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Santé et sécurité au travail : le travail sur écran

23 Nov

Avec l’irruption massive des nouvelles technologies (TIC) dans les différentes sphères de l’entreprise, le nombre de personnes travaillant sur ordinateur n’a cessé d’augmenter.  En quelques années,  l’écran est devenu un outil de travail essentiel …

Mais si la situation de travail n’est pas bien adaptée, le travail sur écran peut engendrer des troubles physiques et psychologiques.

Quels sont les facteurs de risques liés au travail sur écran ?

Les principaux sont la fatigue visuelle, les  troubles musculo-squelettiques (TMS) et le stress.

  • Les troubles visuels

Tired business person with headache in workIl suffit de passer quatre heures devant un écran pour que les premiers symptômes de fatigue visuelle se manifestent :

Sécheresse des yeux, picotements, sensations d’éblouissements,  myopie temporaire, maux de tête,  troubles de la fixation et de la concentration… . Autant de symptômes dus en partie à la fameuse lumière bleue ou encore la luminosité excessive de  l’écran.  Une  distance trop rapprochée entre vos yeux et l’écran est également un facteur de risque de fatigue visuelle. De son côté, l’air ambiant, s’il est très sec, est aussi susceptible d’aggraver les irritations.

  • Les troubles musculo-squelettiques (TMS)

Les TMS générés par le travail sur écran sont multiples. Ils sont liés à une posture statique inadaptée pendant de longues heures.ob_0a8964_la-mauvaise-posture-2420

Les muscles et tendons touchés sont essentiellement ceux de la nuque (cervicalgie, tendinite cervico-brachiale…), du coude (épicondylite) des épaules (tendinite, capsulite…), de la région lombaire (contracture musculaire, lombalgie…) des poignets et des mains (syndrome du canal carpien…).

  • Les troubles psychosociaux

Travailler  quotidiennement de manière prolongée sur écran peut engendrer des situations de stress pouvant nuire à la performance et à la santé du salarié. Un facteur souvent négligé mais qui peut avoir de graves répercussions. La pression du temps dû à un travail à effectuer dans des délais trop courts, la multiplicité des tâches ou bien la lenteur de l’ordinateur dans ses réponses provoquent des tensions psychologiques qui peuvent déclencher  des troubles musculo-squelettiques.

Comment prévenir les risques du travail sur écran ?

Quatre principes fondamentaux :

  1. Prévoir un bon aménagement du poste de travail

Pour ajuster le poste de travail, pensez à :

  • Régler la hauteur du dossier, pour qu’il soutienne le bassin et la région lombaire.
  • Régler la hauteur de l’écran : le haut de l’écran doit être au niveau des yeux face à soi
  • Veiller à la distance œil- écran : de 50 à 90 cm, celle-ci ne doit jamais être en dessous de 40 cm.
  • Adapter l’éclairement en réglant l’intensité lumineuse et le contraste, en privilégiant un affichage sur fond clair et en réglant la fréquence de régénération de l’image.
  • Laisser au moins 10 cm entre la barre d’espacement du clavier et le rebord du bureau

     2.  Adopter une bonne position face à l’écran

Bien s’asseoir devant son bureau :dmeu_affichob105_1_std_lang_all

  • Prendre appui avec les mains sur le bureau et s’assoir en gardant le tronc légèrement incliné et en utilisant les muscles des cuisses pour contrôler votre descente.
  • Caler le bassin à l’arrière du siège.
  • Régler la hauteur de la chaise de façon à ce que les membres inférieurs forment des angles de 90° :
    • au niveau des hanches, entre les cuisses et le tronc
    • au niveau des genoux, entre les cuisses et le bas des jambes
    • au niveau des chevilles, entre la jambe et le pied.

     3.    Veiller à votre confort visuel

  • Régler la hauteur écran : Le haut de l’écran doit être à la hauteur des yeux lorsque l’utilisateur est assis le dos droit, ni plus bas, ni plus haut. Petite exception : le moniteur doit être un peu plus bas pour les porteurs de certains verres progressifs. Par contre, les personnes disposant d’un écran posé sur une unité centrale horizontale doivent remonter leur siège pur avoir leur regard au niveau du haut de l’écran.
  • Veiller à l’orientation de votre écran: le moniteur doit être perpendiculaire à une fenêtre. Ainsi, la luminosité sera idéale pour éclairer l’écran sans éblouir ou créer de reflets gênants. Aux fenêtres, des stores sont conseillés pour pouvoir régler le niveau de luminosité. Ainsi, il est conseillé de disposer d’un fond clair et de régler la luminosité et le contraste de l’écran de façon optimale
  •  Penser à reposer vos yeux en  les détournant régulièrement de l’écran.  Pour éviter la sécheresse oculaire et les sensations de picotements, quelques clignements des yeux suffiront.

      4.    Travailler détendurelax

N’oubliez pas de faire des pauses régulières pour vous détendre les muscles et le cerveau !

  • Faire des étirements
  • Détendre le dos
  • Assouplir les poignets
  • Dégourdir les jambes

Conclusion

Près d’un salarié sur trois souffre de troubles musculo-squelettiques et 6 salariés sur 10 font un lien direct entre ces troubles et leur travail sur écran. Souvent exercé pendant plusieurs heures consécutives, souvent dans des conditions pas du tout optimisées, il est du devoir de prendre les mesures nécessaires pour remédier aux risques constatés.

En complément des efforts portant sur la réduction des risques environnementaux (organisation du travail, management, aménagement et équipements des postes..), le  Code du travail (nouvelle fenêtre)  précise, à  cet effet,  que l’employeur se doit d’informer et de former ses salariés sur les modalités d’utilisation de l’écran et de l’équipement de travail.

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Le bien-être au travail en 8 dates

9 Nov

Toujours attentifs à vous proposer des pistes pour que vous vous sentiez bien dans votre vie professionnelle, les rédacteurs de B.R.E.F. vous propose 8 dates à noter dans vos agendas dès aujourd’hui.

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Autour de 140 conférences, se tiendront des témoignages sur la qualité de vie au travail, des ateliers, des informations sur le télétravail et l’épuisement professionnel.

Vous y trouverez des éléments sur les nouvelles technologies et leurs effets sur le stress. On parlera aussi de la méditation du cerveau !

De nombreux experts du bien être et des conférences à caractère philosophique ou psychologiques.

Pour les équipes de managers soucieux du bien-être de leurs équipes.

Des ateliers sur la confiance, la sophrologie et le dialogue social. Des partages et des expériences en perspective.

Trois grandes directions pour ce salon : l’individu en puissance, l’entreprise en mouvement et l’écosystème augmenté. Toujours avec des ateliers proposés.

Les femmes se réunissent en équipes de football et se lancent dans un tournoi… et réflexion sur la place du sport dans le travail.

LA question du salon autour de rencontres: a-t-on encore besoin de leaders dans un monde digital ?

Alors que vous soyez à Strasbourg, à Bordeaux, à Toulouse, à Lyon ou à Paris,  au mois de novembre vous pourrez vous informer sur le sujet.

Le site My happyjob (nouvelle fenêtre) le webzine du bien-être au travail et expert dans ce domaine où nous avons trouvé ces précieuses informations, vous informe régulièrement sur ce sujet.

A La Médiathèque de Levallois :

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Le bonheur au travail serait-il dans le secteur public ?

26 Oct

 

Selon une récente étude du Cevipof (nouvelle fenêtre), centre de recherches politiques de Sciences Po, menée par Luc Rouban (nouvelle fenêtre), les salariés se déclarent plus heureux dans la fonction publique (63 %) que dans le secteur privé (56 %), et la rémunération est moins importante pour eux que le cadre de travail.

Une conclusion qui peut surprendre. Ceux qui sont les plus heureux se trouvent parmi les cadres de catégorie A de la fonction publique territoriale, c’est-à-dire les hauts fonctionnaires des collectivités locales (régions, départements, villes…) : 70 % d’entre eux se disent heureux de travailler. S’ensuivent leurs collègues de la fonction publique d’État 66 %, en particulier les enseignants du supérieur et 59% issus de la fonction publique hospitalière.

En se penchant de plus près sur l’étude, on observe que la satisfaction des cadres varie avec l’âge. Dans le privé comme dans le public, la satisfaction des cadres suit une courbe en U. Entre 25 et 34 ans, ces derniers déclarent 69 % de satisfaction dans le public, contre 61 % dans le privé. On bascule à 62 % dans le public et 58 % dans le privé entre 35 et 49 ans, ce qui peut s’expliquer avec la période où beaucoup de salariés (cadres ou non) tentent d’accorder au mieux investissement professionnel et vie familiale. Et pour ce qui est des séniors, la satisfaction des cadres remonte en moyenne à 73 % dans le public et à 66 % dans le privé.

D’après l’étude de Luc Rouban,

« Le niveau de satisfaction à l’égard de son emploi ne dépend que faiblement du niveau de revenu ou du niveau de diplôme »

Les motifs de satisfaction, quant à eux, s’avèrent différents. Les cadres du privé et leurs homologues fonctionnaires ne sont pas motivés par les mêmes objectifs. 24 % des cadres dans le public mettent en avant le sentiment de leur utilité sociale, contre seulement 8 % des cadres dans le privé. À l’inverse, 19 % des cadres du privé se lèvent le matin pour leur rémunération contre 7 % des fonctionnaires de catégorie A.

Si les cadres du privé avouent porter moins d’intérêt pour leur travail (12 % contre 22 %) que les cadres de la fonction publique, ils sont en revanche deux fois plus préoccupés par l’idée de préserver leur emploi (13 % contre 5 %). Cela laisse à penser qu’ils sont plus stressés, donc moins heureux ?

Quelques ouvrages pour préparer les concours de la fonction publique :

Le droit public en 20 leçons   Réussir l'épreuve d'entretien  Les collectivités territoriales en france  Le guide des concours fonction publique

 

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