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Egalité hommes/femmes en entreprise : quoi de neuf ?

28 Sep

Dénoncer publiquement les mauvaises pratiques des entreprises, c’est la technique du « name and shame » (nommer et blâmer) inspirée par les États-Unis. Le secrétariat d’État à l’égalité entre les femmes et les hommes a ainsi dénoncé les « mauvais élèves » de la parité professionnelle. Cela concerne 10 entreprises, parmi elles : ST Microelectronics, Nokia, Neopost, Arcelor Mittal, Genfit… qui ont le moins respecté l’objectif de « féminisation des instances », c’est-à-dire celles qui comptent le moins de femmes parmi leurs dirigeants.

En France, 3% des présidents directeurs généraux (PDG) uniquement sont des femmes. Elles ne représentent que 14,5% des cadres, c’est-à-dire des postes où on est responsable d’une équipe en entreprise. En bref, pour un emploi identique, les femmes gagnent moins que les hommes. Là où un homme est payé 2 000 €, une femme est en moyenne payée 1 628 €. De nombreuses lois ont été votées pour corriger ces injustices. L’une des plus récentes prévoit que les conseils de direction des entreprises soient composés d’au moins 40 % de femmes.

Il existe encore des secteurs professionnels très masculins et il est difficile dans ce cas que les femmes soient justement représentées parmi les dirigeants. C’est ce qu’a souligné un dirigeant de Nokia, l’un des « mauvais élèves » dénoncés par le gouvernement. Les différences de salaire s’expliquent par l’importance du travail à temps partiel chez les femmes mais aussi par une forme de discrimination des employeurs. Ajoutons à cela qu’avoir des enfants peut freiner le développement d’une carrière.

Début septembre 2017, Sophie Binet (secrétaire générale adjointe de l’ UGICT CGT) avait alerté sur les effets négatifs que pourraient avoir ces ordonnances sur les femmes actives ainsi que leur impact vis-à-vis de l’égalité hommes/femmes. « Cette réforme est une menace pour les femmes parce que celles-ci sont concentrées dans les plus petites entreprises, là où désormais nous pourrons négocier sans délégué syndical et donc revoir à la baisse les primes, le treizième mois, la prime d’ancienneté… Donc il pourrait y avoir un dumping (décharge) sur les droits des femmes », argue la cégétiste.

Parmi les mesures dénoncées, on peut citer le plafond « très faible » des indemnités prud’hommales, « qui s’appliquera demain par exemple si vous êtes licenciée par manque de disponibilité en raison de votre situation de famille ou en raison d’un handicap ».

Le texte regrette non seulement « l’inversion de la hiérarchie des normes », citant les droits familiaux qui pourront « être remis en cause par accord d’entreprise », comme « les congés enfants malades pris en immense majorité par les femmes », « l’allongement du congé maternité » mais aussi « l’allègement du temps de travail des femmes enceintes. »

« Mon message est toujours de dire aux entreprises considérant que le sexe de la personne n’a pas d’importance tant qu’elle a les compétences requises pour le poste, qu’elles sont sclérosées dans une pensée en fin de parcours », explique Marie Donzel (nouvelle fenêtre) à la tête de Donzel et Compagnie (société qui a assuré la matinée de sensibilisation pour les 10 entreprises les moins bien classées). « L’entreprise s’inscrit dans un contexte démocratique. Elle doit ainsi agir à l’épanouissement des individus, apporter une plus-value sociale. »  

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Ça s’est passé le… 29 avril 1945

29 Avr

 Les femmes votent pour la première fois en France !

C’est le 21 avril 1944 que les femmes obtiennent le droit de vote suite à leur engagement dans la résistance pendant la guerre. Ce jour-là, le Général De Gaulle ratifie une ordonnance à Alger, dont un article stipule : « Les femmes sont électrices et éligibles dans les mêmes conditions que les hommes. »

C’est un an après, le 29 avril 1945 que les femmes peuvent enfin déposer leur bulletin dans l’urne pour les élections municipales.

Les Françaises restent à ce moment-là, parmi les dernières femmes à obtenir ce droit au sein du monde occidental.

 La victoire de cette lutte de longue haleine, doit-être attribuée à de nombreuses femmes qui se sont battues et qui ont élevé leurs voix, pour prétendre à un droit qui était réservé aux hommes. On considérait à l’époque que les femmes, les domestiques ou les pauvres n’avaient pas droit au chapitre à cause de leur dépendance financière et n’étaient pas à même de choisir un représentant politique.

Grâce à des revendications de personnalités féminines comme Olympe de Gouges (nouvelle fenêtre) ou George Sand (nouvelle fenêtre), puis plus tard à des mouvements suffragistes ou d’intellectuelles activistes comme Louise Weiss (nouvelle fenêtre), entre les deux guerres mondiales, le combat pour le droit de vote des femmes  progresse à travers des étapes déterminantes comme les propositions de loi par la chambre des députés mais hélas repoussées  par le Sénat. Par la suite l’idée a fait son chemin jusqu’à ce 29 avril 1945.

Malgré cette belle avancée qui cependant date un peu, on déplore aujourd’hui un déséquilibre criant quant à la proportion des femmes en politique. La France est largement à la traîne par rapport à de nombreux pays, selon l’édition 2016 du « Guide de la parité » (nouvelle fenêtre).

Pour aller plus loin….:

Ces femmes qui changent le monde de MA Le Rochais

Les oubliés de l'histoire VOD

Série en VOD

Louise Weiss de Bertin CéliaOlympe de Gouges de Catel et Bocquet

 

 

 

 

 

Ça s’est passé le… 08 et 09 avril

8 Avr

Europe1, en partenariat avec le Forum Elle Active, a organisé deux journées spéciales (nouvelle fenêtre) consacrées aux femmes dans le monde du travail en 2026, les 08 et 09 avril 2016 à Paris. Comment travaillerons-nous dans dix ans ? Comment se former et s’adapter ? Ces questions sont le fil conducteur de Elle Active (nouvelle fenêtre), le forum des femmes au travail.

Le Rapport mondial 2016 sur la parité entre hommes et femmes du forum économique mondial indique que la parité économique entre les sexes se fera dans 170 ans ! Il va falloir s’armer de patience et attendre donc 2186 !

Selon ce Rapport (nouvelle fenêtre), « le monde risque de gâcher un nombre alarmant de talents s’il n’agit pas rapidement pour réduire les inégalités entre les sexes qui peuvent compromettre la croissance et priver certaines économies de possibilités concrètes de développement ».

Égalité hommes-femmes dans le monde du travail : chiffres clés 2015 (nouvelle fenêtre).

Comment les femmes actives s’imaginent-t-elles dans dix ans ? Quel regard portent-elles sur les bouleversements en cours dans le monde du travail ? Ipsos a interrogé des hommes et des femmes constituant un échantillon représentatif de la population des actifs en France de plus de 18 ans, pour faire le point sur leur situation au travail, leurs perspectives de changement et leur vision du monde du travail dans dix ans. Il ressort de cette enquête (nouvelle fenêtre) que les Français sont prêts à s’adapter au changement, notamment les plus jeunes : mobilité, flexibilité, indépendance sont les mots qui qualifient le travail de demain.

Face à cette transformation, les femmes se déclarent prêtes :

  • à gagner en compétence
  • à se diriger vers les métiers à forte valeur ajoutée qui restent protégés
  • à investir le champ de ceux liés aux technologies numériques

Il faudra se former et s’adapter continuellement, parce que 50% des métiers du futur n’existent pas actuellement et que nous aurons certainement plusieurs vies professionnelles. Pour se former aux compétences numériques, les Moocs (nouvelle fenêtre), les cours en ligne, se multiplient. L’exemple d’un femme, Cécile Dejoux (nouvelle fenêtre), professeure d’université, montre cet engouement pour apprendre : 110 000 personnes on déjà suivi ses formations sur le management et les ressources humaines.

Il faudra travailler en mode start-up (nouvelle fenêtre). C’est un mode de travail collaboratif avec une prise de risques, caractérisé par la flexibilité des horaires, pouvoir travailler chez soi sans compter ses heures, tirer profit de l’essor de l’économie du numérique. L’espace du travail sera aussi transformé. Le bureau sera nomade et hybride. Les espaces d’un genre nouveau fleurissent partout, comme l’explique l’article de Patricia D. sur ce blog.

Dans ce monde du travail en pleine recomposition, les femmes devraient profiter pleinement de ces transformations. Aujourd’hui, nous assistons à une révolution des compétences. Cette révolution des compétences pourrait jouer en faveur des femmes, d’après l’article de Mara Swan de ManpowerGroup du 18/01/2017 (nouvelle fenêtre) :

À l’avenir, ce n’est plus le sexe qui comptera, ce seront les compétences – les femmes auront un accès à l’emploi égal à celui des hommes, bénéficieront de la même représentation  et auront accès aux mêmes opportunités professionnelles à des salaires équivalents.

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