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Les Missions locales : un tremplin indispensable pour les jeunes

20 Sep

Institutions pas toujours bien connues, les Missions locales existent depuis 1982 et ont pour vocation d’aider les jeunes de 16 à 25 ans non scolarisés dans leur insertion professionnelle et sociale.

437 Missions locales (nouvelle fenêtre) en France et départements d’Outre-mer accueillent et accompagnent 1.3 millions de jeunes. Elles font partie du service public de l’emploi et travaillent avec un réseau d’employeurs qui s’engagent à recruter des jeunes inscrits à la Mission locale.

Que trouve-t-on à la Mission locale ?

  • Des conseils pour acquérir une formation : construction de son parcours de formation pour obtenir un diplôme ou une qualification
  • Une aide pour réaliser son projet professionnel ou pour le construire
  • Une aide pour décrocher un emploi : préparation aux entretiens d’embauche, rédaction de CV, rencontre avec des employeurs
  •  Une aide pour créer son activité : chercher des financements ; les missions locales travaillent en lien avec les groupements de créateurs
  • Un accompagnement vers l’autonomie avec le PACEA (Parcours contractualisé d’accompagnement vers l’emploi et l’autonomie), pouvant donner droit à une allocation financière. La Garantie jeunes (nouvelle fenêtre) peut-être proposée dans ce cadre
  • Des informations sur l’accès aux droits sociaux dans le domaine de la santé, des transports, du logement, de la culture et du sport… : aide pour accéder aux droits et orientation auprès des partenaires compétents
  • Une aide pour passer et financer le permis de conduire

La Mission locale est chargée de recevoir les jeunes de moins de 26 ans en difficulté sans projet professionnel, de les suivre et mettre en œuvre un PPAF ( projet personnalisé d’accompagnement à l’emploi) (nouvelle fenêtre) afin de leur permettre d’accéder à une insertion professionnelle et sociale. À la Mission locale, chaque personne bénéficie d’un suivi personnalisé, d’un référent unique qui le suit lors d’entretiens individuels. C’est vraiment un plus quand on construit son parcours professionnel.

Comment s’inscrire à la Mission locale :

Il suffit de prendre rendez-vous dans la Mission locale de son lieu de résidence pour rencontrer un conseiller qui sera le même interlocuteur tout au long de son parcours. Un premier entretien sert à faire le point sur les acquis scolaires et professionnels du jeune, et à présenter les différents services de la Mission locale. La Mission locale de Levallois est ouverte du lundi au vendredi. Pour en savoir plus, consulter la plaquette (nouvelle fenêtre).

Plus de la moitié des jeunes suivis en Mission locale obtiennent une formation, un emploi ou une ré-scolarisation. En 2017, sur 1, 3 millions d’inscrits, plus de 600 000 étaient en situation d’emploi ; 272 000 en PACEA, dont 82 000 en Garantie jeunes ; environ 257 000 étaient entrés en formation.

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Loi du 1er Août 2018 : « Pour la liberté de choisir son avenir professionnel »

13 Sep

Un an après les ordonnances réformant le code du travail, un second texte cette fois-ci davantage destiné aux actifs (salariés, demandeurs d’emploi, jeuneAvenir-professionnel-1s et aussi indépendants) a été voté à l’assemblée le mercredi 1er Août 2018.

Objectif du texte porté par la ministre du travail,  Muriel Pénicaud : « sécuriser les personnes et leurs parcours ». En clair, leur donner des moyens de faire face aux aléas d’une vie professionnelle de moins en moins linéaire.

Les trois mesures phares de la Loi concernent les droits au chômage, à la formation et à  l’apprentissage

Assurance-chômage

Nouvelles dispositions pour les démissionnaires, les indépendants et les demandeurs d’emploi

  • Un droit au chômage pour les démissionnaires

Les salariés démissionnaires pourront bénéficier, tous les cinq ans, de l’indemnisation chômage, mais à certaines conditions. Ils devront notamment être en capacité de prouver qu’ils ont un “projet d’évolution professionnelle présentant un caractère réel et sérieux”, c’est-à-dire avec la volonté d’une reconversion qui nécessite de suivre une formation, ou de créer ou reprendre une jlp-demissionnaire-avec-projet-eab8dentreprise. Le salarié démissionnaire devra aussi faire valider son plan de carrière en amont par Pôle emploi, et son projet sera ensuite évalué en aval. La durée d’indemnisation reste de son côté inchangée, la même que pour n’importe quel chômeur.

  • Une indemnité forfaitaire pour les indépendants

Les indépendants, quant à eux, ne bénéficieront pas d’ouverture de l’assurance-chômage aux indépendants mais auront droit en revanche à une “indemnité forfaitaire”. Seuls les entrepreneurs qui auront fait l’objet d’une liquidation ou d’un redressement judiciaire sont concernés. Le montant et la durée de l’indemnité forfaitaire sont fixés à 800 euros pour une durée de six mois.

  • Des sanctions plus lourdes

Une absence lors d’un rendez-vous à Pôle emploi ne devrait plus être sanctionnée par deux mois de radiation, mais par quinze jours.ob_0abbc8_27-02-2017-09-37-45 En revanche, les chômeurs qui seront en “insuffisance” de recherche d’emploi verront leurs sanctions augmenter : un mois pour un premier manquement, deux mois pour un deuxième manquement, et quatre mois pour un troisième manquement. Un manquement équivaut à deux refus d’une offre raisonnable d’emploi, au refus d’actualisation de son profil, à l’absence à une visite médicale ou encore au refus d’un contrat aidé, d’apprentissage ou de professionnalisation.

Le texte instaure l’expérimentation d’un journal de bord pour une durée de dix-huit mois à compter du 1er juin 2019 dans des régions qui seront désignées par arrêté. Les demandeurs d’emploi devront y compléter mensuellement un journal de bord en indiquant leurs démarches de recherche d’emploi à l’occasion du renouvellement de leur inscription.

La formation

Le Compte Personnel de Formation (nouvelle fenêtre)

  • Un compte désormais crédité en euros

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À compter du 1er janvier 2019, le compte personnel de formation (CPF) ne sera plus crédité en heures de formation mais en euros.  Aujourd’hui crédité de 24 heures (dans la limite de 150 heures), il basculera au 1er janvier 2019 à 500 euros par an avec un plafond de 5 000 euros. Les moins qualifiés bénéficieront d’un crédit de 800 heures plafonnés à 8 000 euros. Les heures déjà acquises seront converties en euros, au taux horaire de 14,28 euros.

  • Inscription en ligne :

Les salariés pourront choisir leur formation et s’inscrire en deux ou trois clics seulement, via une appli. Une sorte de « Tripadvisor de la formation », selon les termes de la ministre.

Création d’une nouvelle instance « France Compétences »

Cette nouvelle instance nationale de régulation intitulée France compétences (nouvelle fenêtre) assurera la répartition des financements entre les différents acteurs de la formation professionnelle et de l’apprentissage : branches professionnelles, opérateurs de compétences, Régions, opérateurs du Conseil en évolution professionnelle (CEP)…

L’apprentissage

 Nombreux changements pour les apprentis

  • Limite d’âge portée de 25 ans à « 29 ans révolus ».
  • Création d’une nouvelle classe de troisième « prépa-métiers » pour préparer l’orientation des collégiens, notamment vers l’apprentissage.
  • Temps de travail maximum porté de 35 à 40 heures par semaine, et de 8 à 10 heures par jour, pour certaines activités pour les apprentis mineurs.
  • Suppression du passage obligatoire aux prud’hommes pour licencier un apprenti pour faute grave ou inaptitude.
  • Aide de 500 euros accordée sans conditions de ressources à tous les apprentis d’au moins 18 ans désirant passer le permis de conduire.
  • Les contrats d’apprentissage pourront être conclus n’importe quand dans l’année, et non plus seulement les quatre premiers mois de l’année scolaire.
  • Dispositif Erasmus (nouvelle fenêtre) ouvert aux apprentis souhaitant se former à l’étranger.
  • Augmentation de 30 euros net par mois pour les apprentis de 16 à 20 ans. Une certification sera créée pour les maîtres d’apprentissage.
  • Création d’une aide unique, remplaçant trois aides et un crédit d’impôt, destinée aux entreprises de moins de 250 salariés employant des apprentis. Montant fixé par décret (6.000 euros la première année, 3.000 la seconde).
  • Financement des Centres de formation d’apprentis : les CFA seront financés au contrat, c’est-à-dire selon le nombre d’apprentis qu’ils accueillent. Obligation pour CFA et lycées professionnels de rendre publics chaque année leurs taux d’obtention des diplômes et d’insertion.

 

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Le statut national d’étudiant-entrepreneur (SNEE): concilier études et projet de création ou de reprise d’entreprise

7 Juin

Instauré en 2014, le statut national étudiant-entrepreneur est ouvert aux étudiants et aux jeunes diplômés désireux de concrétiser un projet entrepreneurial.

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Ce statut est une des 4 mesures mises en place dans le cadre du Plan d’action en faveur de l’entrepreneuriat étudiant (nouvelle fenêtre) par le ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche pour promouvoir l’esprit d’entreprendre chez les jeunes, afin que tout étudiant qui le souhaite puisse avoir la possibilité de construire au sein de son établissement le parcours qui le conduira à la réalisation de son projet entrepreneurial.

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Un statut mal connu mais pourtant privilégié

39% des étudiants n’en ont jamais entendu parler, mais 90% de ceux qui le connaissent ont un avis favorable.

Ce statut s’accompagne d’un cadre rassurant, le dispositif PEPITE : Pôle étudiant pour l’innovation le transfert et l’entrepreneuriat (nouvelle fenêtre).

Conçu pour 1299_20170406_pepite2faciliter le passage à l’acte d’entreprendre d’un étudiant, son principal objectif est de mettre en réseau les établissements d’enseignement supérieur (universités, écoles de commerce, écoles d’ingénieurs) avec les acteurs économiques et les réseaux associatifs pour développer l’entrepreneuriat chez les jeunes.

Accès au statut : garder les bénéfices du statut étudiant

Les conditions :

  1. Être âgé de moins de 28 ans pour continuer à bénéficier de la protection sociale étudiante. Cependant un étudiant de plus de 28 ans peut aussi postuler. Ce statut peut donc s’acquérir soit pendant les études, soit lorsque l’étudiant est déjà diplômé.
  2. Être titulaire d’un baccalauréat ou l’équivalence en niveau
  3. Être porteur d’un projet entrepreneurial au regard de la réalité économique
  4. Posséder la motivation et les qualités nécessaires à ce type de projet

Si vous êtes étudiant, à tout moment dans votre cursus vous pouvez donc demander ce statut. Des « comités d’engagement » se tiennent en général 2 fois par an pendant l’année universitaire pour examiner les dossiers de candidature.

Modalités d’inscription

  1. Prendre contact avec son Pépite (nouvelle fenêtre) qui fournira dans un premier temps les informations nécessaires sur les étapes d’un projet de création d’entreprise ou tout autre projet entrepreneurial (reprise d’entreprise, création d’activité sous forme associative, etc.) et qui présentera le dossier de demande de candidature pour le statut national d’étudiant-entrepreneur.
  2. S’inscrire en ligne (nouvelle fenêtre) La procédure consiste à saisir des informations en ligne, dans un formulaire sécurisé. Suite à la réception de votre dossier de candidature, vous serez informé (e) de la date de votre passage devant un jury.

Les avantages liés au statut

Si vous êtes étudiant, le statut vous permet de rendre compatible études et projet d’entrepreneuriat grâce à des aménagements d’emploi du temps, des crédits ECTS (nouvelle fenêtre) et la possibilité de remplacer votre stage par le travail sur votre projet. Vous pourrez également bénéficier :

  • D’un accompagnement individualisé par 2 tuteurs : un enseignant et un praticien du réseau Pépite (entrepreneur, chargé de mission de structures d’accompagnement ou de financement, notamment dans le cadre du diplôme d’établissement étudiant-entrepreneur).
  • D’une meilleure visibilité et crédibilité auprès des milieux sociaux économiques, notamment auprès des banquiers, fournisseurs et clients.
  • D’un accès à des espaces de coworking au sein du Pépite ou chez l’un de ses partenaires afin de favoriser la mise en réseau des étudiants-entrepreneurs.
  • D’une aide à la recherche de financement.
  • De la possibilité de signer un contrat d’appui au projet d’entreprise (CAPE).

Si vous êtes jeune diplômé, vous pourrez conserver ou retrouver votre statut étudiant et les avantages qui y sont liés comme la couverture sociale étudiante, les tarifs réduits et la prolongation des bourses sur critères sociaux. Vous pourrez également bénéficier d’une formation diplômante à l’entrepreneuriat et à la gestion : le D2E, diplôme d’établissement étudiant-entrepreneur (nouvelle fenêtre).

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