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Savoir dire non au travail peut s’avérer positif

16 Oct

 

Savoir dire « non » s’avère souvent très compliqué voire impossible pour beaucoup de gens. Quand on est constamment sollicité par ses collègues ou son chef on peut se retrouver soi-même débordé et donc en difficulté. Alors comment apprendre à dire non?

« En entreprise, on a peur de déplaire si on dit « non ». On craint d’être perçu comme celui qui est systématiquement dans le refus et de ne pas réussir à s’intégrer », observe Alain Duluc, co-responsable des formations en développement personnel appliqué chez Cegos (nouvelle fenêtre).

Le premier frein au « non » nous vient de loin, de notre enfance et de notre éducation : c’est ce sentiment de culpabilité que nous éprouvons en refusant d’aider l’autre. D’où la crainte de décevoir. Cela rejoint les propos de France Brecard (nouvelle fenêtre), psycho-praticienne et auteur de « 50 exercices pour savoir dire non » (Eyrolles, 2009) : « On apprend aux enfants qu’il ne faut pas dire « non ». Et que dire « oui », c’est être gentil, aimable… Ce sont des mécanismes qu’on intègre tout petit et qui sont plus ou moins ancrés selon les personnes. »

Les avantages du NON :

  • le non est un oui à soi-même
  • si les autres ont le droit de demander nous avons le droit de refuser
  • savoir dire non c’est s’affirmer

Dire non en expliquant par exemple pourquoi un projet ne vous convient pas. Cela vous permet ainsi de travailler votre esprit critique, une qualité non négligeable que devraient acquérir tous les collaborateurs, selon une étude réalisée par l’OCDE sur les compétences, les ressources et les qualités des travailleurs dans le monde de demain. « Et si le refus va dans le sens du bien commun c’est encore mieux », souligne Boris Sirbey, co-fondateur du Lab-RH et de CollectivZ.

 

Savoir dire non permet donc de gagner en fiabilité et d’être reconnu pour cela. Dans tous les cas, rappelez-vous que « savoir dire « non », c’est savoir communiquer », comme le rappelle France Brecard. Une qualité indispensable dans sa vie professionnelle.

Savoir parler de soi et réussir son entretien d’embauche grâce à l’Arbre de vie

9 Oct

Parler de soi et de ses réussites professionnelles n’est pas toujours simple. Néanmoins c’est un ingrédient essentiel pour convaincre un recruteur.

Le 10 octobre prochain aura lieu une matinée coaching avec l’association Eurêka Rives de Seine (nouvelle fenêtre) : Savoir parler de soi et réussir son entretien d’embauche grâce à l’Arbre de vie de 9h30 à 12h au Club de la Planchette de Levallois.

L’atelier (nouvelle fenêtre) permettra à chacun(e) de se pencher sur « l’Arbre de vie », un outil ludique et créatif de coaching, issu des Pratiques Narratives (nouvelle fenêtre), en la présence de Stéphanie Orange (nouvelle fenêtre), coach professionnel, spécialisée en orientation professionnelle et scolaire. Au programme de cette matinée, utiliser la métaphore de l’arbre pour permettre de :

  • Se recentrer
  • Prendre conscience de son unicité (d’où je viens, quelles sont mes valeurs)
  • Mettre en avant ses qualités et compétences
  • Faire des liens et donner du sens à son parcours
  • Exprimer ses espoirs professionnels et mettre à jour des projets positifs
  • Faire émerger ses ressources

Destiné aux cadres en recherche d’emploi, cette rencontre permettra de mieux se connaitre pour mieux révéler ses talents et faire ressortir ses points forts.

 

Egalité hommes/femmes en entreprise : quoi de neuf ?

28 Sep

Dénoncer publiquement les mauvaises pratiques des entreprises, c’est la technique du « name and shame » (nommer et blâmer) inspirée par les États-Unis. Le secrétariat d’État à l’égalité entre les femmes et les hommes a ainsi dénoncé les « mauvais élèves » de la parité professionnelle. Cela concerne 10 entreprises, parmi elles : ST Microelectronics, Nokia, Neopost, Arcelor Mittal, Genfit… qui ont le moins respecté l’objectif de « féminisation des instances », c’est-à-dire celles qui comptent le moins de femmes parmi leurs dirigeants.

En France, 3% des présidents directeurs généraux (PDG) uniquement sont des femmes. Elles ne représentent que 14,5% des cadres, c’est-à-dire des postes où on est responsable d’une équipe en entreprise. En bref, pour un emploi identique, les femmes gagnent moins que les hommes. Là où un homme est payé 2 000 €, une femme est en moyenne payée 1 628 €. De nombreuses lois ont été votées pour corriger ces injustices. L’une des plus récentes prévoit que les conseils de direction des entreprises soient composés d’au moins 40 % de femmes.

Il existe encore des secteurs professionnels très masculins et il est difficile dans ce cas que les femmes soient justement représentées parmi les dirigeants. C’est ce qu’a souligné un dirigeant de Nokia, l’un des « mauvais élèves » dénoncés par le gouvernement. Les différences de salaire s’expliquent par l’importance du travail à temps partiel chez les femmes mais aussi par une forme de discrimination des employeurs. Ajoutons à cela qu’avoir des enfants peut freiner le développement d’une carrière.

Début septembre 2017, Sophie Binet (secrétaire générale adjointe de l’ UGICT CGT) avait alerté sur les effets négatifs que pourraient avoir ces ordonnances sur les femmes actives ainsi que leur impact vis-à-vis de l’égalité hommes/femmes. « Cette réforme est une menace pour les femmes parce que celles-ci sont concentrées dans les plus petites entreprises, là où désormais nous pourrons négocier sans délégué syndical et donc revoir à la baisse les primes, le treizième mois, la prime d’ancienneté… Donc il pourrait y avoir un dumping (décharge) sur les droits des femmes », argue la cégétiste.

Parmi les mesures dénoncées, on peut citer le plafond « très faible » des indemnités prud’hommales, « qui s’appliquera demain par exemple si vous êtes licenciée par manque de disponibilité en raison de votre situation de famille ou en raison d’un handicap ».

Le texte regrette non seulement « l’inversion de la hiérarchie des normes », citant les droits familiaux qui pourront « être remis en cause par accord d’entreprise », comme « les congés enfants malades pris en immense majorité par les femmes », « l’allongement du congé maternité » mais aussi « l’allègement du temps de travail des femmes enceintes. »

« Mon message est toujours de dire aux entreprises considérant que le sexe de la personne n’a pas d’importance tant qu’elle a les compétences requises pour le poste, qu’elles sont sclérosées dans une pensée en fin de parcours », explique Marie Donzel (nouvelle fenêtre) à la tête de Donzel et Compagnie (société qui a assuré la matinée de sensibilisation pour les 10 entreprises les moins bien classées). « L’entreprise s’inscrit dans un contexte démocratique. Elle doit ainsi agir à l’épanouissement des individus, apporter une plus-value sociale. »