Le plan de départs volontaires des fonctionnaires : de quoi s’agit-il ?

12 Fév

Il existe déjà depuis 2009 des incitations au départ pour les fonctionnaires. Le Premier ministre Édouard Philippe et Gérald Darmanin ont annoncé leur intention de recourir davantage à la contractualisation dans la fonction publique mais surtout envisagent de mettre en place un « plan de départs volontaires » pour les fonctionnaires. Le sujet fait débat.
 Gérald Darmanin, le ministre de l’Action et des Comptes publics, a annoncé un possible « plan de départs volontaires » pour les agents de la fonction publique qui voudraient partir à la suite de l’annonce de la réforme de l’État. Pour le financer, le gouvernement pourrait faire appel au fonds pour le changement public qu’il a prévu pour faciliter la transformation de l’administration, doté de 700 millions d’euros sur le quinquennat. L’objectif étant de simplifier les réorganisations, voire les fermetures de services pour en finir avec la culture du « coup de rabot », avec la logique du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite privilégiée par Nicolas Sarkozy lorsqu’il était à l’Élysée.
 « Il ne s’agit pas d’un plan de départs volontaires pour tout le monde, bien évidemment, il s’agit d’adapter le fonctionnement de nos services publics », a tempéré Gérald Darmanin, le ministre de l’Action et des Comptes publics.
Mais au risque de donner le sentiment aux agents de la mise en place de départs volontaires forcés, là où l’on devra réduire les effectifs. D’autant que depuis 2009, tout agent en réorientation professionnelle qui refuse successivement trois emplois peut être licencié.

Si la chose est très courante dans le secteur du privé, le plan de départs volontaires existe tout de même dans le public. Depuis 2008, les fonctionnaires d’État peuvent bénéficier d’une indemnité de départ volontaire s’ils souhaitent démissionner, sous certaines conditions. Mais un plan de départs collectifs serait « inédit », selon les syndicats. Donc les agents de l’État qui démissionnent à la suite de la suppression de leur poste ou de sa restructuration peuvent eux aussi se prévaloir d’une indemnité de départ volontaire (nouvelle fenêtre), à condition que l’administration ait donné son accord et que les postes et les périodes soient fixés par arrêté ministériel.

Et dans les conditions actuelles, l’agent doit toutefois être à 5 ans de l’âge minimum de départ à la retraite. Le montant maximum de l’indemnité est fixé à 24 fois le douzième de la rémunération brute annuelle (hors primes ou indemnités) perçue au cours de la dernière année. Ce montant est modulé selon l’ancienneté. Si le fonctionnaire se fait malgré tout recruter à nouveau dans la fonction publique, il doit rembourser cette indemnité dans les trois ans. Il existe des spécificités pour la fonction publique hospitalière, ainsi que pour la fonction publique territoriale.

De son côté le député LFI Eric Coquerel (nouvelle fenêtre), a déploré cela :

« C’est un plan social que nous prépare le gouvernement dans la fonction publique d’État », interrogé par LCI. « C’est dévastateur, à un moment où l’on voit qu’il n’y a pas trop de personnes travaillant dans les services publics. » 

En réponse à la réaction des syndicats, le Premier ministre a précisé :

« Nous allons prendre le temps du dialogue » dans le cadre d’une « grande concertation » qui s’étendra sur toute l’année et qui promet d’être agitée, les élections professionnelles dans la fonction publique ayant lieu… début décembre. »

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Que faire après la troisième ?

8 Fév

La classe de troisième constitue une étape d’orientation déterminante. Après le collège, on décide de s’orienter dans une voie générale ou professionnelle. Ce choix aura des répercussions sur la poursuite d’études envisageables et à plus ou moins long terme sur les métiers accessibles.

Pour s’orienter et faire des choix, il faut d’abord s’informer : sur les métiers, les études, les niveaux requis. Il est conseillé de recouper  ces informations avec ses goûts, ses centres d’intérêts, sa personnalité. À l’adolescence, c’est un exercice particulièrement difficile… La plupart des jeunes sont dans le flou concernant leur avenir ; ils ne savent pas quelle voie choisir car ils n’ont pas d’idée de la profession qu’ils pourraient exercer.

« Les matinales de la réussite » Espace Jeunesse de Levallois

C’est pourquoi le service Jeunesse de Levallois propose un atelier samedi 10 février intitulé Choisir ma voie au lycée avec confiance (nouvelle fenêtre). L’atelier se déroulera en petit effectif de 4 à 8 personnes. Renseignements au service Jeunesse.

L’orientation au collège (nouvelle fenêtre) se décide progressivement et prend plusieurs critères en compte : les résultats dans les différentes disciplines, les préférences pour les études longues ou courtes, les centres d’intérêts de l’élève…

Il existe différents outils pour trouver sa voie :

  • Un entretien personnalisé (nouvelle fenêtre) est proposé à chaque élève de troisième. Il permet d’instaurer un dialogue entre le professeur principal,  l’élève et ses parents afin de mettre en place un accompagnement renforcé si nécessaire.
  • Des conseillers d’orientation reçoivent les collégiens pour les aider dans leur choix. Il ne faut pas hésiter à se rendre dans différentes structures comme les CIO, CIDJ, salons divers (nouvelle fenêtre)…
  • Les journées portes ouvertes dans les lycées sont l’occasion de rencontrer des professeurs et des élèves, de visiter l’établissement. Voici le calendrier  de ces journées (nouvelle fenêtre) pour 2017/2018 en Ile-de-France.
  • La Cité des métiers de La Villette (nouvelle fenêtre) offre un espace de documentation et la possibilité de rencontrer sans rendez-vous des conseillers d’orientation.
  • Le stage de troisième : obligatoire et d’une durée d’une semaine, ce stage d’observation en entreprise peut se montrer utile pour l’orientation et pour construire son projet professionnel.

 

 

 

 

 

 

Il existe aussi un certain nombre de ressources indispensables :

  • Des sites internet :

Éducation.gouv.fr (nouvelle fenêtre) : le site officiel du ministère de l’Éducation nationale : vous y trouverez les adresses de tous les établissements scolaires et universitaires.

Réseau-canope (nouvelle fenêtre) : un réseau de création et d’accompagnement.

Onisep (nouvelle fenêtre): pour s’informer sur les formations et les métiers. L’Onisep est un site officiel qui dépend de l’Éducation nationale.

Cidj (nouvelle fenêtre) : information sur les études, les métiers, l’orientation, l’emploi, la formation, les séjours à l’étranger…

Orientation pour tous (nouvelle fenêtre) : ce site permet de trouver des renseignements sur les métiers et les études. Il est régulièrement actualisé par des spécialistes de l’orientation et des enseignants.

  • Des guides à consulter à La Médiathèque :

Le guide Après la 3è de l’Onisep à télécharger (nouvelle fenêtre).

 

Les Compagnons du Devoir et du Tour de France

5 Fév

De la métallurgie au bâtiment en passant par la tonnellerie, les Compagnons du Devoir forment des artisans depuis près de mille ans.

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Héritée du compagnonnage, l’AOCDTF Association Ouvrière des Compagnons du Devoir et du Tour de France (nouvelle fenêtre)  forme en alternance aux  métiers de l’artisanat. Aujourd’hui, le compagnonnage fait toujours l’objet d’une reconnaissance importante chez les artisans, la formation est synonyme d’excellence (nouvelle fenêtre).

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A qui s’adressent ces formations ?

Les Compagnons du Devoir accueillent les filles et les garçons de 16 ans à 25 ans dans 6 filières métiers regroupant chacune différents  parcours sur mesure pour accéder en alternance à près de trente métiers de l’artisanat.

Quelles sont les filières métiers :

  1. Industrie/métallurgie : mécanicien ; électrotechnicien ; carrossier-constructeur de véhicules ; mécanicien de précision ; chaudronnier
  2. Métiers du goût : boulanger ; vigneron ; pâtissier
  3. Bâtiment : métiers de la pierre ; métallier ; couvreur ; plombier;  maçon ; charpentier
  4. Métiers du vivant : tonnelier ; jardinier/paysagiste ; maréchal-ferrant
  5. Aménagement et finition : solier/moquettiste ; peintre ; ébéniste ; plâtrier/plaquiste ; menuisier ; carreleur
  6. Matériaux souples: tapissier ; maroquinier ; sellier/garnisseur ; cordonnier

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Selon l’âge et le parcours choisis par le candidat, elle prépare aux diplômes suivants :

  • CAP
  • Bac professionnel
  • Brevet de maîtrise (équivalent d’un bac +2 professionnel)
  • Licence professionnelle (diplôme de niveau bac +3, ouvert à tous les bacheliers généraux, technologiques et professionnels).

Orientation :

Après la 3ème (collégien ou lycéen) : obtention d’un 1er diplôme du métier en 2 ou 3 ans (CAP, Bac Pro…).

Après un bac général ou technologique : obtention d’un 1er diplôme du métier en 1 ou 2 ans (CAP, Bac Pro…).

Après un 1er diplôme du métier : obtention de diplômes supérieurs tout en réalisant son « Tour de France ».

On désigne par « Tour de France » le parcours qui va permettre à un jeune professionnel de devenir Compagnon. Son diplôme de base en poche, le jeune « itinérant » va voyager pendant plusieurs années d’étape en étape sur le réseau des sièges de la Fédération compagnonnique, au rythme d’une à deux villes par an, en tant que salarié. Ce voyage permet la découverte des techniques, des matériaux, des méthodes et des moyens de travail, différents d’une région à l’autre et d’un pays à l’autre, de se construire un réseau professionnel et personnel, d’apprendre une nouvelle langue (1 an à l’international). 

Après le Tour de France, s’ouvre une période de transmission qui dure deux où trois ans : Les Compagnons deviennent encadrant des plus jeunes au sein d’une mission appelée « gâche ». Ils deviennent donc à leur tour enseignant, voire prévôt. Le  label « Compagnons du devoir » bénéficie  d’une très bonne image auprès des entreprises qui reconnaissent des capacités d’adaptation et ouverture d’esprit.

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Comment s’inscrire chez les Compagnons du Devoir ?

Trouver une formation (nouvelle fenêtre)

Demande d’information (nouvelle fenêtre)

Demande d’inscription aux découvertes métiers par région (nouvelle fenêtre)

Que ce soit tailleur de pierres, maréchal-ferrant ou bottier, les métiers de jadis ont le vent en poupe et l’offre d’emploi dépasse largement la demande : 10.000 jeunes sont actuellement en formation aux Compagnons du Devoir et 90% d’entre eux trouveront sans peine un emploi à l’issue de leur formation. Un compagnon sur deux finira même chef d’entreprise.

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