Ça s’est passé un… 7 mai

7 Mai

Fin du XIXème siècle, début du XXème siècle, la France devient terre d’immigration…

La diminution du nombre des naissances au sein de la population française, le faible exode rural et le fort 2_1développement économique dû à la révolution industrielle du XIXème siècle rendent nécessaire l’emploi d’une main d’œuvre étrangère, souvent frontalière : Belges et Italiens représentent, à cette époque, les deux principales composantes de travailleurs immigrés. Il s’agit de la première grande vague d’immigration en France.

Les années 20: boum de l’immigration

Au lendemain de la première guerre mondiale, compte tenu des pertes humaines et des impératifs de la reconstruction, le besoin de main-d’œuvre explose. La France connait sa seconde vague d’immigration. Dans ce contexte, les employeurs veulent alors imposer des conditions de travail afin de rationaliser le recrutement et le rentabiliser. Plusieurs organismes patronaux,  essentiellement issus de filières agricoles et industrielles,  décident alors de fusionner et fondent le 7 mai 1924T2-ICO-009-SGI300_0, la Société Générale de l’Immigration.

La Société Générale de l’Immigration: une « machine à recruter des hommes ».

Son rôle : assurer le recrutement, l’hébergement et le transport de travailleurs étrangers et de leur famille pour le compte de tous ces actionnaires en fonction de leurs besoins en main d’œuvre. Afin de mieux contrôler le choix des travailleurs, la SGI  met en place un système de sélection composé de recruteurs  dans emigration%20myslowiceles pays étrangers essentiellement de l’Europe de l’Est (Pologne, Russie, Tchécoslovaquie…). Ces recruteurs avaient donc pour mission de présenter la vie en France sous un jour favorable. Les candidats au départ étaient alors soumis à un examen médical destiné à détecter d’éventuelles inaptitudes au travail. Une fois sélectionnés, les ouvriers étaient transportés par convois de 800 à 1000 personnes acheminés par rails et répartis dans les industries demandeuses…kontrakt

 

La création de la SGI va multiplier par deux les introductions sur tout le territoire français. Pour le recrutement d’un ouvrier, la SGI touchait une commission versée par les employeurs français. Comme les coûts de recrutement et de transport étaient bien moins élevés que la commission perçue, la SGI réalisa pendant cette période des profits considérables. A partir du 7 mai, 234.848 ouvriers seront recensés pour l’année 1924. Ce chiffre constitue la vitesse de croisière de l’importation de main-d’œuvre qui devient désormais une véritable industrie.

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Seconde vague d’immigration dans le Doubs 1921-1930

Il faudra attendre 1945 pour connaitre une véritable intervention de l’État en matière migratoire. En effet, le 2 novembre 1945 est publiée l’ordonnance signée par le général de Gaulle stipulant la création de l’Office National de l’immigration (ONI) auquel est confié le monopole du recrutement en France des travailleurs étrangers.

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