Salon ‘Partir étudier à l’étranger’

6 Déc

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  • Étudier :

Le Salon Partir étudier à l’étranger de l’Étudiant, organisé sous le patronage du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et du ministère de l’Éducation nationale, revient pour une nouvelle édition le 8 décembre 2018 de 10h à 18h à l’Espace Champerret.

Ce salon vous permettra de trouver toutes les informations nécessaires à votre départ. Où vous inscrire ? Comment financer votre séjour, quel pays choisir. Parmi 50 exposants de pays étrangers de nombreuses destinations : Allemagne, Asie, Australie, Canada, Danemark, Espagne, États-Unis, Royaume-Uni, Russie, Suisse. Chaque exposant pourra éclairer les étudiants sur les conditions d’échanges, les filières et toutes les formalités pour mener à bien votre projet. En fonction de vos souhaits vous pourrez être en contact avec les universités, les organismes de formation ou de séjours linguistiques.

 

 

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  • Travailler :

L’espace Jobs propose de nombreuses possibilités de stages, d’emploi et de séjours au pair.

Des conférences sont organisées, une librairie et un pôle documentation seront installés pour proposer tous les documents nécessaires à vos démarches.

Carrefour de rencontres et de contacts, le salon est une mine d’or pour préparer votre départ !

À la Médiathèque :

 

Partir étudier à l'étranger | Collet, Sophie                                 Partir étudier à l'étranger | Collet, Sophie

 

Le guide complet de l'expatriation

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1919-1921 / Le retour des poilus dans le monde du travail

3 Déc

Au lendemain de l’armistice du 11 novembre 1918, cinq millions de soldats français doivent être démobilisés. Dans l’attente du retour, tous vivent dans l’inquiétude : celle de retrouver une place, leur place dans un monde civil qui a fonctionné sans eux pendant toute la guerre.

 

régiment

 

Une démobilisation échelonnée

Une démobilisation longue, difficile à organiser et surtout à supporter pour les poilus.

En France, les autorités font le choix de libérer les hommes par classe d’âge (nouvelle fenêtre) avec priorité donnée à l’ancienneté. Les classes 1912 et 1913 sont démobilisées à l’été 1919 tandis que les dernières mobilisées ne le seront qu’en 1920 et 1921.

Ce fut donc au terme d’un long parcours, très ritualisé, que les soldats purent enfin rentrer chez eux et découvrir un monde différent de celui qu’ils avaient laissé quatre ans auparavant avec ses lois de rentabilité et de concurrence. Un retour à la réalité très mal vécu d’autant que, dès la fin des hostilités, l’administration fiscale les oblige à payer leurs arriérés d’impôts avec pour seule compensation  l’attribution d’un costume mal taillé (costume dit « Abrami », du nom du sous-secrétaire d’État à la Guerre Léon Abrami) pour remplacer leurs vêtements laissés à la caserne lors de la mobilisation !  En cas de refus,  le soldat recevait la somme ridicule de 52 francs !  C’est seulement à partir de mars 1919 que des mesures plus compréhensives viendront remédier à ces maladresses: rétablissement du moratoire des impôts, paiement de primes à la démobilisation…

soldat demobilisé

Quitter l’armée… 

Retrouver ou trouver un emploi…

Prime de démobilisation

Conscient des sacrifices et des préjudices matériels et psychologiques subis par les soldats et des difficultés de réinsertion, le gouvernement va mettre en place une série de mesures susceptibles d’aider leur retour à la vie civile.

Une première prime de démobilisation est donc votée le 22 mars 1919 : la loi de la «propriété immédiate du démobilisé», qui se composait d’une part fixe de 250 francs et d’une prime mensuelle de 15 ou 20 francs par mois de service perçues en plusieurs versements ou en bons de la défense nationale, soit une indemnité de démobilisation qui s’élevait à 490 francs par an. Mais avec les difficultés à retrouver un travail,  cette indemnité s’avéra insuffisante.

Un retour pas aussi facile que le font miroiter les autorités :

Si les soldats, de retour du front, aspirent à reprendre rapidement  leur place d’avant-guerre, des  disparités vont très vite apparaitre entre  ruraux et citadins, ces derniers subissant de plein fouet un fort taux de chômage. Beaucoup de moyennes et petites entreprises ont en effet  disparues durant le conflit ne pouvant faire face à l’émergence des grands groupes industriels (nouvelle fenêtre) qui surent adapter leurs méthodes de travail  au rendement excessif exigé par l’effort de guerre. Les anciens ouvriers étaient  « assurés » de retourner à leur emploi d’avant-guerre puisque  la loi du 22 novembre 1918 obligeait les patrons à les réintégrer dans les entreprises, quand celles-ci existaient encore ! Mais, la réalité ne fut pas aussi simple, le retour à l’emploi  exigeant toute une série de démarches trop contraignantes : comment trouver emploi

Pour retrouver son  activité, les démobilisés devaient, en effet, adresser à  leur ancien employeur un avis par lettre recommandée et ce, dans les quinze jours qui suivaient leur retour au foyer, un délai trop court que beaucoup laissèrent malheureusement passer….

Les paysans, à l’exception de ceux originaires des zones dévastées par les combats des régions du Nord-Est de la France, retrouvèrent plus facilement la place qu’ils occupaient avant le conflit,  leurs familles ayant réussi à faire fonctionner tant bien que mal les exploitations. Mais la guerre a décimé le monde paysan. Quand elle s’achève, la main-d’œuvre manque et la production agricole connaît, entre 1919 et 1921, une baisse de 40 % par rapport à l’avant-guerre. Pour combler ce déficit, l’État organise l’arrivée de travailleurs étrangers. En septembre 1919, Paris signe avec Varsovie une convention d’émigration-immigration.

La réinsertion des mutilés

De la «gueule cassée» à  l’amputé se déplaçant sur ses béquilles, la France dut également penser à  réintégrer dans la société ces hommes durablement marqués dans leur chair : 390 000 mutilés et 1 100 000 invalides qu’il fallut prendre en charge pour les aider à s’insérer dans le monde du travail. Au cours du conflit, une première loi avait déjà  institué quelques emplois réservés au profit des soldats réformés pour infirmités contractées pendant la guerre. Mais dès 1919, le retour en masse des soldats  va très vite mettre en concurrence une main-d’œuvre valide et une main-d’œuvre invalide.  L’esprit de solidarité qui existait durant le conflit va s’émousser peu à peu, le consensus en faveur des soldats invalides s’effriter laissant place à des logiques productivistes incitant les employeurs, inquiets de la capacité du rendement des mutilés, à réembaucher en premier lieu  une main d’œuvre valide…

Le gouvernement avait pourtant  voter, peu de temps avant la fin des hostilités, une loi instituant un office, l’Office national des mutilés et réformés de guerre (nouvelle fenêtre), qui était chargé de subventionner des écoles de rééducation.  Mais ces centres ne proposaient  qu’un apprentissage de petits métiers artisanaux qui s’avérèrent, dès la sortie du conflit, inefficaces souvent éloignés des occupations professionnelles antérieures des blessés et ne correspondant pas à la demande du marché d’après-guerre.

En 1919, une autre loi tenta d’y remédier : celle du 31 mars 1919 substituant à la notion d’« assistance » celle du « droit à réparation »  qui permettait aux  mutilés de pouvoir prétendre à une pension couvrant le préjudice subi et à la gratuité des actes de rééducation dans les centres agréés par l’Office. Les amputés pouvaient y être appareillés avec des prothèses qui leur permettaient d’accomplir des travaux notamment agricoles, y compris sur des machines spécialement adaptées.

mutiles

 

Mutile de guerre

 

Cependant, malgré toutes ces mesures, les mutilés ne cesseront de connaitre d’importantes difficultés à retrouver du travail. Il faudra attendre 1923, pour que les parlementaires votent enfin une loi (nouvelle fenêtre) qui  leur réserve des emplois spécifiques  dans les administrations et les établissements publics.  Près de 150 000 mutilés de guerre vont ainsi pouvoir bénéficier d’un emploi réservé entre 1923 et 1939. Il leur aura fallu auparavant se soumettre à un système de sélection exigeant.

Démobilisation des femmes

Le retour des uns signifie le départ des autres…

Il est difficile de fixer le nombre, même approximatif, des femmes que le conflit avaient contraintes à travailler dans les arsenaux, les usines, les administrations, les ministères, les hôpitaux… Ce nombre atteignait plusieurs centaines de mille et répondait au manque de mains-d’œuvre dû à la mobilisation des hommes pour le front. Cependant, dès la signature de l’armistice, on songe très vite à renvoyer cette armée de travailleuses. Le 17 novembre 1918 paraissait une première circulaire suivant laquelle les employées et ouvrières qui consentiraient à abandonner leur travail avant le 5 décembre toucheraient une indemnité de départ égale à trente jours de salaire.
Dans une France traumatisée par la saignée démographique  provoquée par quatre années de conflit, les femmes furent ainsi  rappelées à leur rôle d’épouses, de maîtresses de maison et de mères de famille. Pour la majorité d’entre-elles, l’après-première guerre mondiale  se traduisit par un retour aux valeurs traditionnelles….

Il est certain qu’un contexte  économique consacré entièrement à la reconstruction du pays laisse resurgir les vieilles revendications sur les conditions de travail. Pour éviter l’affrontement et pour répondre à la montée du chômage, le gouvernement de Clemenceau vota dès  1919,  deux lois majeures de l’histoire du travail (nouvelle fenêtre) : celle du 25 mars, officialisant les conventions collectives, et celle du 25 avril sur  la journée de 8 heures sans diminution de salaire.

Au lendemain de la guerre, la société française est meurtrie et endeuillée ;  nombreux furent les soldats qui  ne purent retrouver la « place » qu’ils avaient occupée avant leur mobilisation. Obsessions, phobies intrusives, mémoire chronique de la guerre vinrent déchirer leur vie intime et rendre parfois impossible leur insertion dans la vie sociale.

Mais  il leur fallait, malgré tout, continuer à vivre dans un pays à reconstruire…. Les uns s’enfermèrent dans le mutisme alors que d’autres s’engagèrent dans des associations d’anciens combattants.

anciens combattants

 

Les robots vont-ils détruire l’emploi ?

29 Nov

À l’occasion de la rencontre avec le scientifique Rodolphe Gelin à la médiathèque Gustave-Eiffel samedi 1er décembre 2018, auteur de Le robot est-il l’avenir de l’homme ?, B.R.E.F. s’est intéressé aux nombreux débats sur l’avenir du travail. Automatisation, robotisation, intelligence artificielle sont-elles des menaces pour l’emploi ? Quel sera l’impact de l’automatisation sur les emplois ?

Malgré de nombreuses enquêtes sur la révolution robotique réalisées par des experts mondiaux en économie et en technologie, personne ne s’accorde sur les résultats. D’une étude à l’autre, les chiffres des prévisions sont multipliés ou divisés par 5. Différentes études ont alerté sur le risque de disparition de certains emplois actuels sans pour autant s’accorder sur l’ampleur de ce risque.

Voici quelques chiffres des dernières recherches du Forum économique mondial sur l’avenir de l’emploi, enquête publiée le 17 septembre 2018 et intitulée The Future of Jobs (PDF 2.53 Mo en anglais- nouvelle fenêtre) :

  • Les robots réaliseront 52% des tâches professionnelles courantes dès 2025 (29% aujourd’hui).
  • 47 % des emplois seront automatisés dans 20 ans.
  • 75 millions d’emplois seront supprimés ou déplacés par la révolution robotique en 10 ans.
  • 58 millions d’emplois seront créés d’ici 2022.
  • Part du nombre total d’heures de travail effectuées par les humains en 2017 : 71% ; 48% en 2025.

Si les chiffres sur l’avenir de l’emploi divergent d’une enquête à une autre, elles sont unanimes sur plusieurs points :

  • Le numérique détruit et crée des emplois mais surtout en transforme. Il crée de nouveaux métiers et en détruit d’autres tout en contribuant à leur transformation et à la valorisation de l’emploi qualifié.
  • De nombreux métiers seront menacés par l’intelligence artificielle et les robots d’ici 5 ans. Lire l’article du 20/07/2018  À l’usine, au bureau, tous remplacés par des robots ? (nouvelle fenêtre) de Charlotte Zeitoun publié dans le dossier Comment l’intelligence artificielle va changer nos vies (nouvelle fenêtre)  du journal du CNRS.
  • L’impact de la robotisation se fera sentir dans les différents secteurs d’activité. Les travailleurs les moins qualifiés seront les plus touchés. Les emplois qui ne nécessitent pas une qualification ou une spécialisation sont amenés à disparaitre.
  • De nouvelles catégories d’emplois émergeront. Tous les secteurs seront touchés par les pénuries de compétences.  D’ici 2022, 54% des employés auront besoin d’une requalification de leur compétence.
  • Un besoin urgent d’adapter l’offre de formation professionnelle et le système éducatif à l’évolution rapide du monde du travail. 83% des emplois de 2030 n’existeraient pas aujourd’hui. En France en 2017, 8% de la population active n’a aucune compétence numérique, 27% de niveau faible, 33% de niveau de base et 29% d’un niveau supérieur (source : statistiques de la Commission européenne).
  • Des métiers en augmentation face à la robotisation : ingénieurs, analystes de données, spécialistes de l’intelligence artificielle et de la robotique, les spécialistes du commerce électronique et des médias sociaux, les managers de l’innovation, vont être les postes clés de demain. (Article de l’Express 8 aout 2018 Les métiers les mieux protégés face à la robotisation) (nouvelle fenêtre).
  • Des métiers enclins à disparaitre face à la robotisation : comptables, caissiers, employés de banque et des assurances, notaires et professions du droit, secrétaires de direction, techniciens de laboratoire médical, manutentionnaire, ouvriers en usine sur chaîne d’assemblage…(Article du Figaro 22 août 2018 5 métiers menacés par la digitalisation et la robotisation) (nouvelle fenêtre).

La Fabrique de l’industrie, la Cité des sciences et de l’industrie et la Cité des métiers ont organisé en 2017 une rencontre-débat autour de la question Le robot tue-t-il l’emploi ? Vidéo à visionner :

En se fondant sur l’analyse de 16 études publiées entre 2009 et 2016, le Conseil d’orientation sur l’emploi montre que les créations d’emploi l’emportent sur les disparitions. Cette instance du gouvernement a publié 3 rapports intitulés Automatisation, numérisation et emploi à retrouver ici :

Automatisation, numérisation et emploi tome 1 (PDF 9.1Mo) (nouvelle fenêtre)

Automatisation, numérisation et emploi tome 2 (PDF 5.4 Mo) (nouvelle fenêtre)

Automatisation, numérisation et emploi tome 3 (PDF 3.65 Mo) (nouvelle fenêtre)

Face aux bouleversements engendrés par la société numérique et face à ce que l’on appelle la quatrième révolution industrielle, c’est un changement en profondeur qui est attendu dans les prochaines années.

À emprunter à La Médiathèque :

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Et pour en savoir plus sur les robots en général, consulter l’article du blog Liseur Faut-il avoir peur des robots ? (nouvelle fenêtre) 

Rendez-vous samedi 1er décembre à la médiathèque Gustave-Eiffel (111 rue Jean Jaurès à Levallois) 16h avec le scientifique Rodolphe Gelin pour la conférence Faut-il avoir peur des robots ?

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