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Que faire après la troisième ?

8 Fév

La classe de troisième constitue une étape d’orientation déterminante. Après le collège, on décide de s’orienter dans une voie générale ou professionnelle. Ce choix aura des répercussions sur la poursuite d’études envisageables et à plus ou moins long terme sur les métiers accessibles.

Pour s’orienter et faire des choix, il faut d’abord s’informer : sur les métiers, les études, les niveaux requis. Il est conseillé de recouper  ces informations avec ses goûts, ses centres d’intérêts, sa personnalité. À l’adolescence, c’est un exercice particulièrement difficile… La plupart des jeunes sont dans le flou concernant leur avenir ; ils ne savent pas quelle voie choisir car ils n’ont pas d’idée de la profession qu’ils pourraient exercer.

« Les matinales de la réussite » Espace Jeunesse de Levallois

C’est pourquoi le service Jeunesse de Levallois propose un atelier samedi 10 février intitulé Choisir ma voie au lycée avec confiance (nouvelle fenêtre). L’atelier se déroulera en petit effectif de 4 à 8 personnes. Renseignements au service Jeunesse.

L’orientation au collège (nouvelle fenêtre) se décide progressivement et prend plusieurs critères en compte : les résultats dans les différentes disciplines, les préférences pour les études longues ou courtes, les centres d’intérêts de l’élève…

Il existe différents outils pour trouver sa voie :

  • Un entretien personnalisé (nouvelle fenêtre) est proposé à chaque élève de troisième. Il permet d’instaurer un dialogue entre le professeur principal,  l’élève et ses parents afin de mettre en place un accompagnement renforcé si nécessaire.
  • Des conseillers d’orientation reçoivent les collégiens pour les aider dans leur choix. Il ne faut pas hésiter à se rendre dans différentes structures comme les CIO, CIDJ, salons divers (nouvelle fenêtre)…
  • Les journées portes ouvertes dans les lycées sont l’occasion de rencontrer des professeurs et des élèves, de visiter l’établissement. Voici le calendrier  de ces journées (nouvelle fenêtre) pour 2017/2018 en Ile-de-France.
  • La Cité des métiers de La Villette (nouvelle fenêtre) offre un espace de documentation et la possibilité de rencontrer sans rendez-vous des conseillers d’orientation.
  • Le stage de troisième : obligatoire et d’une durée d’une semaine, ce stage d’observation en entreprise peut se montrer utile pour l’orientation et pour construire son projet professionnel.

 

 

 

 

 

 

Il existe aussi un certain nombre de ressources indispensables :

  • Des sites internet :

Éducation.gouv.fr (nouvelle fenêtre) : le site officiel du ministère de l’Éducation nationale : vous y trouverez les adresses de tous les établissements scolaires et universitaires.

Réseau-canope (nouvelle fenêtre) : un réseau de création et d’accompagnement.

Onisep (nouvelle fenêtre): pour s’informer sur les formations et les métiers. L’Onisep est un site officiel qui dépend de l’Éducation nationale.

Cidj (nouvelle fenêtre) : information sur les études, les métiers, l’orientation, l’emploi, la formation, les séjours à l’étranger…

Orientation pour tous (nouvelle fenêtre) : ce site permet de trouver des renseignements sur les métiers et les études. Il est régulièrement actualisé par des spécialistes de l’orientation et des enseignants.

  • Des guides à consulter à La Médiathèque :

Le guide Après la 3è de l’Onisep à télécharger (nouvelle fenêtre).

 

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Les Compagnons du Devoir et du Tour de France

5 Fév

De la métallurgie au bâtiment en passant par la tonnellerie, les Compagnons du Devoir forment des artisans depuis près de mille ans.

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Héritée du compagnonnage, l’AOCDTF Association Ouvrière des Compagnons du Devoir et du Tour de France (nouvelle fenêtre)  forme en alternance aux  métiers de l’artisanat. Aujourd’hui, le compagnonnage fait toujours l’objet d’une reconnaissance importante chez les artisans, la formation est synonyme d’excellence (nouvelle fenêtre).

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A qui s’adressent ces formations ?

Les Compagnons du Devoir accueillent les filles et les garçons de 16 ans à 25 ans dans 6 filières métiers regroupant chacune différents  parcours sur mesure pour accéder en alternance à près de trente métiers de l’artisanat.

Quelles sont les filières métiers :

  1. Industrie/métallurgie : mécanicien ; électrotechnicien ; carrossier-constructeur de véhicules ; mécanicien de précision ; chaudronnier
  2. Métiers du goût : boulanger ; vigneron ; pâtissier
  3. Bâtiment : métiers de la pierre ; métallier ; couvreur ; plombier;  maçon ; charpentier
  4. Métiers du vivant : tonnelier ; jardinier/paysagiste ; maréchal-ferrant
  5. Aménagement et finition : solier/moquettiste ; peintre ; ébéniste ; plâtrier/plaquiste ; menuisier ; carreleur
  6. Matériaux souples: tapissier ; maroquinier ; sellier/garnisseur ; cordonnier

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Selon l’âge et le parcours choisis par le candidat, elle prépare aux diplômes suivants :

  • CAP
  • Bac professionnel
  • Brevet de maîtrise (équivalent d’un bac +2 professionnel)
  • Licence professionnelle (diplôme de niveau bac +3, ouvert à tous les bacheliers généraux, technologiques et professionnels).

Orientation :

Après la 3ème (collégien ou lycéen) : obtention d’un 1er diplôme du métier en 2 ou 3 ans (CAP, Bac Pro…).

Après un bac général ou technologique : obtention d’un 1er diplôme du métier en 1 ou 2 ans (CAP, Bac Pro…).

Après un 1er diplôme du métier : obtention de diplômes supérieurs tout en réalisant son « Tour de France ».

On désigne par « Tour de France » le parcours qui va permettre à un jeune professionnel de devenir Compagnon. Son diplôme de base en poche, le jeune « itinérant » va voyager pendant plusieurs années d’étape en étape sur le réseau des sièges de la Fédération compagnonnique, au rythme d’une à deux villes par an, en tant que salarié. Ce voyage permet la découverte des techniques, des matériaux, des méthodes et des moyens de travail, différents d’une région à l’autre et d’un pays à l’autre, de se construire un réseau professionnel et personnel, d’apprendre une nouvelle langue (1 an à l’international). 

Après le Tour de France, s’ouvre une période de transmission qui dure deux où trois ans : Les Compagnons deviennent encadrant des plus jeunes au sein d’une mission appelée « gâche ». Ils deviennent donc à leur tour enseignant, voire prévôt. Le  label « Compagnons du devoir » bénéficie  d’une très bonne image auprès des entreprises qui reconnaissent des capacités d’adaptation et ouverture d’esprit.

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Comment s’inscrire chez les Compagnons du Devoir ?

Trouver une formation (nouvelle fenêtre)

Demande d’information (nouvelle fenêtre)

Demande d’inscription aux découvertes métiers par région (nouvelle fenêtre)

Que ce soit tailleur de pierres, maréchal-ferrant ou bottier, les métiers de jadis ont le vent en poupe et l’offre d’emploi dépasse largement la demande : 10.000 jeunes sont actuellement en formation aux Compagnons du Devoir et 90% d’entre eux trouveront sans peine un emploi à l’issue de leur formation. Un compagnon sur deux finira même chef d’entreprise.

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Réformes 2018 : faire de l’apprentissage un moyen d’émancipation sociale

19 Jan

Avec la réforme de la formation professionnelle et  celle de l’assurance-chômage, la réforme de l’apprentissage constitue le deuxième chantier social du gouvernement, après celui  des ordonnances réformant le Code du travail.

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État des lieux de l’apprentissage en France :

L’apprentissage s’est développé en France depuis une trentaine d’années. Malgré les efforts des exécutifs successifs, jamais la France n’a atteint la fameuse barre des 500.000 apprentis. Si les Français plébiscitent le développement de l’apprentissage, il est encore aujourd’hui «trop souvent considéré par les jeunes et les familles comme une voie de garage et un pis-aller», reconnaît le gouvernement. Le décalage existe également du côté des chefs d’entreprises qui reconnaissent certes l’apprentissage comme une «voie de l’excellence» mais qui considèrent être freinés par un système de financement et des démarches administratives beaucoup trop complexes. Les chiffres parlent d’eux même :

  • 400 000 apprentis en France
  • 64 % d’apprentis dans le secteur public (nombre de contrats très faible : 13 400 contrats en 2016)
  • 1,2 % de contrats signés dans le secteur privé

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Quelles pistes pour un développement efficace de l’apprentissage ?

Une priorité: faire de l’alternance une voie d’excellence

Comment assurer le contrôle de la qualité des formations ? Comment financer l’apprentissage et selon quelle gouvernance ? Comment optimiser le financement de l’apprentissage et faut-il envisager un ciblage des publics prioritaires par niveau de qualification ?

Une telle réforme impose une réorganisation profonde de l’apprentissage dans son ensemble : orientation, offre des formations, parcours et statut de l’apprenti, construction des diplômes et bien sûr gouvernance et  financement du système.

Les objectifs :

  • Lutter contre l’idée que «les métiers qui passent par l’alternance et l’apprentissage sont des sous-métiers» : donner une image positive afin de supprimer la réticence des parents et des élèves pour la voie professionnelle. Porter cette filière d’enseignement par alternance au même niveau d’excellence qu’en Allemagne, en Suisse, ou au Danemark.
  • Renforcer le partenariat avec des lycées étrangers : création de campus regroupant lycées professionnels et CFA.
  • Développer l’offre d’apprentissage des entreprises pour lutter contre le chômage des jeunes et augmenter de ce fait le nombre d’apprentis. Renforcer la qualité des formations dispensées et faire en sorte que les formations soient mieux ciblées sur les demandeurs d’emploi et les actifs peu qualifiés.
  • Lier davantage les formations aux besoins économiques des territoires et placer les entreprises au cœur du système en renforçant le rôle des branches professionnelles.
  • Réformer l’orientation, mais aussi « créer des passerelles » entre les différentes filières.
  • Simplifier le financement et les contrats.

Depuis la mi-novembre 2017, une concertation (nouvelle fenêtre) avec les représentants du gouvernement, des organisations syndicales et patronales, les régions de France et d’autres acteurs du milieu (nouvelle fenêtre) a été élaboré avec l’appui de France Stratégie.  Elle se divise en quatre groupes de travail distincts :

  1. Parcours de l’apprenti
  2. Entreprises et apprentissage
  3. Financement et gouvernance
  4. Offre de formations

La remise du rapport au gouvernement est prévue pour le début février 2018

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Pour en savoir plus sur le contenu de la concertation, BREF vous invite à consulter le site du gouvernement (nouvelle fenêtre) dédié à ce projet.

Une concertation perturbée par de profonds désaccords.

Lors de la dernière séance de négociation, les régions et les présidents d’université ont en effet fait part d’un ferme désaccord avec certains des objectifs de réforme affichés par le gouvernement, notamment le financement de l’apprentissage et le transfert de leurs prérogatives aux bénéfices des branches professionnelles.

Article les Echos du 27 décembre 2017 (nouvelle fenêtre) et article du Monde du 28 décembre 2018 (nouvelle fenêtre)

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