Ça s’est passé le… 28 janvier

28 Jan

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« J’ai lu autrefois un conte de fées saugrenu, les Trois Princes de Serendip (nouvelle fenêtre) : tandis que leurs altesses voyageaient, elles faisaient toutes sortes de découvertes, par accident et sagacité, des choses qu’elles ne cherchaient pas du tout. C’est ce que j’appelle serendipity. »

Voilà le mot sérendipité créé le 28 janvier 1754 par Horace Walpole (nouvelle fenêtre) dans une lettre qu’il adresse à son ami Horace Mann (nouvelle fenêtre) à propos de ce conte persan du XIVème siècle.

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Horace Walpole

Horace Walpole (1717-1797) est alors le 4ème comte d’Orford, plus jeune fils de Robert Walpole (nouvelle fenêtre), Premier ministre de Grande Bretagne. Critique d’art, romancier, historien, dramaturge, épistolier son nom reste attaché aujourd’hui à son roman Château d’Otrante (nouvelle fenêtre) et à sa découverte du concept de sérendipité.

Ce drôle de mot, quasiment imprononçable, a fait son entrée dans le Larousse en 2012 : « capacité de faire une découverte, scientifique notamment, par hasard. » C’est donc l’art de découvrir ce à quoi l’on ne s’attendait pas ? Et les découvertes par sérendipité sont nombreuses : le velcro (nouvelle fenêtre), le stéthoscope (nouvelle fenêtre), le Viagra (nouvelle fenêtre) , la pénicilline (nouvelle fenêtre) … Le fruit du hasard ? Oui mais pas seulement…

Le Larousse dans sa définition a oublié la notion de « sagacité » (« pénétration d’esprit qui fait découvrir et comprendre les choses les plus difficiles ; perspicacité – Larousse) dont parle Horace Walpole.

« Avoir de la chance, c’est savoir se mettre sur la trajectoire du hasard » disait Henri-Cartier Bresson (nouvelle fenêtre)

Jusqu’alors réservé aux domaines des sciences et techniques, ce terme s’étend désormais à de nombreuses disciplines et a fait ses dernières années une entrée triomphale dans le monde des entreprises qui cherchent à faire éclore « les sérendipateurs » qui sommeillent en chaque collaborateur.

Google par exemple avec son Googleplex (nouvelle fenêtre) à Mountain View en Californie fait tout pour favoriser les « casual collisions », les rencontres fortuites entre collègues et collaborateurs dans ses locaux, car s’il n’y a pas d’interactions, il n’y a pas de sérendipité et s’il n’y a pas de sérendipité, il n’y a pas de créativité, et sans créativité pas d’innovation !

Danone, également, a repensé ses locaux dans ce sens en attribuant la moitié de l’espace à des lieux d’échanges, de croisements et de discussions informelles.

Ainsi la sérendipité est stimulée dans le monde de l’entreprise par la transversalité, le travail interdisciplinaire et le travail collaboratif.

La sérendipité, un nouveau souffle au monde du travail ?

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