Archive | Se former RSS feed for this section

Comment devenir éleveur canin

15 Nov

Les missions d’un éleveur canin :

L’éleveur achète des chiens, les élève et veille à ce qu’ils se reproduisent dans les meilleures conditions avant de les vendre aux particuliers. Ses missions sont essentiellement éducatives :

  • Veiller à la meilleure reproduction possible/ Contrôler chaque naissance.pif
  • Surveiller et étudier le comportement et le caractère de chaque chiot.
  • Assurer leur bon développement : entretenir leur environnement, veiller à leur bien-être, être à l’écoute de leurs besoins, assurer le toilettage, accorder des soins et veiller à la meilleure alimentation possible.
  • Assurer le dressage du chiot.
  • Le faire tatouer pour pouvoir l’identifier.
  • Entretenir le carnet de santé du chien : l’éleveur canin est en contact permanent avec un vétérinaire qualifié.
  • Conseiller, aiguiller et aider les futurs adoptants dans leurs choix.
  • Vendre ses chiens directement ou par l’intermédiaire d’animaleries : un certificat vétérinaire est obligatoire pour toutes les ventes ou cessions gratuites de chien ou de chat.
  • L’éleveur peut aussi faire pension pour chiens pendant les vacances de leurs maîtres.

Les obligations des éleveurs sont les suivantes :

  • Disposer des connaissances et des compétences requises.
  • Disposer de locaux conformes aux règles sanitaires et de protection animale (arrêté ministériel du 3 avril 2014, fixant les règles sanitaires et de protection animale auxquelles doivent satisfaire les activités liées aux animaux de compagnie d’espèces domestiques relevant du IV de l’article L. 214- 6 du CRPM).
  • Veiller à l’identification des chiots par un tatouage ou une puce électronique.

rantanplan

Faut-il une formation spécifique ?

La formation est obligatoire uniquement pour vendre plus d’une portée de chiens par an (ou autres animaux de compagnie). En effet, la loi impose que l’éleveur ou une personne de l’élevage dispose :

  • soit d’un certificat professionnel/ CAP agricole, BPA élevage canin par exemple (nouvelle fenêtre)
  • soit d’un certificat de capacité CCAD (ce type de certificat était délivré avant le 1er janvier 2016),
  • soit d’une attestation de connaissances (depuis le 1er janvier 2016) délivrée par une DRAAF, Direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt .

Pour obtenir l’attestation de connaissance (nouvelle fenêtre), il est recommander de suivre une formation qui se conclue par un test informatique via votre ordinateur. Cette formation aborde les thèmes du logement, de l’alimentation, de la reproduction, de la médecine animale, du comportement, de la sélection, du transport et du droit. Seuls les établissements régionaux habilités par le ministère de l’Agriculture peuvent délivrer des attestations de connaissance. Chaque DRAAF met à disposition la liste des établissements habilités à contrôler les connaissances sur son territoire. La réussite du test donne lieu à la délivrance d’une attestation de connaissance sous un délai de trois semaines par la DRAAF.

boule

NB/ Les personnes ayant obtenu le CCAD avant le 1er janvier 2016 ont l’obligation de mettre à jour tous les 10 ans leurs connaissances techniques et réglementaires pour conserver leur droit d’exercer. Ils doivent fournir à cette occasion à l’administration une attestation de formation pour revalider leur certificat de capacité.

En conséquence…

La suite de la démarche est simple, il vous suffit d’envoyer à la préfecture de votre département les pièces suivantes :

  • La copie de votre attestation de connaissance
  • La copie de votre carte d’identité
  • Votre curriculum vitae
  • Vos coordonnées et noms, prénoms, date de naissanceidefix
  • Une déclaration sur l’honneur de non condamnation pour infraction aux dispositions législatives et réglementaires afférentes à la protection et à la santé des animaux.
  • La copie de la déclaration d’activité concernée (pour ceux qui veulent créer leur propre activité)

Après avis du directeur des services vétérinaires, vous recevrez dans un délai d’environ 1 mois, votre certificat de capacité. Vous pouvez désormais exercer votre activité et ouvrir un élevage (nouvelle fenêtre) en toute légalité ! Alors n’oubliez pas de vous déclarer à la chambre d’agriculture pour obtenir votre numéro SIREN.

101-dalmatians-51213fd0dc398

Publicités

Apprentissage ou professionnalisation : deux contrats pour un même objectif

5 Nov

L’apprentissage

L’Alternance permet de se former à un métier et d’acquérir une expérience concrète en entreprise. C’est un système de formation qui alterne entre formation théorique dans un établissement d’enseignement et formation pratique en entreprise. Deux types de contrats existent en Alternance : le contrat d’apprentissage, relevant de la formation initiale, et le contrat de professionnalisation qui s’inscrit dans le cadre de la formation continue. Ils poursuivent le même objectif mais ont des modalités d’application spécifiques.

Ces contrats peuvent être signés à tous les niveaux d’études : CAP, Bac pro, BTS, Licence ou Master… Recruter un jeune en Alternance permet à l’employeur de bénéficier d’aides à l’embauche.

Il s’adresse :

  • aux jeunes de 16 à 25 ans, 30 ans dans sept régions tests de France jusqu’en 2019.
  • aux personnes de plus de 30 ans, qui après un précédent contrat d’apprentissage souhaitent obtenir une qualification supérieure
  • aux personnes reconnues travailleurs handicapés quel que soit leur âge
  • aux personnes ayant un projet de création d’entreprise nécessitant l’obtention d’un diplôme quel que soit leur âge

Conclu en CDD ou CDI, la durée du contrat se situe entre 1 an et 3 ans, 4 ans pour les personnes en situation de handicap. Le jeune doit se former en vue de l’obtention d’un diplôme de l’enseignement technique. Ce diplôme peut-être suivi et complété par d’autres études. L’apprenti a à la fois le statut d’étudiant et de salarié. En plein développement, le contrat d’apprentissage est ouvert aux diplômes de l’enseignement supérieur et est pris en charge par les régions. La scolarité est gratuite.

La partie théorique ne peut excéder 50% de la formation. La formation générale, au moins égale à 400 heures en moyenne par an, a lieu en entreprise et dans un CFA (centre de formation d’apprentis) ou dans une section d’apprentissage, en lycée professionnel ou à l’université sous la responsabilité d’un maitre de stage. Dans le cas des formations niveau bac et plus, le temps de présence en CFA est de 800h par an. Pour une rentrée en septembre, bien souvent le contrat doit être signé entre le 1er juin et le 1er décembre. Certains centres organisent des tests de sélection en juin.

L’apprenti perçoit un salaire et bénéficie de tous les droits des salariés de l’entreprise. Le salaire est compris entre 25% et 78% du SMIC, selon l’année de formation et l’âge de celui-ci. L’apprenti a la possibilité de conclure un contrat d’apprentissage dans le secteur public.

Il s’adresse :

  • aux jeunes âgés de 16 à 25 ans quel que soit leur niveau de formation initiale
  • aux demandeurs d’emploi de 26 ans et plus
  • aux bénéficiaires de minimas sociaux : revenu de solidarité active (RSA), allocation de solidarité spécifique (ASS), allocation aux adultes handicapés (AAH)
  • aux personnes sortant d’un contrat unique d’insertion (CUI)

Conclu en CDD ou CDI, la durée du contrat est de 6 à 12 mois. Son premier objectif est l’emploi. La personne a le statut de salarié et perçoit un salaire de 55% du SMIC pour les moins de 21 ans et 85% au delà. Le salaire varie en fonction du type de diplôme obtenu ; il reste toutefois plus élevé qu’en contrat d’apprentissage. La scolarité est gratuite.

Le contrat de professionnalisation permet d’obtenir une qualification reconnue par différents organismes (RNCP Répertoire national des certifications, CQP Certificat de Qualification Professionnelle). Il peut être conclu à tout moment dans l’année. Il n’existe pas dans les entreprises publiques.

La formation théorique ne peut excéder 25% de la formation générale avec un minimum de 150h de cours sur un an. Chaque salarié en contrat de professionnalisation doit être suivi par un tuteur. Ce dernier l’accompagne, organise l’activité en entreprise et assure la liaison avec l’organisme de formation.

 

Retrouvez les métiers qui recrutent en alternance sur Studyrama – emploi (nouvelle fenêtre).

La Loi du 5 septembre 2018  pour la liberté de choisir son avenir professionnel modifie les contrats de la formation en alternance : voir l’article sur ce même blog Loi du 1er Août 2018 : « Pour la liberté de choisir son avenir professionnel »

À La Médiathèque :

Guide de l’apprentissage et de l’alternance HS 2018 de l’Étudiant (nouvelle fenêtre)

Trouver et réussir sa formation en alternance

 

 

 

 

 

 

Les sites à consulter :

Les Missions locales : un tremplin indispensable pour les jeunes

20 Sep

Institutions pas toujours bien connues, les Missions locales existent depuis 1982 et ont pour vocation d’aider les jeunes de 16 à 25 ans non scolarisés dans leur insertion professionnelle et sociale.

437 Missions locales (nouvelle fenêtre) en France et départements d’Outre-mer accueillent et accompagnent 1.3 millions de jeunes. Elles font partie du service public de l’emploi et travaillent avec un réseau d’employeurs qui s’engagent à recruter des jeunes inscrits à la Mission locale.

Que trouve-t-on à la Mission locale ?

  • Des conseils pour acquérir une formation : construction de son parcours de formation pour obtenir un diplôme ou une qualification
  • Une aide pour réaliser son projet professionnel ou pour le construire
  • Une aide pour décrocher un emploi : préparation aux entretiens d’embauche, rédaction de CV, rencontre avec des employeurs
  •  Une aide pour créer son activité : chercher des financements ; les missions locales travaillent en lien avec les groupements de créateurs
  • Un accompagnement vers l’autonomie avec le PACEA (Parcours contractualisé d’accompagnement vers l’emploi et l’autonomie), pouvant donner droit à une allocation financière. La Garantie jeunes (nouvelle fenêtre) peut-être proposée dans ce cadre
  • Des informations sur l’accès aux droits sociaux dans le domaine de la santé, des transports, du logement, de la culture et du sport… : aide pour accéder aux droits et orientation auprès des partenaires compétents
  • Une aide pour passer et financer le permis de conduire

La Mission locale est chargée de recevoir les jeunes de moins de 26 ans en difficulté sans projet professionnel, de les suivre et mettre en œuvre un PPAF ( projet personnalisé d’accompagnement à l’emploi) (nouvelle fenêtre) afin de leur permettre d’accéder à une insertion professionnelle et sociale. À la Mission locale, chaque personne bénéficie d’un suivi personnalisé, d’un référent unique qui le suit lors d’entretiens individuels. C’est vraiment un plus quand on construit son parcours professionnel.

Comment s’inscrire à la Mission locale :

Il suffit de prendre rendez-vous dans la Mission locale de son lieu de résidence pour rencontrer un conseiller qui sera le même interlocuteur tout au long de son parcours. Un premier entretien sert à faire le point sur les acquis scolaires et professionnels du jeune, et à présenter les différents services de la Mission locale. La Mission locale de Levallois est ouverte du lundi au vendredi. Pour en savoir plus, consulter la plaquette (nouvelle fenêtre).

Plus de la moitié des jeunes suivis en Mission locale obtiennent une formation, un emploi ou une ré-scolarisation. En 2017, sur 1, 3 millions d’inscrits, plus de 600 000 étaient en situation d’emploi ; 272 000 en PACEA, dont 82 000 en Garantie jeunes ; environ 257 000 étaient entrés en formation.

%d blogueurs aiment cette page :