Archive | Emploi RSS feed for this section

« Prendre le large » de Gaël Morel..

25 Juin

..un film sur la délocalisation d’entreprise.

 

Sandrine Bonnaire incarne une ouvrière dans le textile qui se voit licenciée. On lui propose de partir au Maroc, à Tanger, pour continuer à travailler pour son employé. Elle accepte sans hésiter, sa vie en France lui pèse et elle est sans attache. Elle prépare son départ pour l’Afrique du Nord.

Prendre le large | Morel, Gaël (Réalisateur)

 

Gaël Morel filme avec beaucoup de sobriété l’existence d’Édith, désœuvrée et résignée et qui s’accroche au dernier bastion solide qui lui reste : le travail. Contrairement à tous ses collègues qui refusent cette proposition, Édith part. On la sent déterminée mais naïve.

L’univers si nouveau qu’elle rencontre à Tanger, dans le privé comme dans le professionnel l’accable parfois mais sa résignation la fait tenir. Les conditions de travail, la pression religieuse à laquelle bien des femmes se soumettent, la renversent mais elle se relève et trouve dans l’amitié avec sa logeuse et son fils un soutien et une nouvelle famille.

Tanger apparaît comme une ville en plein essor, sous le soleil, le large Atlantique, d’un bleu franc et lumineux apparaît de manière récurrente et laisse entrevoir cet horizon possible pour Édith, malgré les obstacles.

Les personnages de ce film ont une place fort juste dans cette histoire, et montrent un réalisme très crédible. L’harmonie et l’équilibre règnent dans les jeux des acteurs et le scénario, qui déroule une histoire convaincante et subtile.

 

Pour découvrir ce film,  vous pouvez emprunter le DVD à la Médiathèque mais également en accédant à la plateforme Médiathèque Numérique sur le site de la Médiathèque en vous connectant à votre compte.

Prendre le large | Morel, Gaël (Réalisateur)

Publicités

Les métiers interdits aux femmes dans le monde

11 Juin

Plombier ou même chef d’orchestre sont des métiers qu’aujourd’hui encore, on imagine mal exercés par des femmes. Chose qui n’est pas surprenante puisque beaucoup de secteurs professionnels leur sont encore fermés. Il faut savoir que près de 456 métiers sont interdits aux femmes en Russie, pays où se déroulera la prochaine Coupe du Monde de football. Et c’est le cas également dans 103 autres pays. En effet, selon la Banque Mondiale, les femmes sont encore exclues de certains emplois (nouvelle fenêtre).

Quelques exemples :

  • En Argentine, les femmes ne peuvent pas vendre d’alcool
  • En Angola, les femmes n’ont pas la permission de travailler dans la production de gaz
  • En Moldavie, les femmes ne sont pas autorisées à conduire un car de plus de 14 places
  • Au Japon, les femmes n’ont pas le droit de devenir maître sushis à cause de leurs mains trop chaudes ou de leur parfum qui altérerait leur sens olfactif
  • En Chine, les femmes ne peuvent pas travailler dans le domaine du froid quand elles ont leurs règles.

À souligner…

En janvier de cette année, le roi Mohammed VI du Maroc a décidé d’autoriser les femmes à exercer le métier d’adoul (notaire de droit musulman), jusqu’à présent réservé aux hommes, c’est ce qu’indiquait l’AFP de source officielle. Dans le royaume, les adouls sont considérés comme des auxiliaires de justice habilités à rédiger des actes légaux, par exemple de mariage ou d’héritage.

«Rien n’interdit [que des femmes deviennent adouls] sauf des mentalités sclérosées », a commenté l’écrivaine marocaine Asma Lamrabet, qui dirige le Centre des études féminines en Islam. (Article Le Monde du 23/01/2018).

Et dans l’actualité,

B.R.E.F. a repéré, parmi d’autres initiatives en France, le forum Tous les métiers sont mixtes et ils recrutent, qui s’est tenu à Angers le 05 juin 2018 dans le cadre de l’action Face pour l’égalité et la mixité. Ce forum réunissait professionnels, demandeurs d’emplois, collégiens et lycéens au J à Angers (nouvelle fenêtre). Soutenu par la ville d’Angers, cette rencontre est initiée par le Club d’entreprises Face Angers Loire, en collaboration avec le CIDFF (Centre national d’information sur le droit des femmes) (nouvelle fenêtre), l’AFOCAL (Association pour la formation des cadres de l’animation et des loisirs) (nouvelle fenêtre), le centre Jean VILAR et le J . Ce forum permet l’élargissement de l’accès à l’emploi et la dé-diabolisation de certains corps de métiers, et de certains codes dans le milieu professionnel.

Celui-ci permet aussi de sensibiliser les jeunes sur la mixité et sur l’égalité hommes/femmes dans les secteurs professionnels. « Il faut faire comprendre aux jeunes, qu’il n’y a pas de métiers réservés seulement aux hommes et interdits aux femmes, et pas de métiers réservés seulement aux femmes et interdits aux hommes » (Article de Angers Info). Des vidéos de femmes exerçant des métiers dits « masculins » ont notamment été diffusées sur les écrans du forum pour faire passer le message.

Tel le premier long métrage documentaire de la réalisatrice suédoise Theresa Traore Dalberg, Ouaga girls (nouvelle fenêtre), sorti en salle le 7 mars 2018 : Aucun métier ne devrait être interdit aux femmes.

 

Le statut national d’étudiant-entrepreneur (SNEE): concilier études et projet de création ou de reprise d’entreprise

7 Juin

Instauré en 2014, le statut national étudiant-entrepreneur est ouvert aux étudiants et aux jeunes diplômés désireux de concrétiser un projet entrepreneurial.

logo statut

Ce statut est une des 4 mesures mises en place dans le cadre du Plan d’action en faveur de l’entrepreneuriat étudiant (nouvelle fenêtre) par le ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche pour promouvoir l’esprit d’entreprendre chez les jeunes, afin que tout étudiant qui le souhaite puisse avoir la possibilité de construire au sein de son établissement le parcours qui le conduira à la réalisation de son projet entrepreneurial.

bandeau_copie_0

Un statut mal connu mais pourtant privilégié

39% des étudiants n’en ont jamais entendu parler, mais 90% de ceux qui le connaissent ont un avis favorable.

Ce statut s’accompagne d’un cadre rassurant, le dispositif PEPITE : Pôle étudiant pour l’innovation le transfert et l’entrepreneuriat (nouvelle fenêtre).

Conçu pour 1299_20170406_pepite2faciliter le passage à l’acte d’entreprendre d’un étudiant, son principal objectif est de mettre en réseau les établissements d’enseignement supérieur (universités, écoles de commerce, écoles d’ingénieurs) avec les acteurs économiques et les réseaux associatifs pour développer l’entrepreneuriat chez les jeunes.

Accès au statut : garder les bénéfices du statut étudiant

Les conditions :

  1. Être âgé de moins de 28 ans pour continuer à bénéficier de la protection sociale étudiante. Cependant un étudiant de plus de 28 ans peut aussi postuler. Ce statut peut donc s’acquérir soit pendant les études, soit lorsque l’étudiant est déjà diplômé.
  2. Être titulaire d’un baccalauréat ou l’équivalence en niveau
  3. Être porteur d’un projet entrepreneurial au regard de la réalité économique
  4. Posséder la motivation et les qualités nécessaires à ce type de projet

Si vous êtes étudiant, à tout moment dans votre cursus vous pouvez donc demander ce statut. Des « comités d’engagement » se tiennent en général 2 fois par an pendant l’année universitaire pour examiner les dossiers de candidature.

Modalités d’inscription

  1. Prendre contact avec son Pépite (nouvelle fenêtre) qui fournira dans un premier temps les informations nécessaires sur les étapes d’un projet de création d’entreprise ou tout autre projet entrepreneurial (reprise d’entreprise, création d’activité sous forme associative, etc.) et qui présentera le dossier de demande de candidature pour le statut national d’étudiant-entrepreneur.
  2. S’inscrire en ligne (nouvelle fenêtre) La procédure consiste à saisir des informations en ligne, dans un formulaire sécurisé. Suite à la réception de votre dossier de candidature, vous serez informé (e) de la date de votre passage devant un jury.

Les avantages liés au statut

Si vous êtes étudiant, le statut vous permet de rendre compatible études et projet d’entrepreneuriat grâce à des aménagements d’emploi du temps, des crédits ECTS (nouvelle fenêtre) et la possibilité de remplacer votre stage par le travail sur votre projet. Vous pourrez également bénéficier :

  • D’un accompagnement individualisé par 2 tuteurs : un enseignant et un praticien du réseau Pépite (entrepreneur, chargé de mission de structures d’accompagnement ou de financement, notamment dans le cadre du diplôme d’établissement étudiant-entrepreneur).
  • D’une meilleure visibilité et crédibilité auprès des milieux sociaux économiques, notamment auprès des banquiers, fournisseurs et clients.
  • D’un accès à des espaces de coworking au sein du Pépite ou chez l’un de ses partenaires afin de favoriser la mise en réseau des étudiants-entrepreneurs.
  • D’une aide à la recherche de financement.
  • De la possibilité de signer un contrat d’appui au projet d’entreprise (CAPE).

Si vous êtes jeune diplômé, vous pourrez conserver ou retrouver votre statut étudiant et les avantages qui y sont liés comme la couverture sociale étudiante, les tarifs réduits et la prolongation des bourses sur critères sociaux. Vous pourrez également bénéficier d’une formation diplômante à l’entrepreneuriat et à la gestion : le D2E, diplôme d’établissement étudiant-entrepreneur (nouvelle fenêtre).

image_-_statut_etudiant-entrepreneur

%d blogueurs aiment cette page :