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Les nouvelles technologies de la formation

10 Juin

Conférence Les études informatique, web, multimédiaL’apparition des nouvelles technologies a révolutionné notre mode de vie personnelle et professionnelle. L’irruption du digital dans notre quotidien professionnel nous amène à utiliser sans cesse des objets connectés.

La digitalisation n’épargne pas le domaine de la formation professionnelle. Pour accompagner la transformation digitale des entreprises, les besoins de formations se sont largement accrus et de nouvelles façons d’apprendre apparaissent, en exploitant les outils numériques.  Avec la multiplication des écrans, les modes d’apprentissage se diversifient et se combinent. Le secteur de la formation digitale est en plein essor et propose une palette de solutions variées. On parle alors de digital learning, et aussi de mobile learning, social learning, micro learning, gamification, intelligence artificielle, réalité virtuelle…

Qu’est-ce-que le digital learning ?

Les formations se recentrent sur la dimension sociale en y ajoutant plus de collaboration. La technologie doit permettre à tous les participants d’une même formation de se connecter et d’échanger plus facilement. Chacun apprend à son rythme en se construisant un parcours d’apprentissage personnalisé. L’apprentissage devient ludique.

Le digital learning, c’est « l’ensemble des outils numériques de formation et d’accompagnement mis au service des apprenants afin qu’ils puissent atteindre leurs objectifs de formation plus rapidement et avec plus de fluidité ». (Source : Solunea : Pourquoi le digital learning fait-il évoluer la formation ? (nouvelle fenêtre) )

L’intelligence artificielle va-t-elle révolutionner la formation professionnelle ?

L’intelligence artificielle est utilisée pour personnaliser les programmes de formation et proposer aux salariés des formations adaptées à leurs besoins, en fonction de leur niveau et de leur rythme d’apprentissage. De nombreuses entreprises s’intéressent à ces nouvelles formes d’apprentissage digital (nouvelle fenêtre) et proposent des solutions intégrant des outils d’intelligence artificielle, comme le vidéo learning.

L’adaptation au numérique est indispensable pour l’avenir de l’entreprise et de ses salariés, mais aussi pour évoluer et protéger son emploi. De nouveaux besoins de formation et de nouveaux outils émergent dans le monde du travail. C’est pourquoi le pôle Relations Entreprises, Commerces et Carrières de la Ville de Levallois organise une rencontre jeudi 13 juin 2019, de 9h à 13h avec des experts du digital et onze entreprises différentes.

Retrouver le programme de cet évènement ici (nouvelle fenêtre).

Infos pratiques : Digitalise RH – 13 juin 2019 de 9h à 13h

Salons Anatole France – 3 place du Général Leclerc, 92300 Levallois

Inscription gratuite en ligne avant le mercredi 12 juin 
https://www.weezevent.com/digitaliseRH


Contact organisateur :

Ville de Levallois – Pôle Relations Entreprises, Commerces et Carrières

26 rue Clément-Bayard
92300 Levallois
Téléphone : 0147157538

Site : https://www.ville-levallois.fr

À La Médiathèque :

Dictionnaire de la formationApprendre ensemble à l'ère numériqueInnovations RH

Transformation digitale des entreprisesmanager l'intelligence artificielle

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La reconnaissance au travail, et si on en parlait

30 Mai

La reconnaissance au travail est stratégique pour l’entreprise et essentielle pour les salariés. Pourtant elle reste davantage synonyme d’incompréhension et de souffrance dans l’univers professionnel. Et si l’implication et la responsabilisation des salariés dans ce procédé était une solution pour créer plus de sens, d’équité et d’engagement au travail ?

J’évoquais déjà l’importance de la reconnaissance au travail dans l’article du 11 mars dernier sur la bienveillance en entreprise.

Il faut savoir que 7 personnes sur 10 déclarent souffrir d’un manque de reconnaissance au travail, ce qui n’est pas anodin quand on met ce chiffre en lien avec la place qu’occupe le travail aujourd’hui dans nos vies. Plus particulièrement en France, où 42% des personnes interrogées indiquent qu’ils « s’accomplissent souvent dans le travail » pour une moyenne européenne de 30%. Cela devient inquiétant quand on apprend que les experts identifient le manque de reconnaissance comme le premier risque psychosocial devant la charge de travail. N’oublions pas que la reconnaissance est un levier essentiel de performance et d’engagement au sein d’une entreprise, pourtant beaucoup de structures ne prennent pas les dispositions nécessaires pour pallier à ce qui peut être une souffrance. 92% des acteurs RH confirment d’ailleurs que l’entreprise ne répond pas aux attentes des salariés en terme de reconnaissance.

En effet, il semblerait que le besoin exprimé par les salariés tient en fait dans une reconnaissance régulière qui salue les contributions quotidiennes au travail. Il ne s’agit pas seulement d’une incompréhension entre les salariés qui ne se sentent pas considérés à leur juste valeur pour leur travail, et d’autre part, le manager qui est navré que son équipe ne voit pas tous les efforts qu’il fait pour elle. Le souci pourrait être lié à notre conception de la reconnaissance en entreprise que l’on n’envisage jusqu’à présent que de manière verticale et concentrée sur les résultats individuels.

Alors se rendre visible serait-il le meilleur moyen pour se faire reconnaître ?

Dans le cadre de la troisième édition de #BreakFirst (nouvelle fenêtre), série de petits-déjeuners ayant pour vocation d’entreprendre une nouvelle culture managériale à travers les témoignages de pionniers, est intervenu Serge Ravet, président de l’association Reconnaître (nouvelle fenêtre), précurseur du mouvement des Open Badges en Europe, pour traiter de la problématique du « Rôle et du potentiel des Open Badges en entreprise ».

« C’est une sorte d’écosystème de reconnaissance ouverte, qui va rendre visibles et actionnables les reconnaissances informelles. Et ce, même de façon collective (badges collectifs, badges d’équipes). La reconnaissance par l’Open Badge se base grandement sur la confiance : un émetteur propose un badge et signifie sa confiance et sa reconnaissance à un récepteur. Le récepteur peut aussi revendiquer un badge en demandant sa création à quelqu’un (l’émetteur). (…) La reconnaissance est ici un agent qui motive à être acteur de son développement : on peut créer son propre projet et parcours avec les « badges de ses rêves ». Autrement dit, on crée un badge pour fixer ses objectifs. C’est un outil motivationnel puissant, qui peut agir sur de nombreux leviers, comme par exemple sur la thématique de la recherche d’identité. Être perçu pour ce que l’on veut être, ce que l’on veut faire. (source : article du blog Cocoworker du 21/03/2019 « Comprendre le rôle et le potentiel des Open Badges en entreprise ») (nouvelle fenêtre)

Et pour ce faire, il existe divers outils de reconnaissance en entreprise comme par exemple le « Kiff » :

« C’est un signe de reconnaissance que chaque salarié peut adresser à ses collègues (dans la limite de trois par mois), sous la forme de quelques mots rendus publics. Cette approche permet de valoriser les bons comportements et de mettre en place une véritable culture de la reconnaissance. » explique Faustine Duriez, fondatrice de Cocoworker (nouvelle fenêtre)  (source : article de Morgan Robert publié le 4/03/2019 sur Exclusive RH « Cocoworker prône l’envoi de « kiffs entre collègues ») (nouvelle fenêtre)

Selon une étude, reprise sur le site de Cocoworker, 88 % des salariés affirment que pouvoir être reconnaissants envers leurs collègues les rend « plus heureux et épanouis ». (nouvelle fenêtre). LinkedIn s’y est mis aussi en lançant l’année dernière les Kudos.

La reconnaissance collaborative semble être la pratique qui manquait aux entreprises et aux salariés pour établir ensemble un environnement de confiance, de collaboration et redonner de manière collective un visage plus humain à l’entreprise et au travail.

Quelques ouvrages que vous pouvez retrouver à La Médiathèque (nouvelle fenêtre) :

Travailler au XXIe siècle  Le pouvoir de la reconnaissance au travailBesoin de reconnaisssance

La semaine de quatre jours en entreprise : et si ça fonctionnait ?

13 Mai

Plusieurs entreprises dans le monde ont fait le pari de passer à la semaine de quatre jours payés cinq. Et si les résultats sont plus que satisfaisants avec une réduction de stress, une augmentation de la productivité et un meilleur équilibre vie professionnelle/personnelle l’expérimentation se développe timidement en France. Pourtant certaines entreprises ont déjà franchi le pas. B.R.E.F. vous en dit plus.

En adoptant la semaine de quatre jours sans baisse de salaire, c’est-à-dire travailler seulement quatre jours tout en étant payé cinq, les employeurs souhaitent améliorer le rapport vie personnelle/professionnelle et donc booster l’activité des salariés. De ce fait la productivité serait en hausse.

La société Love radius, spécialiste de la confection et la commercialisation de porte-bébés a passé le cap. (nouvelle fenêtre) La charge de travail est donc répartie sur les jours restant, l’organisation du temps de travail est améliorée et les employés sont satisfaits de pouvoir profiter de 17,3 jours de congés. De plus, la qualité du travail fournit serait aussi accrue.

Autre exemple, la société Yprema comptait déjà, en 1997, près de 80% de ses effectifs qui sont passés à quatre jours de travail par semaine. (nouvelle fenêtre) Encore aujourd’hui le modèle tient bon. La PME spécialisée dans l’économie circulaire et le recyclage de matériaux compte 102 salariés répartis sur 16 sites en France pour un chiffre d’affaires de 23,5 millions d’euros. Et ces effectifs ne cessent d’augmenter.

Alors faut-il repenser le temps de travail ?

Pierre Larrouturou (nouvelle fenêtre), économiste et spécialiste de la question du partage du temps de travail, défend la semaine de quatre jours comme solution pour financer les retraites en rééquilibrant population active et population retraitée. Comment? L’entreprise arrêterait de payer la cotisation chômage dès lors qu’elle embaucherait 10% de salariés en plus. Même si toutes les façons de mettre en œuvre la semaine de quatre heures ne conduisent pas à des embauches, la solution envisagée par ce dernier questionne la place du travail dans notre société.

La révolution de la productivité est un mouvement historique, tout le monde est d’accord là-dessus, et pourtant, travailler moins est un sujet tabou (…) Lorsque nous sommes passés à la semaine de six jours, les conservateurs prétendaient que les ouvriers passeraient le septième à boire et ne seraient plus en état de travailler. Notre partage du travail est binaire : soit on travaille trop, soit on ne travaille pas”. (article de Louis Nadau paru le 22/04/2019 dans Marianne) (nouvelle fenêtre)

L’entreprise néozélandaise Perpetual Guardian a testé la semaine des quatre jours (nouvelle fenêtre) :

Et si en réduisant notre temps de travail on améliorait aussi notre bilan carbone ?

« Les indices prouvant qu’une semaine de travail plus courte peut aider à réduire la pollution de l’air et notre empreinte carbone sont nombreux. » C’est ce qu’affirme Autonomy, un think tank (nouvelle fenêtre) indépendant du Royaume-Uni. Sa mission : réfléchir au futur du travail. RH, technologie, égalité, lieu de travail, salaire minimum… les pistes de réflexion sont nombreuses et diverses.

Dans son dernier rapport, l’entreprise rapporte les travaux de Juliet Schor. Cette professeure de sociologie de l’Université de Boston en est persuadée : « des horaires réduits entraînent une directe baisse des émissions » et « il n’y a pas de meilleur moyen pour répondre aux nouvelles politiques énergétiques que de repenser le temps de travail. » Le groupe de réflexion insiste également sur le fait que « cette transition, vers une semaine de travail plus courte, est possible dès maintenant et est tout sauf une utopie abstraite. Cette réduction du nombre d’heures d’une semaine complète est bénéfique en termes de travail, pour les travailleurs et plus largement pour la société. »

Travailler moins serait donc bénéfique pour chacun d’entre nous et pour la planète. Alors on adopte la semaine des quatre jours. 😉

Une sélection d’ouvrages que vous pourrez retrouver à La Médiathèque :

Einstein avait raison Sociologie du travail  Slow business  Partager le pouvoir c'est possible

 

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