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Une formation qui répond à des besoins nouveaux : Les Métiers de la sécurité

7 Déc

Qu’il s’agisse de sécurité civile (sapeur-pompier), de sécurité publique (gardien de la paix, gardien de police municipale, officier de police, gendarme…)  ou de sécurité privée (agent de sécurité, maitre-chien, agent de sureté ferroviaire, convoyeur de fond…), les professionnels de la sécurité ont pour mission de protéger et de secourir les populations dans n’importe quelles circonstances.

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Les qualités requises pour prétendre à la formation « métiers de la sécurité »

Aptitudes à observer et à rendre compte :

  • Sens du dévouement
  • Aptitude à la concentration/ maitrise de soi (Il doit pouvoir se concentrer des heures durant, même s’il travaille seul)
  • Grande réactivité/ capacité à agir et réagir rapidement (être capable de prendre des décisions rapides)
  • Sens du respect des consignes, de la discipline et de la tenue
  • Sens du service public
  • Parfaite connaissance de la réglementation
  • Excellente forme physique

Les formations

Dès la sortie de la 3ème, deux types de formation :

  1. La formation en CAP « agent de sécurité »

La formation menant au Certificat d’Aptitude Professionnelle d’agent de sécurité (CAP) se déroule sur 2 ans : 3/4 de la formation a lieu au lycée et 1/4 en milieu professionnel (stages en entreprise).

Le titulaire de ce diplôme est qualifié pour assurer la protection des personnes (y compris de la mise en place des premiers secours) et est chargé du gardiennage de marchandises, de locaux ou d’équipements et d’installations techniques. Pendant la formation, l’accès au SST (diplôme Sauveteurs Secourisme Travail) est proposé. Au bout de ces deux ans, l’élève peut alors exercer son activité sur des sites très différents : sites industriels, hospitaliers, grande distribution, collectivités locales, associations….

  1. La formation en Baccalauréat professionnel « métiers de la sécurité»

Cette formation s’obtient également dès la sortie de la  3ème et s’effectue sur trois ans (seconde, première et terminale Bac Pro). Dès la première année de formation, l’élève peut se présenter aux  épreuves du Diplôme intermédiaire du CAP Agent de Sécurité. Là aussi, la formation s’effectue au lycée pour les 2/3 et en milieu professionnel pour un 1/3, soit 22 semaines en entreprise réparties sur trois ans.

Quelle que soit la formation retenue, ces périodes de PFMP (Formation en Milieu Professionnel) permettent aux élèves d’apprendre à mobiliser leurs acquis en situation réelle, de collecter des informations sur le milieu professionnel et d’acquérir des compétences spécifiques aux métiers de la sécurité et de la prévention.

PS/ Une autre alternative peut être envisagée pour les élèves ayant passé et obtenu le CAP « agent de sécurité ». Sous condition d’un très bon dossier, ils peuvent prétendre à poursuivre leur formation en deux ans pour obtenir le bac professionnel « métiers de la sécurité » (première et terminale Bac Pro).

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 Attention : Pour les élèves en Bac professionnel, le choix d’une « dominante » doit être effectué à l’issue de la classe de Première.  Deux dominantes possibles :

  • Dominante « Sécurité incendie» : s’adressant aux  élèves qui désirent rejoindre le corps des sapeurs-pompiers professionnels (fonctionnaire territorial au sein d’un Service Départemental d’Incendie et de Secours) ou militaires (brigade de sapeurs-pompiers de Paris, sapeur-sauveteur militaire en unité d’instruction et d’intervention de la sécurité civile). Pour cette dominante, l’engagement SPV (sapeur-pompier-volontaire) sera demandé pour effectuer les périodes de formation au sein d’un centre d’incendie secours du SDIS (Service départemental d’incendie et de secours) (nouvelle fenêtre) ou auprès des pompiers de Paris (nouvelle fenêtre) (militaires).

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  • Dominante « Sécurité publique et sûreté» : s’adressant aux  élèves attirés par les métiers de la sécurité publique (police nationale, gendarmerie municipale), civile ou privée.

Une fois titulaire du Bac Professionnel « Métiers de la sécurité » et selon le choix de sa dominante, l’élève pourra s’insérer dans les différents services de la fonction publique (Police Nationale, Gendarmerie Nationale, Police Municipale, Sapeurs-pompiers professionnels…) sous réserve de satisfaire aux modalités de recrutement (concours de la fonction publique). Dans le domaine privé,  il pourra prétendre à travailler auprès d’entreprises pourvues de leur propre service de sécurité ou d’entreprises prestataires de services de prévention-sécurité en qualité d’agent de sécurité-incendie, d’agent de surveillance, d’agent de gardiennage. Ces entreprises peuvent proposer des formations complémentaires SSIAP Service de Sécurité Incendie et Aide aux personnes (nouvelle fenêtre) niveau 2 et niveau 3, qui après validation, permettent d’accéder aux emplois d’agent de sûreté aéroportuaire, d’agent cynophile, d’agent de sécurité sur sites spécifiques et sensibles.

3. Les conditions d’accès aux formations « métiers de la sécurité »

Qu’il s’agisse du CAP ou du Bac Pro, l’accès à la formation se fait à la fois sur dossier et sur entretien prévu avec le responsable des filières professionnelles afin que celui-ci évalue les motivations du demandeur.

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4. Les lieux de formation

Ces deux types de formation ont lieu en  CFA centres de formation d’apprentis (nouvelle fenêtre) ou en lycées professionnels  (nouvelle fenêtre)

La poursuite d’études

Une poursuite d’études peut être envisagée après le bac professionnel en intégrant :

  • IUT Hygiène Sécurité Environnement
  • Licence pro Sécurité des Personnes et des Biens
  • Master 2 Sécurité Intérieure, Sécurité Globale
  • MBA Sécurité des écoles privées…

NB/ Depuis la rentrée de septembre 2017, la poursuite d’études a été consolidée par la création d’un premier parcours de formation visant un BTS adapté au secteur de la Sécurité Privée :  BTS « Assistant Manager dédié aux métiers de la Sécurité et de la sûreté ».

Ce BTS s’effectue en alternance sur deux sites :

le groupe scolaire « La Salle Saint-Nicolas » d’Issy-les-Moulineaux (nouvelle fenêtre)

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et à l’ IFCV de Levallois-Perret  (nouvelle fenêtre)

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Santé et sécurité au travail : le travail sur écran

23 Nov

Avec l’irruption massive des nouvelles technologies (TIC) dans les différentes sphères de l’entreprise, le nombre de personnes travaillant sur ordinateur n’a cessé d’augmenter.  En quelques années,  l’écran est devenu un outil de travail essentiel …

Mais si la situation de travail n’est pas bien adaptée, le travail sur écran peut engendrer des troubles physiques et psychologiques.

Quels sont les facteurs de risques liés au travail sur écran ?

Les principaux sont la fatigue visuelle, les  troubles musculo-squelettiques (TMS) et le stress.

  • Les troubles visuels

Tired business person with headache in workIl suffit de passer quatre heures devant un écran pour que les premiers symptômes de fatigue visuelle se manifestent :

Sécheresse des yeux, picotements, sensations d’éblouissements,  myopie temporaire, maux de tête,  troubles de la fixation et de la concentration… . Autant de symptômes dus en partie à la fameuse lumière bleue ou encore la luminosité excessive de  l’écran.  Une  distance trop rapprochée entre vos yeux et l’écran est également un facteur de risque de fatigue visuelle. De son côté, l’air ambiant, s’il est très sec, est aussi susceptible d’aggraver les irritations.

  • Les troubles musculo-squelettiques (TMS)

Les TMS générés par le travail sur écran sont multiples. Ils sont liés à une posture statique inadaptée pendant de longues heures.ob_0a8964_la-mauvaise-posture-2420

Les muscles et tendons touchés sont essentiellement ceux de la nuque (cervicalgie, tendinite cervico-brachiale…), du coude (épicondylite) des épaules (tendinite, capsulite…), de la région lombaire (contracture musculaire, lombalgie…) des poignets et des mains (syndrome du canal carpien…).

  • Les troubles psychosociaux

Travailler  quotidiennement de manière prolongée sur écran peut engendrer des situations de stress pouvant nuire à la performance et à la santé du salarié. Un facteur souvent négligé mais qui peut avoir de graves répercussions. La pression du temps dû à un travail à effectuer dans des délais trop courts, la multiplicité des tâches ou bien la lenteur de l’ordinateur dans ses réponses provoquent des tensions psychologiques qui peuvent déclencher  des troubles musculo-squelettiques.

Comment prévenir les risques du travail sur écran ?

Quatre principes fondamentaux :

  1. Prévoir un bon aménagement du poste de travail

Pour ajuster le poste de travail, pensez à :

  • Régler la hauteur du dossier, pour qu’il soutienne le bassin et la région lombaire.
  • Régler la hauteur de l’écran : le haut de l’écran doit être au niveau des yeux face à soi
  • Veiller à la distance œil- écran : de 50 à 90 cm, celle-ci ne doit jamais être en dessous de 40 cm.
  • Adapter l’éclairement en réglant l’intensité lumineuse et le contraste, en privilégiant un affichage sur fond clair et en réglant la fréquence de régénération de l’image.
  • Laisser au moins 10 cm entre la barre d’espacement du clavier et le rebord du bureau

     2.  Adopter une bonne position face à l’écran

Bien s’asseoir devant son bureau :dmeu_affichob105_1_std_lang_all

  • Prendre appui avec les mains sur le bureau et s’assoir en gardant le tronc légèrement incliné et en utilisant les muscles des cuisses pour contrôler votre descente.
  • Caler le bassin à l’arrière du siège.
  • Régler la hauteur de la chaise de façon à ce que les membres inférieurs forment des angles de 90° :
    • au niveau des hanches, entre les cuisses et le tronc
    • au niveau des genoux, entre les cuisses et le bas des jambes
    • au niveau des chevilles, entre la jambe et le pied.

     3.    Veiller à votre confort visuel

  • Régler la hauteur écran : Le haut de l’écran doit être à la hauteur des yeux lorsque l’utilisateur est assis le dos droit, ni plus bas, ni plus haut. Petite exception : le moniteur doit être un peu plus bas pour les porteurs de certains verres progressifs. Par contre, les personnes disposant d’un écran posé sur une unité centrale horizontale doivent remonter leur siège pur avoir leur regard au niveau du haut de l’écran.
  • Veiller à l’orientation de votre écran: le moniteur doit être perpendiculaire à une fenêtre. Ainsi, la luminosité sera idéale pour éclairer l’écran sans éblouir ou créer de reflets gênants. Aux fenêtres, des stores sont conseillés pour pouvoir régler le niveau de luminosité. Ainsi, il est conseillé de disposer d’un fond clair et de régler la luminosité et le contraste de l’écran de façon optimale
  •  Penser à reposer vos yeux en  les détournant régulièrement de l’écran.  Pour éviter la sécheresse oculaire et les sensations de picotements, quelques clignements des yeux suffiront.

      4.    Travailler détendurelax

N’oubliez pas de faire des pauses régulières pour vous détendre les muscles et le cerveau !

  • Faire des étirements
  • Détendre le dos
  • Assouplir les poignets
  • Dégourdir les jambes

Conclusion

Près d’un salarié sur trois souffre de troubles musculo-squelettiques et 6 salariés sur 10 font un lien direct entre ces troubles et leur travail sur écran. Souvent exercé pendant plusieurs heures consécutives, souvent dans des conditions pas du tout optimisées, il est du devoir de prendre les mesures nécessaires pour remédier aux risques constatés.

En complément des efforts portant sur la réduction des risques environnementaux (organisation du travail, management, aménagement et équipements des postes..), le  Code du travail (nouvelle fenêtre)  précise, à  cet effet,  que l’employeur se doit d’informer et de former ses salariés sur les modalités d’utilisation de l’écran et de l’équipement de travail.

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Le SMIC dans les pays de l’Union Européenne

6 Nov

Dans son article 23, la Déclaration universelle des droits de l’homme des Nations Unies énonçait : « Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu’à sa famille une existence conforme à la dignité humaine » (ONU, 1948).

Au sein de l’Union européenne, 22 des 28 pays membres ont mis en place par la voie légale un salaire minimum. Les six états restants, Italie, Chypre, Autriche, Danemark, Finlande et Suède proposent des minima conventionnels issus d’accords collectifs.

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Mais salaire minimum légal ne signifie pas pour autant égalité !

De grandes disparités sont à déplorer qui mettent en évidence l’écart de niveau de vie entre les pays d’Europe de l’Est, et ceux de l’Ouest et du Nord.

Montant du SMIC dans les pays de l’UE au premier semestre 2017
Luxembourg                        1998,59 € Irlande                                 1563,25 €
Belgique                                1531,93 € Allemagne                           1498,00 €
Royaume-Uni                      1396,90 € Espagne                                825,65 €
Malte                                       735,63 € Grèce                                     683,76 €
Estonie                                    470,00 € Pologne                                 453,48 €
Croatie                                    433,35 € Hongrie                                 211,52 €
Lettonie                                   380,00 € Lituanie                                 380,00 €
Bulgarie                                   235,20 € Pays-Bas                              1551,60 €
France                                   1480,27 € Slovénie                                804,96 €
Portugal                                  649,83 € République tchèque            407,09 €
Slovaquie                                435,00 € Roumanie                              275,39 €

NB/ Dans tous ces pays, le salaire minimum est fixé de façon nationale, par la loi, souvent après consultation des partenaires sociaux, à une exception près : La Belgique dont le  salaire minimum est fixé via un accord interprofessionnel qui est ensuite validé par décret royal. C’est Eurostat qui convertit ces données en équivalent par mois. Les salaires minimum s’entendent en montants brut, avant impôt sur le revenu et cotisations sociales 

Va t-on vers un SMIC européen uni ?

Un enjeu majeur pour les parlementaires européens qui souhaitent organiser plus de convergence entre les pays afin de lutter en priorité contre le « dumping social » qui favorise une concurrence déloyale entre les pays en matière salariale.

En octobre 2016, un rapport parlementaire (nouvelle fenêtre) avait déjà été remis  en ce sens  à la ministre du travail Myriam El Kromri dans lequel il est préconisé, non pas d’instaurer un salaire minimum unique à l’échelle de l’UE, mais « d’organiser la convergence des salaires minima vers le haut, pour réduire les disparités ». Le rapport déplorait en effet le recours croissant à des travailleurs détachés, dont le nombre a bondi de plus de 20% en 2015 (nouvelle fenêtre)  en France : « en l’absence de plancher minimum de rémunération, les États-membres se livrent à une forme de course à la dévaluation des salaires pour attirer les capitaux et les entreprises ». Un problème actuellement discuté au sein de l’Union européenne.

Le débat semble structuré autour de deux positions contradictoires : d’un côté, les pays membres des Peco (nouvelle fenêtre) qui font pression pour l’application d’un salaire minimum uni, ce qui compenserait les conditions défavorables dues à leur faible niveau de vie ; et de l’autre, les syndicats des pays nordiques, entre autres, qui seraient contraints de proposer un taux de leur SMIC à la baisse.

Quels critères de convergence appliquer pour la mise en place d’un salaire minimum européen uni sans pour autant déséquilibrer les politiques salariales des pays européens ? L’équation reste de taille ! ….

Pour plus de précisions, B.R.E.F. vous recommande la lecture de cet excellent article d’Alice Cros, membre du CA d’EuroCité : Pour un salaire minimum européen (nouvelle fenêtre).