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Salariés français : vous êtes les bienvenus à Montréal

24 Juin

 

Une étude récente de Cadremploi / BCG (nouvelle fenêtre) a démontré que 76 % des talents numériques français préféraient décrocher un emploi hors de l’Hexagone et que le Canada serait leur troisième choix (après la Suisse et les États-Unis). Le succès du Québec, et de Montréal en particulier auprès des Français, s’explique notamment par un dynamisme économique et une qualité de vie qui se confirme au fil des ans. Selon le consulat général de France à Québec, 3000 à 4000 Français y résident déjà de façon permanente. Sur les 12 396 inscrits sur les listes du consulat (au 31 décembre 2018) près de 70 000 le sont à Montréal.

«L’accès à des talents internationaux permet de mieux soutenir la forte croissance des secteurs d’innovation et de haute technologie dans le Grand Montréal, comme les jeux vidéo, les effets visuels et l’intelligence artificielle.», comme le signale Hubert Bolduc, le président-directeur général de Montréal International (nouvelle fenêtre) sur le site de l’organisme.

Ces trois secteurs, en plein essor, sont très bien représentés dans la deuxième ville la plus peuplée du Canada avec Ubisoft, Eidos, Gameloft, Behavior… Montréal se classe à la 5e place des producteurs de jeux vidéos. « 20 % des employés d’Ubisoft sont français, et ils représentent 62 % des employés provenant de l’étranger. Nous recherchons principalement les profils séniors en informatique et en développement de jeux vidéo », confie la DRH de l’entreprise. Il faut savoir qu’il existe des événements de recrutement consacrés au Québec qui ont lieu à Paris tels que les Journées Québec (nouvelle fenêtre).

«Ces talents sont une population très mobile, confirme Vinciane Beauchene, Directrice Associée au BCG, qui n’hésite pas à faire jouer la concurrence en termes d’employeurs ou de territoires.»(source : article de Léa Lucas édité par le Figaro le 22/05/2019) (nouvelle fenêtre)

La langue représente également un énorme atout pour les ressortissants français en raison du manque de recrutement francophone. En effet, selon une étude de l’Institut du Québec le taux d’immigrants connaissant le français est passé de 56 % en 2015 à 42 % en 2017 (nouvelle fenêtre).

Le premier ministre québécois, François Legault, lors de sa visite officielle à Paris en janvier dernier a invité les entrepreneurs français à venir s’installer au Québec :

« Je lance l’invitation aux entrepreneuses et entrepreneurs français. Vous voulez investir en maximisant les rendements et en diminuant les risques ? Il y a un nouveau gouvernement québécois prêt à vous accueillir à bras ouverts. », tels étaient les propos de ce dernier à la Bourse de Paris. (source : article de Claudia Cohen paru le 24/01/2019 sur le site du Figaro) (nouvelle fenêtre)

Les Français bénéficient par ailleurs d’une reconnaissance de leurs diplômes grâce à un accord signé en 2008 avec le Québec et de salaires plus élevés (moyenne mensuelle de 2431,48 € en 2018 à Montréal, source Institut de la statistique Québec). Un argument supplémentaire pour motiver davantage encore les candidats à l’expatriation.

 

Quelques ouvrages que vous pourrez consulter à La Médiathèque (nouvelle fenêtre) :

     Le guide complet de l'expatriationTravailler et s'installer au Québec

Les 10 commandements de l'expatriationCommuniquer, s'expatrier et travailler aux Etats-Unis

 

 

 

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Salon des 10 000 emplois 2019

6 Juin

Présentation du Salon des 10 000 emplois qui se tiendra le jeudi 6 juin 2019 à l’Espace Champerret de 10h à 18h :

Le Salon des 10000 Emplois est un salon organisé par le groupe Job Rencontres et qui parcourt la France entre Lyon, Bordeaux et Marseille.

Ce salon de recrutement généraliste réunit tout type d’entreprises (grandes entreprises, institutionnels, PME-PMI, TPE et intérim) à la recherche de profils diversifiés (toutes formations confondues) pour de multiples fonctions et types de contrat (CDD, CDI, Intérim et alternance).

L’objectif : proposer une sorte de job dating où l’efficacité et la rapidité des rencontres permettent de satisfaire un maximum de participants.

Ce seront des milliers d’offres que vous pourrez consulter sur place. Ce salon vous met en contact direct avec des responsables de recrutement d’entreprises du secteur de l’assurance, banque, commerce/distribution, hôtellerie/restauration, tourisme, bureautique, immobilier, industrie, services à la personne, Armée, Police… Le tout sans avoir à passer par le filtre du tri CV.

Alors si vous êtes intéressés, il ne vous reste plus qu’à télécharger votre invitation sur le site Job Rencontres (nouvelle fenêtre).

LIEU : Espace Champerret
Place de la Porte de Champerret
75017 Paris

TARIFS : Gratuit

La reconnaissance au travail, et si on en parlait

30 Mai

La reconnaissance au travail est stratégique pour l’entreprise et essentielle pour les salariés. Pourtant elle reste davantage synonyme d’incompréhension et de souffrance dans l’univers professionnel. Et si l’implication et la responsabilisation des salariés dans ce procédé était une solution pour créer plus de sens, d’équité et d’engagement au travail ?

J’évoquais déjà l’importance de la reconnaissance au travail dans l’article du 11 mars dernier sur la bienveillance en entreprise.

Il faut savoir que 7 personnes sur 10 déclarent souffrir d’un manque de reconnaissance au travail, ce qui n’est pas anodin quand on met ce chiffre en lien avec la place qu’occupe le travail aujourd’hui dans nos vies. Plus particulièrement en France, où 42% des personnes interrogées indiquent qu’ils « s’accomplissent souvent dans le travail » pour une moyenne européenne de 30%. Cela devient inquiétant quand on apprend que les experts identifient le manque de reconnaissance comme le premier risque psychosocial devant la charge de travail. N’oublions pas que la reconnaissance est un levier essentiel de performance et d’engagement au sein d’une entreprise, pourtant beaucoup de structures ne prennent pas les dispositions nécessaires pour pallier à ce qui peut être une souffrance. 92% des acteurs RH confirment d’ailleurs que l’entreprise ne répond pas aux attentes des salariés en terme de reconnaissance.

En effet, il semblerait que le besoin exprimé par les salariés tient en fait dans une reconnaissance régulière qui salue les contributions quotidiennes au travail. Il ne s’agit pas seulement d’une incompréhension entre les salariés qui ne se sentent pas considérés à leur juste valeur pour leur travail, et d’autre part, le manager qui est navré que son équipe ne voit pas tous les efforts qu’il fait pour elle. Le souci pourrait être lié à notre conception de la reconnaissance en entreprise que l’on n’envisage jusqu’à présent que de manière verticale et concentrée sur les résultats individuels.

Alors se rendre visible serait-il le meilleur moyen pour se faire reconnaître ?

Dans le cadre de la troisième édition de #BreakFirst (nouvelle fenêtre), série de petits-déjeuners ayant pour vocation d’entreprendre une nouvelle culture managériale à travers les témoignages de pionniers, est intervenu Serge Ravet, président de l’association Reconnaître (nouvelle fenêtre), précurseur du mouvement des Open Badges en Europe, pour traiter de la problématique du « Rôle et du potentiel des Open Badges en entreprise ».

« C’est une sorte d’écosystème de reconnaissance ouverte, qui va rendre visibles et actionnables les reconnaissances informelles. Et ce, même de façon collective (badges collectifs, badges d’équipes). La reconnaissance par l’Open Badge se base grandement sur la confiance : un émetteur propose un badge et signifie sa confiance et sa reconnaissance à un récepteur. Le récepteur peut aussi revendiquer un badge en demandant sa création à quelqu’un (l’émetteur). (…) La reconnaissance est ici un agent qui motive à être acteur de son développement : on peut créer son propre projet et parcours avec les « badges de ses rêves ». Autrement dit, on crée un badge pour fixer ses objectifs. C’est un outil motivationnel puissant, qui peut agir sur de nombreux leviers, comme par exemple sur la thématique de la recherche d’identité. Être perçu pour ce que l’on veut être, ce que l’on veut faire. (source : article du blog Cocoworker du 21/03/2019 « Comprendre le rôle et le potentiel des Open Badges en entreprise ») (nouvelle fenêtre)

Et pour ce faire, il existe divers outils de reconnaissance en entreprise comme par exemple le « Kiff » :

« C’est un signe de reconnaissance que chaque salarié peut adresser à ses collègues (dans la limite de trois par mois), sous la forme de quelques mots rendus publics. Cette approche permet de valoriser les bons comportements et de mettre en place une véritable culture de la reconnaissance. » explique Faustine Duriez, fondatrice de Cocoworker (nouvelle fenêtre)  (source : article de Morgan Robert publié le 4/03/2019 sur Exclusive RH « Cocoworker prône l’envoi de « kiffs entre collègues ») (nouvelle fenêtre)

Selon une étude, reprise sur le site de Cocoworker, 88 % des salariés affirment que pouvoir être reconnaissants envers leurs collègues les rend « plus heureux et épanouis ». (nouvelle fenêtre). LinkedIn s’y est mis aussi en lançant l’année dernière les Kudos.

La reconnaissance collaborative semble être la pratique qui manquait aux entreprises et aux salariés pour établir ensemble un environnement de confiance, de collaboration et redonner de manière collective un visage plus humain à l’entreprise et au travail.

Quelques ouvrages que vous pouvez retrouver à La Médiathèque (nouvelle fenêtre) :

Travailler au XXIe siècle  Le pouvoir de la reconnaissance au travailBesoin de reconnaisssance

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