Archive | Emploi RSS feed for this section

La Méditation au travail

15 Fév

Résultat de recherche d'images pour "meditation"

La Méditation. Une discipline qui peut paraître difficile à atteindre, mais pour laquelle se rendre disponible est fondamental. On parle de plus en plus de cet exercice venue d’Asie et pratiqué par les moines bouddhistes. Il se trouve qu’elle a fait ses preuves à travers des projets appliqués dans les établissements scolaires aux Pays-Bas. Vous avez sûrement entendu parler de l’ouvrage « Calme et attentif comme une grenouille » de Eline Snel (nouvelle fenêtre). Elle a réussi avec son livre et les résultats étonnants sur les enfants, à obtenir des programmes subventionnés par l’état, pour les élèves des établissements néerlandais.

S’inspirant de la méditation et des exercices de respiration pour accéder à la pleine conscience, ces techniques peuvent être bénéfiques pour tout le monde. Alors au travail, la méditation peut être un atout pour apporter concentration, calme et efficacité.

Comment cela peut être mis en place ?

Les exercices de méditation de pleine conscience peuvent très bien se prêter au temps de travail.  Il s’agit de couper court au stress en se concentrant sur notre corps, souvent à travers la respiration.

Cette méthode est accessible grâce à une pratique quotidienne. Le principe est de désamorcer les accès de stress en se concentrant par la respiration à ce qui se passe en nous, nos réactions physiques. De cette façon, on détourne notre attention de la source de stress et on prend un recul salvateur.

L’expérience de Méditation chez Google:

Le concept de la méditation de pleine conscience est de vivre pleinement le moment présent, sans être parasité par des préoccupations à venir ou passées. En étant attentif à ce qui se passe en nous à l’instant T, on se recentre et la respiration amène à plus de calme.

Si des exercices peuvent être effectués à tout moment afin de prendre un recul nécessaire pour calmer le stress, il faut malgré tout, apprendre les bases de cette méditation et faire de nombreux exercices afin d’accéder à la pleine conscience de façon plus aisée.

« Les pratiques méditatives améliorent la concentration, la flexibilité mentale, la créativité »

Christophe André

De nombreux moments peuvent être utilisés même pendant la journée de travail. Des coupures ou des pauses de quelques dizaines de secondes peuvent être consacrées à ces moments de concentration. Répétées plusieurs fois dans la journée, on peut ressentir les bienfaits de ces pauses « méditatives ».

Les bénéfices de la méditation peuvent être l’apaisement et la bienveillance. Ce dernier atout permet de remettre des priorités en avant, notamment dans l’univers professionnel.

Quelques petites propositions…

1° Un exercice à réaliser régulièrement

* Avant de démarrer une nouvelle activité

* Pendant les temps d’attente (un fichier qui télécharge, avant un entretien, à la cantine…)

* Quand votre regard se porte sur un bijou ou sur votre montre que vous portez tous les jours

* Avant de rentrer chez vous le soir

Vous pouvez aussi coller un post-it sur votre écran : « Je pense à respirer ». A vous de trouver le « déclencheur » qui vous convient.

Essayez ensuite l’exercice suivant, assis à votre bureau ou debout, les yeux fermés :

Dirigez votre attention vers vos 3 prochaines respirations.

Pour chacune d’elle, vous pouvez, en silence, répéter les phrases suivantes :

« J’inspire, je me grandis.

J’expire, je relâche mes éventuelles tensions (visage, nuque, dos, jambes…) »

Bénéfice : cette micro-pause est votre bulle d’oxygène : vous n’enchaînez plus vos activités au pas de course, vous gagnez en sérénité et vous permettez à votre cerveau de se régénérer.

2° Un exercice à réaliser avant un enjeu important

* Un rendez-vous avec un client exigeant

* Une réunion que vous animez sur un sujet épineux

* Un entretien d’embauche ou un entretien annuel

Vous êtes debout, les pieds parallèles, légèrement écartés de la largeur de votre bassin.

Vos yeux peuvent rester ouverts ou semi-fermés, en fixant un point au sol situé à 1m environ de vous.

Commencez par 3 profondes respirations : « J’inspire par le nez sur 5 temps  puis j’expire par la bouche sur 5 temps » (n’hésitez pas les compter en silence)

Puis, dirigez votre attention vers vos pieds pour ressentir le contact de vos pieds avec vos chaussures : comment est-ce ? Est-ce la même chose dans le pied droit que dans le pied gauche ?

Votre corps est stable, ancré dans le sol.

Revenez maintenant à votre respiration pour ressentir le mouvement de va et vient de votre respiration, inspiration après expiration.

Cet instant est un instant calme, en lien avec votre corps, en lien avec votre respiration.

Bénéfice : en revenant à votre corps et à votre respiration, vous vous laissez moins emporter par vos pensées « parasites » qui ont tendance à échafauder des scénarios catastrophes « Je ne vais pas y arriver »  ou à commenter votre expérience de façon négative « J’en ai assez de ce client, pourquoi est-ce moi qui dois m’y « coller » ? Vous faîtes l’expérience de plus de fluidité et de sérénité.

3° Un exercice à réaliser en bougeant

Méditer, ce n’est pas que rester assis ou debout, immobile au calme ! Méditer, c’est aussi vous rendre davantage présent à ce que vous faîtes déjà. Par exemple, quand vous marchez d’une pièce à l’autre, pour vous rendre en salle de réunion, pour sortir déjeuner, aller chercher des photocopies…

Commencez par noter votre tempo. Si vous marchez vite, pouvez-vous essayer de ralentir, même un court instant ?

Puis, portez toute votre attention vers vos pieds qui se posent sur le sol, l’un après l’autre, vers les articulations de vos genoux et de vos cuisses en mouvement.

Si vous pouvez, essayez pieds nus dans votre bureau : l’expérience est intéressante !

Bénéfice : vous descendez votre mental dans vos pieds, votre « radio FM » se fait plus discrète.*

* Exercices proposés par le site myhappyjob (nouvelle fenêtre)

À écouter, une interview de Matthieu Ricard, Docteur en génétique cellulaire, moine bouddhiste, auteur et photographe.

Si le sujet vous intéresse et pour en savoir plus, vous trouverez à  la Médiathèque:

Méditer au travail pour concilier sérénité et efficacité | Chaskalson, MichaelCalme et attentif comme une grenouille : la méditation pour les enfants... avec leurs parents | Snel, Eline

Publicités

Le plan de départs volontaires des fonctionnaires : de quoi s’agit-il ?

12 Fév

Il existe déjà depuis 2009 des incitations au départ pour les fonctionnaires. Le Premier ministre Édouard Philippe et Gérald Darmanin ont annoncé leur intention de recourir davantage à la contractualisation dans la fonction publique mais surtout envisagent de mettre en place un « plan de départs volontaires » pour les fonctionnaires. Le sujet fait débat.
 Gérald Darmanin, le ministre de l’Action et des Comptes publics, a annoncé un possible « plan de départs volontaires » pour les agents de la fonction publique qui voudraient partir à la suite de l’annonce de la réforme de l’État. Pour le financer, le gouvernement pourrait faire appel au fonds pour le changement public qu’il a prévu pour faciliter la transformation de l’administration, doté de 700 millions d’euros sur le quinquennat. L’objectif étant de simplifier les réorganisations, voire les fermetures de services pour en finir avec la culture du « coup de rabot », avec la logique du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite privilégiée par Nicolas Sarkozy lorsqu’il était à l’Élysée.
 « Il ne s’agit pas d’un plan de départs volontaires pour tout le monde, bien évidemment, il s’agit d’adapter le fonctionnement de nos services publics », a tempéré Gérald Darmanin, le ministre de l’Action et des Comptes publics.
Mais au risque de donner le sentiment aux agents de la mise en place de départs volontaires forcés, là où l’on devra réduire les effectifs. D’autant que depuis 2009, tout agent en réorientation professionnelle qui refuse successivement trois emplois peut être licencié.

Si la chose est très courante dans le secteur du privé, le plan de départs volontaires existe tout de même dans le public. Depuis 2008, les fonctionnaires d’État peuvent bénéficier d’une indemnité de départ volontaire s’ils souhaitent démissionner, sous certaines conditions. Mais un plan de départs collectifs serait « inédit », selon les syndicats. Donc les agents de l’État qui démissionnent à la suite de la suppression de leur poste ou de sa restructuration peuvent eux aussi se prévaloir d’une indemnité de départ volontaire (nouvelle fenêtre), à condition que l’administration ait donné son accord et que les postes et les périodes soient fixés par arrêté ministériel.

Et dans les conditions actuelles, l’agent doit toutefois être à 5 ans de l’âge minimum de départ à la retraite. Le montant maximum de l’indemnité est fixé à 24 fois le douzième de la rémunération brute annuelle (hors primes ou indemnités) perçue au cours de la dernière année. Ce montant est modulé selon l’ancienneté. Si le fonctionnaire se fait malgré tout recruter à nouveau dans la fonction publique, il doit rembourser cette indemnité dans les trois ans. Il existe des spécificités pour la fonction publique hospitalière, ainsi que pour la fonction publique territoriale.

De son côté le député LFI Eric Coquerel (nouvelle fenêtre), a déploré cela :

« C’est un plan social que nous prépare le gouvernement dans la fonction publique d’État », interrogé par LCI. « C’est dévastateur, à un moment où l’on voit qu’il n’y a pas trop de personnes travaillant dans les services publics. » 

En réponse à la réaction des syndicats, le Premier ministre a précisé :

« Nous allons prendre le temps du dialogue » dans le cadre d’une « grande concertation » qui s’étendra sur toute l’année et qui promet d’être agitée, les élections professionnelles dans la fonction publique ayant lieu… début décembre. »

Le Parcours Emploi Compétences, qu’est-ce-que c’est ?

25 Jan

 

Depuis le mardi 16 janvier 2018, 200 000 « contrats aidés » sont devenus officiellement des parcours emploi compétences (PEC). Que comporte ce nouveau dispositif unique ? Quels changements  pour les chercheurs d’emploi concernés ? Que peut-on en espérer ?

Le Parcours Emploi Compétences qui remplace désormais les contrats aidés CUI-CAE a été présenté par Jean-Marc Borello (nouvelle fenêtre) (président de l’Économie Sociale et Solidaire, groupe SOS), dans son rapport « Donnons-nous les moyens de l’inclusion » (nouvelle fenêtre), qu’il a remis à la ministre du Travail le 16 janvier dernier. Il vise à favoriser davantage l’insertion professionnelle des personnes les plus éloignées de l’emploi, à savoir 1,4 million de chômeurs depuis plus de deux ans et 1,3 million de jeunes qui ne sont ni en formation ni en emploi. Mission d’insertion en apportant non seulement un emploi, mais aussi formation et accompagnement personnalisé.

B.R.E.F. a retenu pour vous les points essentiels qui s’en dégagent.

1. Le PEC est instauré et réservé au secteur non marchand, associations et collectivités locales, afin d’éviter les effets d’aubaine (nouvelle fenêtre) dans le secteur privé.

2. Les employeurs ont des obligations précises et contrôlées. Ils seront sélectionnés selon leur capacité à être un bon employeur. « Ils devront mettre en œuvre tout ce qui permet aux personnes de s’insérer durablement, à savoir un triptyque : emploi, formation et accompagnement personnalisé », a expliqué la ministre.

« Nous avons étudié tous les dispositifs d’aide au retour à l’emploi et avons remarqué que ceux qui fonctionnaient avaient pour point commun une insistance sur la formation des publics, une bonne mise en situation professionnelle ainsi qu’un accompagnement accru. La réalité de l’insertion dépend en réalité de l’employeur et non de l’usager, explique M. Borello. Il ne s’agit pas de sélectionner l’employé mais l’employeur. »

3. Le suivi du salarié est plus intense. « L’entreprise doit être apprenante », affirme le rapport. Il propose de passer d’une « quantité » de contrats aidés à des parcours emploi compétences  de « qualité », car limités à des employeurs apprenants capables d’inclure, d’accompagner et d’envoyer en formation leurs salariés.

4. Les dépenses sont adaptées aux besoins. 100 millions d’euros, débloqués sur le Plan investissement compétences (PIC), seront affectés aux bénéficiaires et sortants du Parcours Emploi Compétences, pour leur permettre de se former et de « construire de véritables parcours professionnels ». Ce qui augmentera leurs chances d’accéder ou de retrouver un emploi durable. Cette somme profitera aussi aux bénéficiaires des structures de l’insertion par l’activité économique (IAE).

5. Un fond d’inclusion pour l’emploi est créé « pour garantir un retour à l’emploi plus efficace ». Il regroupera dans une même enveloppe globale, les fonds dispersés. Ce qui permettra aux préfets de piloter les dispositifs d’insertion professionnelle selon les réalités du terrain, avec de nouvelles souplesses pour expérimenter, nouer des partenariats… « La première étape pour faire des préfets « des entrepreneurs d’État » souligne le ministère.

 

%d blogueurs aiment cette page :