet accompagné
  • un accès à la culture, aux sports, et aux vacances
  • un atelier estime de soi (nouvelle fenêtre)

Quelques ouvrages sur le sujet :

Réduire la pauvreté de Clerc Denis Le combat continue : 10 propositions pour lutter contre la pauvreté Impliquez-vous : 101 actions solidaires Les riches et les pauvres : document pour la jeunesse

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