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Manager autrement

19 Fév

Face à l’évolution constante de l’environnement des entreprises et aux nouveaux défis engendrés par la révolution numérique, aujourd’hui les modes d’apprentissage changent et manager devient de plus en plus difficile.

Les dirigeants d’entreprise inventent de nouvelles formes d’organisation pour rendre l’entreprise plus rapide, plus réactive et plus performante dans le but d’accroître sa compétitivité ; ils mettent l’accent sur l’intelligence collective en donnant toute leur confiance à leurs collaborateurs, en leur offrant une plus grande marche d’action au sein de l’entreprise ; ils insistent particulièrement sur la notion de donner du sens à son travail…(nouvelle fenêtre).

Dans un environnement en mouvement, le dirigeant doit être un leader qui sait appréhender les changements et fédérer son équipe autour d’un projet. Il doit faire preuve de leadership, de charisme, d’ambition et de conviction. Il doit savoir s’adapter à ses bouleversements. Expert en formation professionnelle et coaching, Jean-Luc Monsempès définit le leadership « comme un ensemble de compétences relationnelles permettant d’influencer les membres du groupe et leur donner envie de réaliser un projet, créer quelque chose de nouveau, réaliser une vision ».

Des entreprises réfléchissent à des méthodes de formation différentes et des pratiques managériales innovantes. Des idées originales et insolites (nouvelle fenêtre) parfois voient le jour dont l’objectif est de former ses cadres dirigeants et en faire des leaders. Ces formations ont pour but de :

 

  • travailler son leadership de manière ludique et efficace
  • de prendre du recul sur ses compétences managériales
  • d’apprendre à gérer son stress face à des situations inconnues
  • de renforcer la cohésion d’équipe dans un contexte de crise en favorisant l’adhésion sur des projets et en mobilisant l’équipe
  • de faciliter la prise de décisions
  • de perfectionner son charisme

Ainsi, certaines entreprises forment les managers avec un simulateur de vol, l’idée étant de piloter un Boeing 737 pour devenir un meilleur dirigeant (nouvelle fenêtre), ou avec un simulateur de pilotage de sous-marin (nouvelle fenêtre) de dernière génération, « seul simulateur en France axé sur la gestion des équipes » comme l’explique Philippe Hurier qui organise cette formation depuis 2009.

En Autriche au nord de Vienne, un stage professionnel plutôt insolite propose aux cadres dirigeants de travailler leur charisme et leur leadership au contact d’une meute de loups. Au cours de ce séminaire intitulé Parle avec les loups (nouvelle fenêtre), les stagiaires sont invités à entrer dans un enclos avec cinq loups gris, de s’accroupir pour se mettre à leur hauteur et de se laisser léchouiller par l’animal (certes élevé par l’homme depuis l’âge de 10 jours dans le Centre d’études scientifiques des loups d’Ernstbrunn, mais quand même).

Le « wolf management » est un concept autrichien à destination des cadres habitués à diriger des équipes, mis au point  par Kurt Kotrschal et Ian Mc Garry. Se confronter aux loups permettrait d’affirmer son leadership et de travailler son charisme. Avec les loups, il faut anticiper les comportements et bien analyser les situations un peu comme dans la gestion d’une équipe. L’objectif du stage permet aux participants de :

  • accentuer leur aptitude naturelle à diriger en puisant dans leurs instincts
  • découvrir leur identité (son « animal intérieur ») et ses logiques d’adaptation, d’évolution
  • renforcer leur confiance en eux
  • comprendre les enjeux de pouvoirs qui se jouent au sein de la meute pour en devenir chef

Séminaire d’entreprises avec des loups – Vidéo publiée par Franceinfo (nouvelle fenêtre)

Des ouvrages pour approfondir le sujet :

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Slasheurs, des travailleurs aux multiples métiers

27 Nov

La société numérique transforme radicalement notre rapport au travail. De nouvelles manières de travailler apparaissent, de nouvelles trajectoires professionnelles surgissent. Depuis quelques années, une catégorie inhabituelle de travailleurs émergent ; on les appelle les slasheurs.

Slasheur (nouvelle fenêtre) (référence au mot anglais slash signifiant et/ou, qui indique une séparation entre plusieurs éléments simultanés) désigne des personnes qui par obligation économique ou par conviction et par choix cumulent plusieurs métiers en même temps. Ils seraient 4,5 millions en 2016, soit 16% des actifs et 60% le seraient par choix. 34 % de ces travailleurs multitâches consacrent au moins 10h par semaine à leur deuxième activité, qui n’a souvent rien à voir avec la première. 22% des moins de 30 ans cumulent au moins deux emplois.

Le schéma traditionnel exercer un métier toute une vie n’est plus adapté aux mutations rapides du marché du travail, ni aux désirs des nouvelles générations ultra connectées, qui souhaitent conjuguer travail et plaisir et se construire une vie professionnelle sur mesure. Mais le phénomène touche à peu près toutes les générations : trentenaires, quadras, quinquas, séniors.

  • Devenir slasheur par choix :

Les slasheurs allient souvent un métier de raison et un autre de passion. Ces travailleurs sont prêts à travailler plus pour faire un boulot qu’ils aiment. Ils rêvent d’un emploi qui soit le reflet de leur personnalité et leur permettent de s’épanouir, conscient qu’il ne connaitront jamais le plein-emploi, ni la retraite. Ne pas choisir entre plusieurs métiers, être libre de faire le travail que l’on aime sans se limiter à un cadre, et surtout ne pas s’ennuyer ! Besoin de liberté et d’autonomie sont les maîtres mots de ces slasheurs qui ont choisi de l’être. « Tous revendiquent et adoptent un nouveau mode de vie dans lequel travail rime avec épanouissement personnel, curiosité, envies, auto-apprentissage et sens ». Marielle Barbe auteur de Profession slasheur .

  • Devenir slasheur par nécessité :

Beaucoup de ces travailleurs multitâches le deviennent par nécessité. Leur salaire ne leur offre pas un niveau de vie suffisant et ont besoin d’autres sources de revenus, conséquence de la précarité de l’emploi liée à la généralisation de contrats de courte durée et aux salaires faibles. Ils doivent s’adapter aux changements du monde du travail.

Les outils numériques et les réseaux sociaux facilitent l’émergence de ces travailleurs à multiples métiers (nouvelle fenêtre). Les plateformes de l’économie collaborative permettent de travailler partout tout le temps, la frontière entre la vie professionnelle et la vie personnelle s’estompe. Des sites de mise en relation entre demandeurs et recruteurs ont émergé de partout. La simplification du statut de l’auto entrepreneur (nouvelle fenêtre) contribue aussi à ce phénomène. Permettant de monter son activité plus facilement et à moindres risques, ce régime favorise l’exercice d’une activité indépendante en complément d’un emploi salarié. Cumuler plusieurs emplois a pour but de compléter les revenus procurés par l’activité principale.

  • Les avantages : avoir des compétences variées, s’adapter facilement aux changements, ne pas dépendre d’une seule entreprise, donc avoir une plus grande indépendance, une plus grande liberté, s’assurer une stabilité dans un univers de moins en moins stable…
  • Les inconvénients : slasher implique de jongler entre plusieurs emplois du temps, une prise de risque, un manque d’argent ou de stabilité financière, un manque d’accès aux avantages du salariat, une gestion difficile de son temps de travail, une précarité…

Des exemples de slasheurs, slasheuses connus  ou moins connus :

Alors demain, tous slasheurs ? Ces travailleurs aux multiples métiers seront-ils les mieux préparés pour répondre et s’adapter aux changements de la société ?  L’OCDE estime que les jeunes de moins de 30 ans n’exerceront pas moins de 30 métiers, dont la plupart n’existent pas encore. Quoi qu’il en soit, ce phénomène annonce un nouveau rapport au travail.

Des ouvrages pour en savoir plus :

Profession Slasheur Marielle BarbeEloge de la mobilité Moi, petite entreprise

Travail, la soif de liberté

Que penser du télétravail ?

30 Oct

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De plus en plus répandu, le télétravail gagne du terrain car il séduit les employés et les employeurs. Selon une enquête IPSOS datant de novembre 2016, il concernerait 14% des salariés… Alors quels sont les avantages ou les inconvénients de cette nouvelle forme de travail ?

Les salariés sont eux, très favorables au télétravail. Toujours selon l’enquête IPSOS, plus de 50% des personnes interrogées invoquent une productivité améliorée, plus de sérénité pour accorder certaines obligations familiales et le travail, mais aussi la suppression des transports certains jours, ce qui, dans les régions à forte densité de population autour des grandes villes peut-être très confortable.

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Cependant, il ne faut pas écarter les interrogations comme:

  • la possibilité de s’imposer une pression en se laissant envahir par les tâches professionnelles qui pourraient empiéter sur la vie privée.
  • La nécessité de faire évoluer les outils informatiques pour rendre ce télétravail parfaitement efficace.
  • Adapter les pratiques managériales pour la cohésion des équipes avec ce paramètre de travail à distance.
  • le risque d’isolement par rapport aux collègues.

Certains employeurs peuvent être un peu frileux quant aux dérives que pourraient engendrer cette autonomie. Par exemple, certains d’entre eux craignent que le temps de travail ne soit pas respecté. Pourtant l’Etude réalisé par Greenworking(nouvelle fenêtre) en 2012 pour le Ministre chargé de l’Industrie, de l’Énergie et de l’Économie numérique, signalait déjà que les salariés étaient entre 5 et 30% plus efficaces. A la même époque Total, remarquait que parmi les 120 salariés qui testaient le télétravail 1 à 2 jours par semaine depuis plusieurs mois que 97% d’entre eux étaient satisfaits. Ils ressentaient moins de fatigue due aux transports et une harmonie plus prononcée entre travail et vie privée.

L’élaboration d’une organisation autour de cette évolution majeure dans le monde du travail est nécessaire. Il faut trouver un équilibre, et adapter le télétravail aux besoins des entreprises.

C’est pour cette raison que le télétravail a besoin d’un cadre. Les  ordonnances Macron du 22 septembre 2017 ont prévu pour cela des articles dans le code du travail numérique(nouvelle fenêtre), applicable au 1er janvier 2020, pour réguler et sécuriser cette mobilité professionnelle.

A l’heure actuelle, des pratiques existent déjà concernant le télétravail, que le nouveau code du travail entérinera :

  • Son accès s’octroie par le biais d’ un accord contractuel (qui peut-être sous forme d’avenant) entre l’employeur et l’employé. Le code du travail viendra officialiser cette pratique en proposant une signature d’un accord collectif ou d’une charte validée au préalable.
  • les articles prévoient également qu’une charte établie doit faire stipuler les conditions du statut de télétravail pour les employés, les dispositifs pratiques (comme le matériel, les connexions et les frais d’électricité) les règles de contrôle et les plages horaires.
  • Les ordonnances doivent pouvoir assurer la sécurité des salariés, et prendre en charge les éventuels accidents du travail.

Aujourd’hui la Fonction Publique est aussi concernée. La Mairie de Paris (nouvelle fenêtre) a d’ailleurs déjà tenté l’expérience.

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Pour la suite des conditions et du cadre légal du télétravail, rendez-vous en 2020.

Si vous souhaitez en savoir plus, vous trouverez ces ouvrages à la Médiathèque de Levallois :

 

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