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L’accès des jeunes à l’emploi : un parcours semé d’embûches ?

13 Nov

 

L’insertion professionnelle des jeunes se révèle être difficile. Une récente étude Ipsos (nouvelle fenêtre) menée pour l’association Nos Quartiers ont des Talents (NQT) (nouvelle fenêtre) le souligne bien. Le diplôme est toujours considéré comme important mais ne suffit pas pour décrocher un emploi. Avoir un réseau s’avère essentiel pour trouver un emploi. Les jeunes diplômés misent ainsi davantage sur leur goût du travail (46 %), leur réseau (39 %) et leur courage (34 %) que sur leur diplôme (31%).

Alors comment favoriser l’emploi des jeunes issus de milieux modestes ? Les jeunes évoquent le parrainage (77 %) et la mise en situation des candidats (77 %), les jurys de recrutement afin que plusieurs personnes les évaluent (65 %) ou encore les job dating (52 %). A titre personnel, 85 % des jeunes aimeraient être parrainés dans leur recherche d’emploi par un cadre ou un dirigeant d’entreprise.

Conseils, relecture de CV et de lettres de motivation… Faute d’un parrain professionnel, 60 % des jeunes tous milieux sociaux confondus n’ont pu compter que sur le soutien de leurs proches. Et les jeunes favorisés ont davantage bénéficié d’une recommandation (36 %) que les autres (27 %). Au terme de leurs démarches, 69 % des jeunes ont obtenu un CDI.

C’est pourquoi Nos quartiers ont des talents (NQT) a instauré depuis son lancement, un dispositif destiné à favoriser l’insertion professionnelle des jeunes diplômés Bac+3 et plus, âgés de moins de 30 ans, issus de milieux sociaux modestes grâce à un système de parrainage par des cadres, voire des dirigeants d’entreprises en activité. 10 000 parrains, cadres et dirigeants d’entreprises, ont ainsi déjà permis à des jeunes issus de milieux défavorisés de trouver un emploi.

 

Quelques ouvrages que vous pouvez consulter à La Médiathèque :

Les jeunes et le monde du travail           Recherche d'emploi : oubliez les méthodes de papa !

 

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Le bonheur au travail serait-il dans le secteur public ?

26 Oct

 

Selon une récente étude du Cevipof (nouvelle fenêtre), centre de recherches politiques de Sciences Po, menée par Luc Rouban (nouvelle fenêtre), les salariés se déclarent plus heureux dans la fonction publique (63 %) que dans le secteur privé (56 %), et la rémunération est moins importante pour eux que le cadre de travail.

Une conclusion qui peut surprendre. Ceux qui sont les plus heureux se trouvent parmi les cadres de catégorie A de la fonction publique territoriale, c’est-à-dire les hauts fonctionnaires des collectivités locales (régions, départements, villes…) : 70 % d’entre eux se disent heureux de travailler. S’ensuivent leurs collègues de la fonction publique d’État 66 %, en particulier les enseignants du supérieur et 59% issus de la fonction publique hospitalière.

En se penchant de plus près sur l’étude, on observe que la satisfaction des cadres varie avec l’âge. Dans le privé comme dans le public, la satisfaction des cadres suit une courbe en U. Entre 25 et 34 ans, ces derniers déclarent 69 % de satisfaction dans le public, contre 61 % dans le privé. On bascule à 62 % dans le public et 58 % dans le privé entre 35 et 49 ans, ce qui peut s’expliquer avec la période où beaucoup de salariés (cadres ou non) tentent d’accorder au mieux investissement professionnel et vie familiale. Et pour ce qui est des séniors, la satisfaction des cadres remonte en moyenne à 73 % dans le public et à 66 % dans le privé.

D’après l’étude de Luc Rouban,

« Le niveau de satisfaction à l’égard de son emploi ne dépend que faiblement du niveau de revenu ou du niveau de diplôme »

Les motifs de satisfaction, quant à eux, s’avèrent différents. Les cadres du privé et leurs homologues fonctionnaires ne sont pas motivés par les mêmes objectifs. 24 % des cadres dans le public mettent en avant le sentiment de leur utilité sociale, contre seulement 8 % des cadres dans le privé. À l’inverse, 19 % des cadres du privé se lèvent le matin pour leur rémunération contre 7 % des fonctionnaires de catégorie A.

Si les cadres du privé avouent porter moins d’intérêt pour leur travail (12 % contre 22 %) que les cadres de la fonction publique, ils sont en revanche deux fois plus préoccupés par l’idée de préserver leur emploi (13 % contre 5 %). Cela laisse à penser qu’ils sont plus stressés, donc moins heureux ?

Quelques ouvrages pour préparer les concours de la fonction publique :

Le droit public en 20 leçons   Réussir l'épreuve d'entretien  Les collectivités territoriales en france  Le guide des concours fonction publique

 

Savoir dire non au travail peut s’avérer positif

16 Oct

 

Savoir dire « non » s’avère souvent très compliqué voire impossible pour beaucoup de gens. Quand on est constamment sollicité par ses collègues ou son chef on peut se retrouver soi-même débordé et donc en difficulté. Alors comment apprendre à dire non?

« En entreprise, on a peur de déplaire si on dit « non ». On craint d’être perçu comme celui qui est systématiquement dans le refus et de ne pas réussir à s’intégrer », observe Alain Duluc, co-responsable des formations en développement personnel appliqué chez Cegos (nouvelle fenêtre).

Le premier frein au « non » nous vient de loin, de notre enfance et de notre éducation : c’est ce sentiment de culpabilité que nous éprouvons en refusant d’aider l’autre. D’où la crainte de décevoir. Cela rejoint les propos de France Brecard (nouvelle fenêtre), psycho-praticienne et auteur de « 50 exercices pour savoir dire non » (Eyrolles, 2009) : « On apprend aux enfants qu’il ne faut pas dire « non ». Et que dire « oui », c’est être gentil, aimable… Ce sont des mécanismes qu’on intègre tout petit et qui sont plus ou moins ancrés selon les personnes. »

Les avantages du NON :

  • le non est un oui à soi-même
  • si les autres ont le droit de demander nous avons le droit de refuser
  • savoir dire non c’est s’affirmer

Dire non en expliquant par exemple pourquoi un projet ne vous convient pas. Cela vous permet ainsi de travailler votre esprit critique, une qualité non négligeable que devraient acquérir tous les collaborateurs, selon une étude réalisée par l’OCDE sur les compétences, les ressources et les qualités des travailleurs dans le monde de demain. « Et si le refus va dans le sens du bien commun c’est encore mieux », souligne Boris Sirbey, co-fondateur du Lab-RH et de CollectivZ.

 

Savoir dire non permet donc de gagner en fiabilité et d’être reconnu pour cela. Dans tous les cas, rappelez-vous que « savoir dire « non », c’est savoir communiquer », comme le rappelle France Brecard. Une qualité indispensable dans sa vie professionnelle.

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