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Ces lieux de travail d’un genre nouveau… Les « tiers-lieux collaboratifs »

19 Oct

Un peu partout en France,  fleurissent de nouveaux espaces de travail : des « tiers-lieux » c’est à dire le troisième lieu qui n’est ni le domicile, ni le  lieu de travail…  et où l’innovation et la convivialité ne font qu’un ; des espaces de travail où l’on peut trouver à sa disposition, différentes ressources : équipements, animations et conseils.

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Bref ! Un « tiers-lieu » est un vivier d’idées novatrices dans un espace dédié qui incite les usagers à concevoir et/ou à fabriquer des biens ou des services, individuellement ou en équipes, tout en acquérant des connaissances et développant un véritable réseau de partenaBrcampNuageTourTTLyon.pngires pour :

  • Partager un espace physique de travail à plusieurs
  • Mutualiser les outils
  • Créer
  • Entretenir un réseau professionnel et du lien social

Qui fréquente ces « tiers-lieux collaboratifs » ?

Des profils  très variés, et c’est précisément ce qui fait la richesse de ces tiers-lieux !

La personne à la recherche d’un lieu de travail et de rencontre, celle qui désire se réorienter vers le Web et le graphisme après avoir œuvré dans l’administratif, des jeunes diplômés désireux de monter leur start-up et bien d’autres…presentation-coworking-v1-2

Mais la plupart sont des travailleurs indépendants souvent  porteurs de projets ou encore  des salariés qui « télé-travaillent » pour leur entreprise. On y rencontre aussi , de plus en plus de  demandeurs d’emplois désirant porter un projet d’auto-entrepreneuriat ou bien des petites entreprises qui y sont « hébergées » provisoirement.

A travers les échanges de compétences des uns et des autres, chacun y ressent le sentiment de pouvoir s’exprimer librement et d’inventer son projet de travail et de vie.

Les différents types de tiers-lieux

  • Il y a d’abord les espaces de coworking : ce sont  des lieux proposant des espaces de travail mais aussi des événements – ateliers, séminaires, soirées- qui sont fréquentés essentiellement par des free-lances, des auto-entrepreneurs, voire des chercheurs d’emploi pour y travailler et nouer des liens, des contacts, des idées, rompre l’isolement. La demande est grandissante pour ce type de lieux.coworking-kezako
  • les Work Centers : On y retrouve l’ambiance classique d’un bureau fermé. Ces lieux de travail offrent désormais des formules plus flexibles et s’adaptent à la demande. L’ambiance y est souvent moins stricte qu’au bureau tout en étant efficace et conviviale.
  • les  Télécenters:  C’est la formule privilégiée des salariés qui habitent loin de leur de travail et qui veulent s’éviter des heures de transport ! Le télécentre, c’est un peu le bureau à mi-chemin de l’entreprise et du domicile. Il existe un autre type de  « tiers-lieux collaboratifs » plus axés sur l’innovation technologique où l’on  vient pour trouver les machines-outils nécessaires pour  y « bidouiller »:
  • Les Fablabs : espaces entièrement voués à la technologie, sorte de laboratoires de fabrication dont le but est donc de fournir des outils mutualisés.
  • Les Hackerspaces ou Makerspaces: espaces publics de formation aux pratiques numériques ou points relais pour la consommation collaborative.

 Donc si on récapitule!

Les tiers-lieux collaboratifs permettent de :

  • S’offrir un bureau à un prix raisonnable
  • Mutualiser les moyens : outils et ressources numériques ; outils technologiques : imprimantes 3D, machines spécifiques…
  • Maintenir un lien social : échange, collaboration avec d’autres free-lances sur un projet
  • Mieux dissocier vie professionnelle et vie personnelle : flexibilité et gestion du temps de travail

Alors…  à quoi ressemblera l’entreprise demain?

Le monde professionnel voit ses règles redéfinies par le développement grandissant des technologies de l’information  dans leur quête de compétitivité économique.

Plus que de simples espaces de travail, d’innovation et de socialisation, le mode de fonctionnement de ces tiers-lieux collaboratifs  est en train de bousculer toute l’organisation du travail et du management telle qu’on la connait encore largement aujourd’hui. Ainsi, les entreprises voient  le moyen d’améliorer leur  rendement par une plus grande  flexibilité du temps de travail, de faire des économies par la réduction  de leurs frais d’activité, leurs coûts de transport et d’immobilier… . C’est donc un nouveau type d’environnement professionnel  qui semble se profiler à l’horizon pour les salariés de demain et, déjà quelques designers s’emparent du phénomène en imaginant  espace et mobilier de travail du futur .  Mais au delà d’un design adapté, encore faudra-t-il  que cette nouvelle approche du travail entraîne de nouvelles modalités concernant la protection du travailleur indépendant. Il s’agit  alors pour  les pouvoirs publics de prendre en compte  les statuts existants  pour mieux les adapter à cette évolution en instaurant un  statut intermédiaire entre salariat et travail indépendant traditionnel ou mieux encore en créant un tout nouveau  statut qui continuerait à garantir la sécurité du travailleur à distance en terme de protection salariale et sociale : bien-être au travail, droits du salarié : assurance santé, protection contre le chômage, congés payés  etc…

En attendant, si vous avez envie de tester ….

….. cette nouvelle façon de travailler,  loin de la routine  « métro, boulot, dodo » ou  si vous n’avez pas encore oser  franchir le seuil d’un de ces  espaces collaboratifs, renseignez-vous pour connaitre où se trouve celui qui est situé le plus proche de votre domicile sur le site de Néo-Nomade  ou celui de Copass qui recensent une très grande majorité des espaces de coworking dans le monde entier.

Ça n’a pas échappé à B.R.E.F. !

8 Nov

Laissez-vous surprendre cette semaine par l’actualité ! Découvrez une émission de radio, un grand prix ainsi qu’une ville coworking.

Ayez l’oreille éco-solidaire 

Image d'une console de boutons d'enregistrement studio

Du lundi au vendredi à 6h50, écoutez Radio Classique. Cette radio laisse la parole à Christine Quentin, animatrice de l’émission Social Eco dédiée à l’économie et l’innovation sociale en action.

Au programme cette semaine : l’épargne et la finance solidaire…

La finance solidaire : osez !

Savez-vous qu’il existe des grands prix de la finance solidaire ? Et même une semaine de la finance solidaire (du 3 au 10 novembre 2014) ?

Image d'une couronne stylisée en bronze

Le 3 novembre, les 5 prix de la finance solidaire 2014 ont été décernés par Finansol en collaboration avec le journal Le Monde à :

  • AFB France pour la catégorie Prix « Coup de cœur du public »
  • Ecocup pour la catégorie Prix « Activités écologiques »
  • Extramuros pour la catégorie Prix « Innovation sociétale »
  • ANDES (Association Nationale de Développement des Épiceries Solidaires) pour la catégorie Prix « Lutte contre l’exclusion »
  • Assilassime solidarité pour la catégorie Prix « Entrepreneuriat dans les pays en développement »

Marseille : future capitale du coworking ?

Le magazine Slate.fr présente dans son article signé Jérémy Collado (du 4 novembre 2014), Marseille comme future ville de coworking. Espace de bureau partagé, le coworking permet aux professionnels de travailler dans une dynamique d’échanges, de mélanges et d’ouverture.

Marseille se veut à la pointe dans le secteur de l’innovation, des médias et des nouvelles technologies, même si les moyens alloués par la municipalité aux entrepreneurs en coworking restent maigres. C’est un enjeu surtout pour l’établissement public Euroméditerranée qui lance un vaste projet de rénovation urbaine. Les services numériques seront au cœur d’un quartier où les différents opérateurs, notamment de coworking y trouveront leur place.

Actuellement, on compte 5 espaces de coworking à Marseille et le Group’Union est l’un d’entre eux. Sur un open space de 150 m2, 39 membres et 9 nationalités sont réunis.

Ça n’a pas échappé à B.R.E.F. ! vous donne rendez-vous samedi prochain et d’ici là continuez à nous suivre !

Ça n’a pas échappé à B.R.E.F. !

13 Sep

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La rentrée est désormais bien amorcée pour tous ! Pour vous remettre dans le bain, B.R.E.F. vous a déniché cette semaine 4 actualités marquantes.

Au menu :

  • 1 article sur une tendance en plein développement, celle de particuliers qui louent leur salon à des entrepreneurs ou travailleurs indépendants
  • 1 autre sur le retour au CV anonyme
  • 1 point sur le chômage des cadres
  • 1 article pour finir sur le contrat de travail et la mobilité géographique.

–> C’est parti !

Viens travailler chez moi, je loue mon salon

Vous connaissez certainement le site Airbnb, qui propose un système de location d’appartements entre particuliers mais connaissez-vous OfficeRiders ? Selon l’article de Cadremploi.fr du 8 septembre 2014, au titre accrocheur « Viens travailler chez moi, je loue mon salon« ,  vous pourrez désormais louer votre appartement la journée à des travailleurs freelance. Le concept qui sera lancé en octobre dans seulement 2 villes, San Francisco et Paris, est initié par 2 Français. Environ 50 espaces de particuliers seront proposés. Le principe pour les particuliers : louer son appartement pour le rentabiliser lorsqu’il n’est pas occupé et côté professionnels : louer des locaux à moindre coût. Les deux parties sont gagnantes ! Ce service s’inscrit dans la mouvance des nouveaux modes de travail : on connaissait déjà les espaces de coworking, les bureaux vides loués par des entreprises, il faudra désormais compter aussi sur ce nouveau concept.

OfficeRiders introduction from OfficeRiders on Vimeo.

Au secours, le CV anonyme revient !

Le contenu du CV est un sujet récurrent et polémique au sein des différents gouvernements depuis 2006. Il est de  nouveau à l’ordre du jour, la promulgation d’un article le concernant est prévu dans 6 mois, le débat est relancé ! Comme l’article L 1221-7 du Code du travail le mentionne ci-dessous, les entreprises de plus de 50 salariés devront se contenter des compétences, diplômes acquis, postes occupés, centres d’intérêt et pas grand-chose de plus : le CV anonyme est de nouveau à l’honneur, comme l’expose la rédactrice Sylvia Di Pasquale du site Cadremploi.fr dans un post daté du 15 juillet 2014 intitulé « Au secours, le CV anonyme revient ».

Article L. 1221-7 – Code du Travail (Modifié par la loi n° 2012-387 du 22 mars 2012)

Confidentialité des informations « Dans les entreprises d’au moins cinquante salariés, les informations mentionnées à l’article L. 1221-6 et communiquées par écrit par le candidat à un emploi ne peuvent être examinées que dans des conditions préservant son anonymat. Les modalités d’application du présent article sont déterminées par décret en Conseil d’Etat. »

Les pour et contre du CV anonyme :

cvLe Pour : en supprimant l’âge, la photo, la nationalité et l’adresse, les problèmes de discrimination raciale ou sociale sont effacés, certes.

Le Contre : mais c’est un leurre ! Lors de l’entretien, les candidats ne peuvent pas se cacher ou mentir. De plus les recruteurs contourneront ce CV anonyme en allant recueillir des informations sur internet, notamment sur les réseaux sociaux. Alors n’est-il pas plus judicieux de revenir à un CV transparent comme avant ? D’autant que les recruteurs suivent de plus en plus de formations pour « discriminer sans discrimination ».

Et vous que pensez-vous du CV anonyme ? N’hésitez pas à réagir sur cet article et à poster vos commentaires.

Cadres : un marché à contre-courant

Les médias se font le relais quotidien des chiffres de l’emploi et du chômage mais qu’en est-il pour les cadres ? Le climat est-il morose pour le recrutement ? Selon un article du Monde Emploi du mardi 2 septembre 2014 intitulé « Cadres : un marché à contre-courant », le marché de l’emploi des cadres redémarre au moins au niveau des offres. Cependant revers de la médaille, on note également un allongement des décisions de recrutements. Les grands recruteurs de  jeunes cadres restent la SNCF, EDF et GDF. Les secteurs qui recrutent le plus sont la gestion, la finance ainsi que les services commerciaux et marketing. Cette tendance est plutôt rassurante compte-tenu de la conjoncture actuelle. Les recruteurs restent précautionneux, un nouveau cadre n’est embauché que lorsque le projet est définitivement signé et sécurisé, la réponse au candidat est de plus en plus tardive et l’intégration raccourcie. Les plus expérimentés d’entre eux sont donc privilégiés au détriment des jeunes diplômés arrivant sur le marché !

Un contrat de travail peut-il prévoir une mobilité dans toute la France ?

Ce sujet a interpellé B.R.E.F. dans la presse de cette semaine.  Que recouvre-t-il ? Un employeur peut-il muter un employé sans son accord en dehors de sa zone géographique? La réponse est NON, mais attention, l’employé doit bien lire son contrat de travail ainsi que la convention collective de son entreprise et surtout prendre garde à la clause de mobilité. Selon l’article du Monde du 1er septembre 2014 rédigé par Jean-Emmanuel Ray, l’accord du salarié est nécessaire pour une mutation au-delà de son secteur géographique car dans ce cas « c’est une simple modification de son contrat ». Alors que la clause de mobilité transforme sa mutation en « un simple changement de condition de travail ». L’employeur peut donc lui imposer cette mutation sous peine de licenciement. Pour plus d’informations sur le sujet n’hésitez pas à consulter l’article du Particulier.fr sur la clause de mobilité dans le contrat de travail de Juin 2013.

Ça n’a pas échappé à B.R.E.F. ! vous donne rendez-vous samedi prochain et d’ici là continuez à nous suivre !

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