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Zoom sur le métier de…métallier, métallière

19 Nov

Le salon Metalexpo (nouvelle fenêtre) aura lieu du 20 au 23 novembre 2018 à Paris. Ce salon international a pour objectif de valoriser la diversité des savoir-faire professionnels des métiers du bâtiment, et est entièrement dédié à l’utilisation de métaux dans la construction. À cette occasion, B.R.E.F. a choisi de faire un zoom sur le métier de métallier/ère, métier pas toujours connu du grand public.

La métallerie est la branche de bâtiment regroupant les corps de métier qui fabriquent et posent des installations métalliques sur une construction. C’est un secteur comprenant plusieurs métiers. La métallerie est forte de 64 500 personnes et compte 17 000 entreprises. Considérée comme un secteur d’avenir, la métallerie est très utilisée dans la construction pour des raisons de solidité, de légèreté, d’esthétique et de rapidité d’exécution dans la réalisation des ouvrages. De plus le métal est 100% recyclable : il n’entraine que très peu de déchets et son utilisation limite l’impact énergétique sur l’environnement. La métallerie est donc appréciée en matière de développement durable.

  • En quoi consiste le travail du métallier/ère ?

Un métallier/ère (Observatoire des métiers du BTP) (nouvelle fenêtre) est un artisan qui connait bien les métaux qu’il utilise, tel que l’acier, l’inox, l’aluminium, le laiton, le cuivre, le bronze mais aussi le carbone, et sait les travailler.

Ses compétences sont multiples :

  •  il conçoit : à partir de plans d’architecte, il réalise un croquis, dessine un ouvrage.
  • il fabrique : en atelier, il découpe et réalise les pièces
  • il pose des ouvrages métalliques : sur le chantier, il assemble la pièce et assure sa maintenance.

Le métallier/ère est un professionnel du bâtiment que l’on retrouve dans six secteurs d’activité :

  1. La métallerie traditionnelle
  2. La construction métallique
  3. La menuiserie métallique
  4. La menuiserie aluminium
  5. L’agencement décoration
  6. La ferronnerie

Appelé aussi serrurier-métallier, il travaille les métaux pour les transformer en rampe d’escalier, en balcon, en clés, en passerelle, en pont, en portail, mobilier urbain, supports de panneaux photovoltaïques… Il est amené à collaborer sur un chantier avec l’architecte, le décorateur. C’est donc un métier polyvalent par la diversité des travaux réalisés. Il sait prendre des mesures, lire un plan, faire des tracés, visualiser les pièces dans l’espace et en perspective. Il utilise des outils mécaniques (perceuses, tronçonneuse, poinçonneuse…) et des machines à commande numérique. Il doit être ingénieux et précis et faire preuve d’habilité manuelle.

  • La formation :

Pour exercer le métier de métallier/ère, il faut avoir reçu une formation pratique et avoir acquis un savoir-faire unique. Il existe une filière complète BTP du CAP à l’ingénieur (Union des métalliers) (nouvelle fenêtre) :

  • CAP ou équivalents : 3 CAP différents
  • Le BP métallier
  • Bac ou équivalent : 2 Bac pro
  • Bac + 1 : MC technicien en soudage
  • BTS : 2 BTS

On peut  également se former en formation continue (Union des métalliers) (nouvelle fenêtre), en apprentissage (Onisep) (nouvelle fenêtre), ou chez Les Compagnons du Devoir (nouvelle fenêtre).

Fascicule à consulter : La métallerie : des métiers qui forgent l’avenir (Union des métalliers) (nouvelle fenêtre).

En Ile-de-France, les entreprises du BTP font face à une pénurie de candidats qualifiés. Les embauches son en hausse dans ce secteur depuis 2016.

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Comment devenir éleveur canin

15 Nov

Les missions d’un éleveur canin :

L’éleveur achète des chiens, les élève et veille à ce qu’ils se reproduisent dans les meilleures conditions avant de les vendre aux particuliers. Ses missions sont essentiellement éducatives :

  • Veiller à la meilleure reproduction possible/ Contrôler chaque naissance.pif
  • Surveiller et étudier le comportement et le caractère de chaque chiot.
  • Assurer leur bon développement : entretenir leur environnement, veiller à leur bien-être, être à l’écoute de leurs besoins, assurer le toilettage, accorder des soins et veiller à la meilleure alimentation possible.
  • Assurer le dressage du chiot.
  • Le faire tatouer pour pouvoir l’identifier.
  • Entretenir le carnet de santé du chien : l’éleveur canin est en contact permanent avec un vétérinaire qualifié.
  • Conseiller, aiguiller et aider les futurs adoptants dans leurs choix.
  • Vendre ses chiens directement ou par l’intermédiaire d’animaleries : un certificat vétérinaire est obligatoire pour toutes les ventes ou cessions gratuites de chien ou de chat.
  • L’éleveur peut aussi faire pension pour chiens pendant les vacances de leurs maîtres.

Les obligations des éleveurs sont les suivantes :

  • Disposer des connaissances et des compétences requises.
  • Disposer de locaux conformes aux règles sanitaires et de protection animale (arrêté ministériel du 3 avril 2014, fixant les règles sanitaires et de protection animale auxquelles doivent satisfaire les activités liées aux animaux de compagnie d’espèces domestiques relevant du IV de l’article L. 214- 6 du CRPM).
  • Veiller à l’identification des chiots par un tatouage ou une puce électronique.

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Faut-il une formation spécifique ?

La formation est obligatoire uniquement pour vendre plus d’une portée de chiens par an (ou autres animaux de compagnie). En effet, la loi impose que l’éleveur ou une personne de l’élevage dispose :

  • soit d’un certificat professionnel/ CAP agricole, BPA élevage canin par exemple (nouvelle fenêtre)
  • soit d’un certificat de capacité CCAD (ce type de certificat était délivré avant le 1er janvier 2016),
  • soit d’une attestation de connaissances (depuis le 1er janvier 2016) délivrée par une DRAAF, Direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt .

Pour obtenir l’attestation de connaissance (nouvelle fenêtre), il est recommander de suivre une formation qui se conclue par un test informatique via votre ordinateur. Cette formation aborde les thèmes du logement, de l’alimentation, de la reproduction, de la médecine animale, du comportement, de la sélection, du transport et du droit. Seuls les établissements régionaux habilités par le ministère de l’Agriculture peuvent délivrer des attestations de connaissance. Chaque DRAAF met à disposition la liste des établissements habilités à contrôler les connaissances sur son territoire. La réussite du test donne lieu à la délivrance d’une attestation de connaissance sous un délai de trois semaines par la DRAAF.

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NB/ Les personnes ayant obtenu le CCAD avant le 1er janvier 2016 ont l’obligation de mettre à jour tous les 10 ans leurs connaissances techniques et réglementaires pour conserver leur droit d’exercer. Ils doivent fournir à cette occasion à l’administration une attestation de formation pour revalider leur certificat de capacité.

En conséquence…

La suite de la démarche est simple, il vous suffit d’envoyer à la préfecture de votre département les pièces suivantes :

  • La copie de votre attestation de connaissance
  • La copie de votre carte d’identité
  • Votre curriculum vitae
  • Vos coordonnées et noms, prénoms, date de naissanceidefix
  • Une déclaration sur l’honneur de non condamnation pour infraction aux dispositions législatives et réglementaires afférentes à la protection et à la santé des animaux.
  • La copie de la déclaration d’activité concernée (pour ceux qui veulent créer leur propre activité)

Après avis du directeur des services vétérinaires, vous recevrez dans un délai d’environ 1 mois, votre certificat de capacité. Vous pouvez désormais exercer votre activité et ouvrir un élevage (nouvelle fenêtre) en toute légalité ! Alors n’oubliez pas de vous déclarer à la chambre d’agriculture pour obtenir votre numéro SIREN.

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Les métiers interdits aux femmes dans le monde

11 Juin

Plombier ou même chef d’orchestre sont des métiers qu’aujourd’hui encore, on imagine mal exercés par des femmes. Chose qui n’est pas surprenante puisque beaucoup de secteurs professionnels leur sont encore fermés. Il faut savoir que près de 456 métiers sont interdits aux femmes en Russie, pays où se déroulera la prochaine Coupe du Monde de football. Et c’est le cas également dans 103 autres pays. En effet, selon la Banque Mondiale, les femmes sont encore exclues de certains emplois (nouvelle fenêtre).

Quelques exemples :

  • En Argentine, les femmes ne peuvent pas vendre d’alcool
  • En Angola, les femmes n’ont pas la permission de travailler dans la production de gaz
  • En Moldavie, les femmes ne sont pas autorisées à conduire un car de plus de 14 places
  • Au Japon, les femmes n’ont pas le droit de devenir maître sushis à cause de leurs mains trop chaudes ou de leur parfum qui altérerait leur sens olfactif
  • En Chine, les femmes ne peuvent pas travailler dans le domaine du froid quand elles ont leurs règles.

À souligner…

En janvier de cette année, le roi Mohammed VI du Maroc a décidé d’autoriser les femmes à exercer le métier d’adoul (notaire de droit musulman), jusqu’à présent réservé aux hommes, c’est ce qu’indiquait l’AFP de source officielle. Dans le royaume, les adouls sont considérés comme des auxiliaires de justice habilités à rédiger des actes légaux, par exemple de mariage ou d’héritage.

«Rien n’interdit [que des femmes deviennent adouls] sauf des mentalités sclérosées », a commenté l’écrivaine marocaine Asma Lamrabet, qui dirige le Centre des études féminines en Islam. (Article Le Monde du 23/01/2018).

Et dans l’actualité,

B.R.E.F. a repéré, parmi d’autres initiatives en France, le forum Tous les métiers sont mixtes et ils recrutent, qui s’est tenu à Angers le 05 juin 2018 dans le cadre de l’action Face pour l’égalité et la mixité. Ce forum réunissait professionnels, demandeurs d’emplois, collégiens et lycéens au J à Angers (nouvelle fenêtre). Soutenu par la ville d’Angers, cette rencontre est initiée par le Club d’entreprises Face Angers Loire, en collaboration avec le CIDFF (Centre national d’information sur le droit des femmes) (nouvelle fenêtre), l’AFOCAL (Association pour la formation des cadres de l’animation et des loisirs) (nouvelle fenêtre), le centre Jean VILAR et le J . Ce forum permet l’élargissement de l’accès à l’emploi et la dé-diabolisation de certains corps de métiers, et de certains codes dans le milieu professionnel.

Celui-ci permet aussi de sensibiliser les jeunes sur la mixité et sur l’égalité hommes/femmes dans les secteurs professionnels. « Il faut faire comprendre aux jeunes, qu’il n’y a pas de métiers réservés seulement aux hommes et interdits aux femmes, et pas de métiers réservés seulement aux femmes et interdits aux hommes » (Article de Angers Info). Des vidéos de femmes exerçant des métiers dits « masculins » ont notamment été diffusées sur les écrans du forum pour faire passer le message.

Tel le premier long métrage documentaire de la réalisatrice suédoise Theresa Traore Dalberg, Ouaga girls (nouvelle fenêtre), sorti en salle le 7 mars 2018 : Aucun métier ne devrait être interdit aux femmes.

 

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