Ça s’est passé le… 29 avril 1945

29 Avr

 Les femmes votent pour la première fois en France !

C’est le 21 avril 1944 que les femmes obtiennent le droit de vote suite à leur engagement dans la résistance pendant la guerre. Ce jour-là, le Général De Gaulle ratifie une ordonnance à Alger, dont un article stipule : « Les femmes sont électrices et éligibles dans les mêmes conditions que les hommes. »

C’est un an après, le 29 avril 1945 que les femmes peuvent enfin déposer leur bulletin dans l’urne pour les élections municipales.

Les Françaises restent à ce moment-là, parmi les dernières femmes à obtenir ce droit au sein du monde occidental.

 La victoire de cette lutte de longue haleine, doit-être attribuée à de nombreuses femmes qui se sont battues et qui ont élevé leurs voix, pour prétendre à un droit qui était réservé aux hommes. On considérait à l’époque que les femmes, les domestiques ou les pauvres n’avaient pas droit au chapitre à cause de leur dépendance financière et n’étaient pas à même de choisir un représentant politique.

Grâce à des revendications de personnalités féminines comme Olympe de Gouges (nouvelle fenêtre) ou George Sand (nouvelle fenêtre), puis plus tard à des mouvements suffragistes ou d’intellectuelles activistes comme Louise Weiss (nouvelle fenêtre), entre les deux guerres mondiales, le combat pour le droit de vote des femmes  progresse à travers des étapes déterminantes comme les propositions de loi par la chambre des députés mais hélas repoussées  par le Sénat. Par la suite l’idée a fait son chemin jusqu’à ce 29 avril 1945.

Malgré cette belle avancée qui cependant date un peu, on déplore aujourd’hui un déséquilibre criant quant à la proportion des femmes en politique. La France est largement à la traîne par rapport à de nombreux pays, selon l’édition 2016 du « Guide de la parité » (nouvelle fenêtre).

Pour aller plus loin….:

Ces femmes qui changent le monde de MA Le Rochais

Les oubliés de l'histoire VOD

Série en VOD

Louise Weiss de Bertin CéliaOlympe de Gouges de Catel et Bocquet

 

 

 

 

 

Le compte personnel d’activité

26 Avr

Effectif depuis janvier 2017 et créé par la loi El Khomri, le CPA (compte personnel d’activité) est un outil qui permet à chacun de faire évoluer sa carrière en rattachant les droits sociaux à la personne et non à son statut. CPA, CPF, CEC… des abréviations qui vont devenir familières dans le monde du travail. BREF vous propose d’y voir un peu plus clair dans ce nouveau dispositif de formation professionnelle.

Les parcours professionnels évoluent de plus en plus et deviennent de plus en plus variés : nouveaux emplois, nouvelles formes de travail, changement de statut, cumul d’activité… L’époque où l’on gardait le même emploi toute sa vie est révolue. De nouvelles formes d’activité émergent à la frontière du salariat et du travail indépendant. Ces modifications donnent naissance au CPA, un nouvel outil permettant à chacun de construire son parcours professionnel.

Le CPA (nouvelle fenêtre) regroupe :

  • Le CPF (nouvelle fenêtre) (compte personnel à la formation) : il remplace le DIF (nouvelle fenêtre) (droit individuel à la formation) depuis le 01/01/2015 dans le secteur privé. Toutes personnes de 16 ans et plus peuvent en disposer jusqu’à ce qu’elles soient à la retraite. Les droits à la formation suivent la personne tout au long de sa vie professionnelle, salarié ou demandeur d’emploi. Peuvent en bénéficier :

– Les salariés sous contrat de travail de droit privé, dont les salariés agricoles

– Les jeunes de 15 ans ayant signé un contrat d’apprentissage

– Les personnes à la recherche d’un emploi, inscrits ou non à Pôle emploi

– Les personnes accueillies dans un établissement et service et d’aide par le travail (ESAT)

– Les personnes accompagnées dans un projet d’orientation ou d’insertion professionnelle

Les travailleurs indépendants pourront en bénéficier à partir de 2018. Le CPF est élargi aux agents de la fonction publique (nouvelle fenêtre) à partir de janvier 2017. Il sera totalement opérationnel en janvier 2018.

Le CPF permet de cumuler 24 heures par an pour un salarié à temps plein et est calculé au prorata pour les salariés à temps partiel. La personne peut ainsi cumuler jusqu’à 150 heures de formation. Pour les salariés non diplômés ou avec un diplôme niveau CAP, le plafond peut atteindre jusqu’à 400 heures, soit 48 heures maximum par an.

  • Le CEC (nouvelle fenêtre) (compte d’engagement citoyen). Il permet de recenser les activités bénévoles ou de volontariat comme : le service civique, les réserves, l’activité de maîtres d’apprentissage, l’exercice de responsabilités associatives bénévoles.
  • Le C3P (nouvelle fenêtre) (compte de pénibilité). Il permet de faire valoir ses droits lorsque l’on travaille dans des conditions particulièrement difficiles.

La plateforme du CPA est commune aux salariés du privé et du public. Elle est accessible sur internet et application mobile. L’objectif du CPA est de pouvoir changer d’emploi ou de statut sans craindre de perdre ses droits. Il permet de bénéficier de ses droits à la formation même en cas de changement d’employeur.  L’inscription à ce compte n’est pas obligatoire, mais elle permet de regrouper les information nécessaires à sa formation. Le site officiel du CPA propose de nombreux services numériques. L’utilisateur qui ouvre son CPA sur le portail moncompteactivité.gouv.fr (nouvelle fenêtre) a accès à quatre principaux onglets (nouvelle fenêtre).

Le CPA ne remplace pas l’accompagnement par des professionnels. Les organismes comme Pôle emploi, les missions locales, APEC, Cap emploi, OPACIF (nouvelle fenêtre) et FONGECIF (nouvelle fenêtre) sont accessibles gratuitement et permettent d’aider à la mise en place de son projet professionnel.

Pour tout savoir rapidement sur le CPA, téléchargez ce dossier (nouvelle fenêtre) (PDF /1.2 Mo), consultez cette vidéo sur le site de France3

Ça s’est passé le… 22 avril 1966

22 Avr

22 avril 1966 : alliance du

Losange et du Lion

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Pour la première fois en France, deux constructeurs automobiles annoncent leur association. Un accord inédit dans l’histoire de l’automobile tricolore entre deux constructeurs de statut différent : l’entreprise nationale Renault (nouvelle fenêtre) et la société anonyme Peugeot SA (nouvelle fenêtre).

Acheter, fabriquer et étudier en commun

Cet accord, fondé sur une confiance mutuelle, repose sur une politique commune dans les domaines de la recherche, des investissements afin de minimiser les coûts en matière d’achat de pièces et de développement. En revanche, il n’implique aucun engagement financier ni quelconque modification des réseaux de distribution.

Les premières collaborations

  • Ouverture de sites de recherche en matière de sécurité et de pollution pour la mise au point des futurs modèles des deux marques : pour Peugeot, le site de Belchamp (nouvelle fenêtre) dans le Doubs et pour Renault, plusieurs infrastructures situées au centre d’essai de Lardy (nouvelle fenêtre) dans l’Essonne ainsi qu’un centre d’essai « grand froid » situé en Scandinavie.
  • 1969 : création d’une plateforme technique commune à Drouvin dans le Pas-de-Calais : l’usine La Française de mécanique (nouvelle fenêtre) est essentiell104ement destinée à produire des moteurs, boîtes de vitesses, trains roulants communs.
  • 1972 : tous les moyens d’usinage et d’assemblage sont en place pour donner naissance au premier moteur de l’histoire de Française de Mécanique : le moteur X, commun à Peugeot et Renault qui équipera, entre autres, la 104 et la R14.

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Très vite, les deux constructeurs songent ensuite à produire de grosses cylindrées.   Un accord de  collaboration est alors signé avec Volvo (nouvelle fenêtre) pour l’étude et la production en commun de moteurs essence.

  • 1974 : lancement du moteur V6, commun à Peugeot, Renault et Volvo. Avec 2 664 cm3 de cylindrée, c’est le premier moteur V6 tout en aluminium coulé sous pression, réalisé en France.

2013 : fin de l’association

Dès la première année d’existence, cette association historique aura permis aux deux entreprises de renforcer leur position tant en France qu’à l’étranger. 1 136 000 véhicules seront fabriqués dès 1966 soit plus de 56% de la totalité de la production française. L’association Renault Peugeot occupe alors le 3ème rang des producteurs européens.

Quarante ans plus tard, le 26 novembre 2013, les deux constructeurs  annoncent la fin de plus de quarante ans de collaboration en France.

PSA rachètera la participation de 50% détenue par Renault dans l’usine de moteurs de Douvrin et Renault rachètera les 20% détenus par PSA dans l’usine de boîtes de vitesses de Ruitz (Société de transmissions automatiques, STA).

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