Ça s’est passé le… 15 octobre

15 Oct

mata-hari

 

Nous sommes le 15 octobre 1917 sur le champ de manœuvre à Vincennes… Alors que le jour pointe à l’horizon et que la ville dort encore, face au peloton d’exécution, refusant qu’on lui bande les yeux est fusillée Mata Hari pour espionnage au poteau de La Caponnière.

Mata Hari un personnage entré dans la légende que l’on a forcément croisé dans la littérature ou bien à l’écran  incarné par Marlène Dietrich, Greta Garbo, Jeanne Moreau mais que savons-nous vraiment d’elle ?

De son vrai nom, Margaretha Zelle est née le 7 août 1876 aux Pays-Bas. Très tôt, elle se découvre une passion pour Paris. Elle épouse un officier, Rudolph Mac Leod,  et le suit en garnison coloniale en Indonésie où pour passer le temps, elle va s’intéresser aux coutumes locales, en particulier aux danses et même s’initier à la langue javanaise. Elle se donne un nom, Mata-Hari qui signifie « œil du jour ».

Margaretha Mac Leod détone déjà  en Indonésie en portant le costume local des femmes et en s’initiant à des chorégraphies en lien avec les légendes du Ramayana.

Femme au tempérament indépendant, elle se sépare de son mari et arrive à Paris, ville qui la fascine depuis toujours. Au tour de la capitale d’être fascinée puis suspicieuse à son égard.  Elle surprend dans ce Paris puritain : cette femme qui  triomphe dans des numéros de danseuse érotique exotique, cette femme qui lève le tabou du nu, cette femme qui  parle plusieurs langues, cette femme dont les salons du Tout-Paris raffole, cette femme entretenue, cette femme qui voyage librement à travers l’Europe  et qui mène une vie luxueuse malgré la guerre, qui est-elle vraiment ?

Mata-Hari reconnaît son appartenance aux services secrets français. Idole du Tout-Paris de 1905 à 1913, elle tombe de son piédestal dès le début de la Grande Guerre alors qu’elle est surveillée par les services français qui la soupçonnent de trahison. Son numéro de code H21 est démasqué…Elle passe pour une coupable idéale. Elle est arrêtée le 13 février 1917  puis fusillée sur présomption d’espionnage.

Mata-Hari abandonnée de tous, tombée sous les balles le 15 octobre 1917 garde cet étrange pouvoir d’envoûtement qui fait d’elle encore aujourd’hui un personnage mythique. Elle reste une énigme : est-elle espionne ou victime ?

À noter :

Le rôle important des femmes pendant la Première Guerre mondiale est souvent méconnu. On sait encore moins que certaines d’entre elles ont travaillé avec une grande efficacité pour les services secrets. Quoi qu’il en soit, Mata-Hari est l’une des figures féminines de l’espionnage au XXème siècle. Aujourd’hui encore, les métiers du renseignement sont emprunts d’une certaine idée reçue, d’une vision romanesque  et aventurière loin des réalités de la profession d’agent secret.

En France, 25% des agents secrets sont des femmes. Fonctionnaires, contractuels, bénévoles, plus de 5000 espions ou espionnes agissent avec des compétences spécifiques dans différents domaines.

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