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Ça s’est passé le…12 avril 1961

12 Avr

Il y a 57 ans, le 12 avril 1961, Youri Gagarine (nouvelle fenêtre) est le premier homme à voler dans l’espace et avoir fait un tour complet en orbite autour de la terre. Héros mythique de la conquête spatiale, le Russe âgé alors de 27 ans, est le premier astronaute à contempler la terre vue de l’espace à bord de la capsule Vostok-1. C’est le premier vol habité. Dès lors, de nouvelles perspectives s’ouvrent, le retour sain et sauf de Youri Gagarine démontrant que l’homme peut aller dans l’espace.

Depuis cette date, 550 astronautes ont voyagé dans l’espace, dont 55 femmes, issus de 38 nationalités différentes. Aujourd’hui, des hommes et des femmes se relaient en permanence à bord de la station spatiale internationale (ISS) (nouvelle fenêtre).

L’astronaute Thomas Pesquet est le dixième Français à avoir voyagé dans l’espace.

 

Comment devient-on astronaute ?

En mars 2014, Thomas Pesquet (nouvelle fenêtre) est sélectionné pour partir 6 mois à bord de l’ISS. Il a été recruté parmi plus de 8 500 candidats et a suivi une formation intensive sur cinq ans.

Quand on va dans l’espace, on se retrouve dans l’immense univers. Il faut être solide dans sa tête, ne pas céder à la panique. Avant de partir, on nous fait donc passer des tests pour voir si on sait garder son calme. Par exemple, j’ai fait un entraînement de  deux semaines sous terre, sans voir le jour.

Interview de Thomas Pesquet pour le journal  1 jour 1 actu Astronaute ça te tente ? (nouvelle fenêtre)

Il n’y a pas d’école pour devenir astronaute. Ingénieur aéronautique, pilote de ligne, sportif expérimenté, multilingue, Thomas Pesquet cumule des compétences multiples qui lui ont permis de devenir cosmonaute. Recruté en 2009, il a réalisé cinq ans de préparation pour passer six mois de vol dans l’espace.

Prérequis pour poser sa candidature :

  • Avoir entre 27 et 37 ans, et mesurer plus de 1m53 et moins de 1m90.
  • Être titulaire d’un diplôme de 3ème cycle en physique, chimie, mathématiques, biologie, ingénierie ou médecine.
  • Avoir une expérience professionnelle de trois ans minimum ou une expérience de vol en tant que pilote.
  • Être au minimum bilingue anglais
  • Être titulaire d’un brevet de pilote est un plus mais pas indispensable
  • Avoir un certificat médical JAR-FCL3, classe2 remis par un médecin certifié médecine aéronautique.

En plus de 50 ans, l’Agence Spatiale Européenne (ESA) (nouvelle fenêtre) n’a recruté que 23 astronautes européens. Le dernier recrutement a eu lieu en 2009. Six candidats ont été retenus, après avoir franchis cinq étapes. Voici ces étapes :

  1. Étude des dossiers et sélection = 8 600 dossiers
  2. Tests de culture générale et scientifiques = 850 candidats retenus
  3. Tests psychomoteurs, médicaux, de personnalité et jeux de rôle = 192 candidats retenus
  4. Tests approfondis = 45 candidats
  5. 10 sont sélectionnés après un entretien d’embauche

Sur ces 10 candidats, 6 sont recrutés !

Vous l’avez compris, on ne devient pas astronaute du jour au lendemain. Il faut une excellente santé car dans l’espace le corps est mis à rude épreuve, aimer le travail en équipe, être extrêmement sportif (stage de survie en milieu hostile), être très motivé et le vouloir très fort…

L’Agence Spatiale Européenne organisera une prochaine campagne de recrutement en 2020. Une nouvelle mission spatiale sera lancée : l’exploration de la planète Mars avec ExoMars 2020. Alors, envie de tenter votre chance pour un voyage sur Mars ?

Si vous voulez tout savoir sur la planète Mars, retrouvez l’article du blog Liseur et du blog Cin’Eiffel.

Mais l’aérospatiale ne se résume pas qu’aux astronautes ! C’est aussi de nombreux métiers passionnants dans de grandes entreprises… Secteur à la pointe de l’innovation, l’industrie aérospatiale recrute de jeunes diplômés de tous niveaux.

Les métiers de l’industrie aéronautique et spatiale de l’Onisep (nouvelle fenêtre) recense de nombreux métiers dans ce domaine.

Pour approfondir le sujet, quelques ouvrages pour les plus jeunes

Les astronautesLe petit manuel de l'astronomie  Comment on fait pipi dans l'espace

Et pour les moins jeunes

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Zoom sur le métier de… brasseur

15 Mar

Voici un métier artisanal qui a le vent en poupe et qui séduit. De nombreuses bières régionales fleurissent avec leurs spécificités et leur originalité.

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. Consommez avec modération.

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Ce métier a connu une perte de vitesse depuis le début du XXème siècle. En 1980, il ne restait que 20 brasseries dans tout l’hexagone. Puis l’intérêt pour ce métier est réapparu. Aujourd’hui, on compte plus de mille brasseries sur le territoire.

On estime l’invention de la bière aux alentours de 6000 ans avant J.C. en Mésopotamie (Nord-Est de la Syrie et Nord de l’Irak actuels). À cette époque on appelait cette boisson Sikaru (Pain liquide) et elle constituait la base de l’alimentation. En effet, la bière était faite à partir de petites galettes d’épeautre et d’orge cuites au four que l’on faisait tremper dans l’eau. Pouvait alors commencer la fermentation qui produit de l’alcool. Ce processus rendait les céréales digestibles. Ce breuvage pouvait être additionné de cannelle, de miel ou d’autres épices. Le Sikaru apprécié et connue des peuples de Chaldée (maintenant Irak, Koweït) et d’Assyrie (Syrie,Liban,Palestine), il devient monnaie d’échange et commence à se répandre et se disséminer à travers le monde.

Si cet artisanat suscite un engouement et qu’il se développe, il reste un métier de passionné et il n’existe pas de formation spécifique.

Cependant, vous pouvez consulter la fiche métier (nouvelle fenêtre) ainsi que sa description et plus d’informations si vous le souhaitez, sur le site du CIDJ.com (nouvelle fenêtre).

Si le travail de brasserie de bière vous paraît nébuleux et que vous souhaitez en savoir plus, vous aurez l’opportunité de rencontrer des brasseurs parisiens lors du Salon des Brasseries artisanales Parisiennes (nouvelle fenêtre).

 

Salon des Brasseries Artisanales Parisiennes #2

Ce salon se tiendra samedi 17 mars 2018 à l’Institut Supérieur Clorivière à Paris de 10h à 20h. Seront reçus dans cet espace plus de vingt brasseries artisanales d’Île-de-France. Vous pourrez ainsi découvrir les produits mais aussi découvrir le métier de brasseur.

Devenir clown à l’hôpital : un engagement mais aussi un métier…

26 Fév

Depuis plus de 15 ans en France, plusieurs hôpitaux accueillent dans leurs services de pédiatrie des équipes de clowns. Faire venir des clowns dans un hôpital, c’est aussi affirmer qu’en ce lieu de vie, la culture et l’artistique ont toute leur place…

Depuis 2015, le métier de clown hospitalier est reconnu par décret et est enregistré au RNCP : Répertoire National des Certifications Professionnelles (nouvelle fenêtre).

Une véritable reconnaissance pour ces comédiens qui  interviennent auprès des enfants mais aussi, de plus en plus, dans des services de gériatrie ou des maisons de retraite.

chambre clown       maison retraite

La formation

Le diplôme de « clown hospitalier » est délivré par l’association  « Le Rire médecin » (nouvelle fenêtre).

rire medecin

Depuis sa création en 1991, Le Rire Médecin concourt à l’expansion du métier de clown à l’hôpital, en France comme à l’étranger et accompagne la naissance, ou l’essor, d’associations ayant une vocation similaire.

Depuis avril 2011, l’Institut de formation du Rire Médecin propose également une formation aux comédien(ne)s qui souhaitent exercer le métier de clown en établissements de soins.

Il s’agit d’une formation de cinq mois au cursus très dense qui comprend des modules sur l’oncologie, la réanimation, la gériatrie, les soins palliatifs, la douleur, le deuil ou « l’éthique médicale et l’éthique du clown ». Elle s’adresse à des comédien(ne)s professionnel(le)s qui possèdent une solide expérience de spectacle vivant déjà formé(e)s dans des lieux tels que le Samovar (nouvelle fenêtre), l’APIAC (nouvelle fenêtre) ou l’école internationale de théâtre de Jacques Lecoq (nouvelle fenêtre) .

La formation a pour objectif  de leurs transmettre :

  • Les techniques artistiques et les savoir-faire qui permettent d’adapter le jeu en duo au milieu de soins.
  • Une connaissance approfondie de l’univers hospitalier, de ses spécificités, contraintes et potentialités.
  • Les éléments de vocabulaire médicaux et psycho-sociaux qui permettent d’interagir avec les équipes soignantes et de collaborer avec elles.

La formation s’effectue sous forme d’ateliers, de cours sur les pathologies et repose sur une immersion en milieu hospitalier. L’apprentissage sur le terrain s’effectue  avec des comédiens-clowns du Rire Médecin, ce qui  permet d’acquérir une véritable expérience pratique et  de les initier aux spécificités du jeu dans les établissements de soins accueillant différents publics en situation de vulnérabilité.

Devenir clown à l’hôpital

À terme, les diplômés disposent du bagage nécessaire pour se faire embaucher par une association ou créer leur propre compagnie.

Il existe plusieurs associations (nouvelle fenêtre) dont l’activité est entièrement  dédiée à l’intervention régulière de clowns professionnels en structures de soins.

poeme fin

Les clowns de l’espoir (nouvelle fenêtre)

Cie du bout du nez (nouvelle fenêtre)

Bises de clown (nouvelle fenêtre)

Les Clowns Stéthoscopes (nouvelle fenêtre)

123 Soleil (nouvelle fenêtre)

Soleil Rouge (nouvelle fenêtre)

Vivre aux Eclats (nouvelle fenêtre)

Etoil’clown (nouvelle fenêtre)

Eclats de l’île (nouvelle fenêtre)

 

« Être clown à l’hôpital, c’est être à l’écoute de ce qui vit au moment présent dans le respect de chacun : enfant, parent, personnes âgées, soignant. Le clown ne cherche pas à faire à tout prix mais offre un espace possible de jeu à partir de ce qu’il perçoit de son auditoire ».

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