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La reconversion professionnelle en 2018 : quoi de neuf ?

4 Oct

Selon une étude réalisée par Odoxa en 2017(nouvelle fenêtre), 85% des Français seraient favorables à une reconversion professionnelle. La plupart d’entre eux est d’avis qu’il est bon de changer de métier au moins une fois dans sa vie et juge la reconversion comme une opportunité plutôt que comme une contrainte liée au chômage. B.R.E.F. s’est penché sur la question.

Changer de carrière professionnelle attire de plus en plus de Français. La preuve : 50% des actifs auraient déjà changé de métier au moins une fois dans leur vie (dont 60% des 50-64 ans) et le reste de la population est deux fois plus tenté par l’opportunité (32% des actifs pourraient « changer de métier sans que l’occasion ne se soit pour le moment présentée ») tandis que 17% affirment qu’ils ne pourraient pas changer de métier.

Du côté de la formation professionnelle, ce qui va changer :

Tout d’abord la réforme de la formation professionnelle, prévue par le gouvernement, a pour objectif de simplifier un système devenu trop complexe et de donner la liberté à chacun de choisir sa formation et de se former quand il le souhaite.

« Parce qu’aujourd’hui, souligne Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, notre système de formation professionnelle n’est pas juste et aggrave l’inégalité des chances. Les ouvriers ont deux fois moins de chance d’être formés que les cadres, les salariés des TPE-PME ont deux fois moins de chance que ceux des grandes entreprises. » 

  • Ainsi le gouvernement va faire évoluer le compte personnel de formation (CPF) (nouvelle fenêtre) afin qu’il soit consolidé comme « un droit personnel » et qu’il soit surtout beaucoup plus pratique. L’ambition de ce CPF nouvelle génération est de former 4 à 5 fois plus de personnes chaque année. À l’heure actuelle crédité en heures, ce compte le sera en euros à partir du 1er janvier 2019.
  • Le congé individuel de formation (CIF) (nouvelle fenêtre), dispositif jusqu’à présent utilisé pour évoluer professionnellement et/ou se reconvertir avec une formation de longue durée, laissera place au CPF de transition à compter de cette même date.
  • La réforme prévoit également la mise en place d’une appli web qui simplifiera l’accès à la formation. Cette application CPF permettra d’identifier une formation et de s’y inscrire directement. Elle devrait être exploitable à la rentrée 2019.
  • Le Conseil en évolution professionnelle (CEP), mis en place depuis 2015, est un service gratuit qui permet aux salariés, demandeurs d’emploi, indépendants, artisans… de faire le point sur leur carrière professionnelle. Il permet de bénéficier de conseils personnalisés pour changer de métier, évoluer dans son entreprise… Ce dispositif d’accompagnement est renforcé avec la nouvelle loi du 1er août 2018 votée par le Parlement (nouvelle fenêtre).

La loi Avenir professionnel (nouvelle fenêtre) (article du blog du 13 septembre 2018) élargit les droits à l’assurance chômage en cas de reconversion :

« Après une démission pour reconversion professionnelle, les salariés pourront percevoir l’allocation d’assurance chômage dès le 1er janvier 2019. Conditions : démissionner en ayant un projet de création d’entreprise (nouvelle fenêtre) ou de reconversion professionnelle (nouvelle fenêtre) qui nécessite le suivi d’une formation. Ce projet devra être obligatoirement validé par une commission paritaire interprofessionnelle régionale. » (source: article du 31 août 2018 publié sur le site StudyramaPro.com)

 

              changez de vie professionnelle 

 

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Loi du 1er Août 2018 : « Pour la liberté de choisir son avenir professionnel »

13 Sep

Un an après les ordonnances réformant le code du travail, un second texte cette fois-ci davantage destiné aux actifs (salariés, demandeurs d’emploi, jeuneAvenir-professionnel-1s et aussi indépendants) a été voté à l’assemblée le mercredi 1er Août 2018.

Objectif du texte porté par la ministre du travail,  Muriel Pénicaud : « sécuriser les personnes et leurs parcours ». En clair, leur donner des moyens de faire face aux aléas d’une vie professionnelle de moins en moins linéaire.

Les trois mesures phares de la Loi concernent les droits au chômage, à la formation et à  l’apprentissage

Assurance-chômage

Nouvelles dispositions pour les démissionnaires, les indépendants et les demandeurs d’emploi

  • Un droit au chômage pour les démissionnaires

Les salariés démissionnaires pourront bénéficier, tous les cinq ans, de l’indemnisation chômage, mais à certaines conditions. Ils devront notamment être en capacité de prouver qu’ils ont un “projet d’évolution professionnelle présentant un caractère réel et sérieux”, c’est-à-dire avec la volonté d’une reconversion qui nécessite de suivre une formation, ou de créer ou reprendre une jlp-demissionnaire-avec-projet-eab8dentreprise. Le salarié démissionnaire devra aussi faire valider son plan de carrière en amont par Pôle emploi, et son projet sera ensuite évalué en aval. La durée d’indemnisation reste de son côté inchangée, la même que pour n’importe quel chômeur.

  • Une indemnité forfaitaire pour les indépendants

Les indépendants, quant à eux, ne bénéficieront pas d’ouverture de l’assurance-chômage aux indépendants mais auront droit en revanche à une “indemnité forfaitaire”. Seuls les entrepreneurs qui auront fait l’objet d’une liquidation ou d’un redressement judiciaire sont concernés. Le montant et la durée de l’indemnité forfaitaire sont fixés à 800 euros pour une durée de six mois.

  • Des sanctions plus lourdes

Une absence lors d’un rendez-vous à Pôle emploi ne devrait plus être sanctionnée par deux mois de radiation, mais par quinze jours.ob_0abbc8_27-02-2017-09-37-45 En revanche, les chômeurs qui seront en “insuffisance” de recherche d’emploi verront leurs sanctions augmenter : un mois pour un premier manquement, deux mois pour un deuxième manquement, et quatre mois pour un troisième manquement. Un manquement équivaut à deux refus d’une offre raisonnable d’emploi, au refus d’actualisation de son profil, à l’absence à une visite médicale ou encore au refus d’un contrat aidé, d’apprentissage ou de professionnalisation.

Le texte instaure l’expérimentation d’un journal de bord pour une durée de dix-huit mois à compter du 1er juin 2019 dans des régions qui seront désignées par arrêté. Les demandeurs d’emploi devront y compléter mensuellement un journal de bord en indiquant leurs démarches de recherche d’emploi à l’occasion du renouvellement de leur inscription.

La formation

Le Compte Personnel de Formation (nouvelle fenêtre)

  • Un compte désormais crédité en euros

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À compter du 1er janvier 2019, le compte personnel de formation (CPF) ne sera plus crédité en heures de formation mais en euros.  Aujourd’hui crédité de 24 heures (dans la limite de 150 heures), il basculera au 1er janvier 2019 à 500 euros par an avec un plafond de 5 000 euros. Les moins qualifiés bénéficieront d’un crédit de 800 heures plafonnés à 8 000 euros. Les heures déjà acquises seront converties en euros, au taux horaire de 14,28 euros.

  • Inscription en ligne :

Les salariés pourront choisir leur formation et s’inscrire en deux ou trois clics seulement, via une appli. Une sorte de « Tripadvisor de la formation », selon les termes de la ministre.

Création d’une nouvelle instance « France Compétences »

Cette nouvelle instance nationale de régulation intitulée France compétences (nouvelle fenêtre) assurera la répartition des financements entre les différents acteurs de la formation professionnelle et de l’apprentissage : branches professionnelles, opérateurs de compétences, Régions, opérateurs du Conseil en évolution professionnelle (CEP)…

L’apprentissage

 Nombreux changements pour les apprentis

  • Limite d’âge portée de 25 ans à « 29 ans révolus ».
  • Création d’une nouvelle classe de troisième « prépa-métiers » pour préparer l’orientation des collégiens, notamment vers l’apprentissage.
  • Temps de travail maximum porté de 35 à 40 heures par semaine, et de 8 à 10 heures par jour, pour certaines activités pour les apprentis mineurs.
  • Suppression du passage obligatoire aux prud’hommes pour licencier un apprenti pour faute grave ou inaptitude.
  • Aide de 500 euros accordée sans conditions de ressources à tous les apprentis d’au moins 18 ans désirant passer le permis de conduire.
  • Les contrats d’apprentissage pourront être conclus n’importe quand dans l’année, et non plus seulement les quatre premiers mois de l’année scolaire.
  • Dispositif Erasmus (nouvelle fenêtre) ouvert aux apprentis souhaitant se former à l’étranger.
  • Augmentation de 30 euros net par mois pour les apprentis de 16 à 20 ans. Une certification sera créée pour les maîtres d’apprentissage.
  • Création d’une aide unique, remplaçant trois aides et un crédit d’impôt, destinée aux entreprises de moins de 250 salariés employant des apprentis. Montant fixé par décret (6.000 euros la première année, 3.000 la seconde).
  • Financement des Centres de formation d’apprentis : les CFA seront financés au contrat, c’est-à-dire selon le nombre d’apprentis qu’ils accueillent. Obligation pour CFA et lycées professionnels de rendre publics chaque année leurs taux d’obtention des diplômes et d’insertion.

 

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Parenthèse Pro : le Bonheur en Entreprise

18 Juin

Parenthèse Pro est un nouveau concept de rencontre professionnelle semestrielle lancé par l’équipe du pôle de développement économique de la ville de Levallois. Le premier rendez-vous aura lieu le 26 juin 2018 de 8h15 à 12h à la Librairie Decitre du centre commercial SoOuest. Le Bonheur en entreprise est le thème retenu pour cette première rencontre.

Organisée en partenariat avec Playitagain, organisme de Formation-Théâtre d’Entreprise et la Librairie Decitre, cette édition réunira trois auteurs qui échangeront sur le thème retenu. Playitagain (nouvelle fenêtre) propose des actions de formation professionnelle, de coaching, de sensibilisation et d’animations d’évènements sous forme de saynètes de comédiens et formateurs, de vidéos, de jeux pédagogiques, d’animations ludiques, de jeux de rôles, d’interactivité entre les participants, dans le but de favoriser le dialogue.

La question du Bonheur au travail, ou appelé aussi Qualité de vie au travail (QVT),  est un sujet d’actualité de plus en plus débattu.

Avoir une vie professionnelle épanouie, le bien-être des salariés, mais aussi les risques psychosociaux (RPS) comme le stress, le burn-out, la souffrance au travail, la pénibilité, l’égalité professionnelle, autant de sujets qui font partie des principales préoccupations des entreprises.

En 2013, l’Accord National Interprofessionnel (ANI) a définit la notion de QVT comme étant « les conditions dans lesquelles les salariés exercent leur travail, et leur capacité à s’exprimer et à agir sur le contenu de celle-ci, déterminent la perception de la qualité de vie au travail qui en résulte ». Extrait de l’ANI du 19/06/2013 relatif à la QVT (nouvelle fenêtre), l’Anact (Agence Nationale pour l’Amélioration des conditions de travail) (nouvelle fenêtre).

Les trois auteurs invités à cette Parenthèse Pro sont :

De gauche à droite : Charlotte Ballero, Christine Barois, François Dupuy

 

À retenir :

Parenthèse Pro : le Bonheur en Entreprise
Mardi 26 juin 2018 de 8h15 à 12h / Librairie Decitre – Centre commercial SoOuest, 31 rue d’Alsace- 92300 Levallois
Inscription gratuite en ligne sur le site de la ville de Levallois (nouvelle fenêtre).

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