Éducation au développement durable : des élèves s’engagent en faveur de la planète

23 Juin

Depuis 2004, l’Éducation Nationale de la Jeunesse et des Sports a mis en place son projet d’éducation au développement durable (EDD). En 2020, elle renforce cette initiative face aux défis environnementaux et à leurs conséquences avec la refonte des programmes scolaires. De belles initiatives ont fleuri dans de nombreux établissements scolaires. En voici quelques exemples.

L’EDD (nouvelle fenêtre) est basée sur la complémentarité entre les savoirs des différentes disciplines et la mise en œuvre de projets concrets dans les écoles, collèges et lycées, du CP à la classe Terminale. L’EDD joue un rôle essentiel pour sensibiliser à la préservation des ressources et de la biodiversité. Les programmes d’enseignement ont été renforcés sur la biodiversité et le climat (nouvelle fenêtre).

8 mesures éducation au développement durable
  • La coupe de France du potager (nouvelle fenêtre) est un concours organisé par la fondation Landestini. Avant tout destiné aux établissements scolaires, tout le monde peut participer : les centres de loisir, les structures jeunesse, les associations, les étudiants, les entreprises et les clubs de sport. Ce concours récompense les meilleurs potagers des écoles françaises. L’objectif est aussi de mettre en avant l’agriculture biologique et d’expliquer comment nourrir la terre et protéger les cultures., tout en prônant des valeurs d’entraide. S’inscrivant dans une démarche d’EDD, ce concours veille à encourager et accompagner les jeunes à l’école et dans les structures jeunesses dans la création et l’entretien d’un potager. Il est gratuit.

Savoir produire de la nourriture est aussi fondamental que savoir lire, écrire, et compter

Propos de Fanny Agostini et Marc Landes, coprésidents de Landestini.

  • Dans un collège à Dijon, les élèves ont créé leur propre potager qui alimente la cantine et fournit le compost. Depuis mai 2020, les élèves sèment, binent, plantent, récoltent leurs légumes issus du jardin de l’établissement. En jardinant, ils apprennent les différentes techniques de culture pour permettre aux tomates, courgettes, salades, poivrons, pommes de terre de pousser et prospérer. Et cette production sert aussi à la préparation des plats de la cantine ! Gilles Richard, professeur d’EPS au collège Le Parc est à l’initiative de ce beau projet :

Au jardin, personne n’est en échec scolaire. On y apprend la patience et la persistance. Si ça ne pousse pas, on recommence. Certains enfants ne connaissent les pommes de terre que sous forme de frites. Ici, ils peuvent aussi restaurer leur estime de soi, en récoltant concrètement les fruits de leurs efforts.

(Source : article d’Estérelle Payany Télérama 20/10/21)

  • Océan et climat, graines de reporters scientifiques (nouvelle fenêtre) est un projet lancé par la Fondation Tara Expéditions et le CLEMI (Centre pour l’éducation aux médias et à l’information). Des élèves de collège et lycée réalisent une vidéo de trois minutes sur l’un des dix thèmes de la plateforme interactive « Les Dessous de l’Océan » coproduite par la Fondation et France Ô. Les apprentis journalistes deviennent des médiateurs scientifiques tout en traitant un sujet ayant pour thème le réchauffement climatique. Ce projet permet de mieux comprendre les enjeux planétaires qui lient océan et climat, le changement climatique et les crises écologiques. En 2021-2022, cent vingt-deux équipes enseignantes ont été retenues pour participer à ce projet.

Vidéo d’une classe de Première, lycée Saint-Joseph à Concarneau.

Pour découvrir d’autres projets réalisés par des élèves, consulter le site « Les dessous de l’Océan » (nouvelle fenêtre).

À La Médiathèque :

Pour compléter ce billet, je vous invite à consulter l’article de Céline L. sur le blog Cin’Eiffel de La Médiathèque « Une jeunesse qui agit pour la planète : des documentaires en VOD » (nouvelle fenêtre).

État de « flow » au travail : le comprendre et l’atteindre

16 Juin

Vous ne le savez peut-être pas encore, mais il se peut que vous connaissiez ou ayez déjà connu « le flow » quand vous êtes au travail. Rassurez-vous, ce n’est rien de grave, bien au contraire, c’est plutôt quelque chose à laquelle on aspire sans le savoir, que l’on recherche, et que l’on n’atteint pas souvent. L’équipe de B.R.E.F s’est penchée sur la question et va tenter de vous fournir quelques clefs de compréhension et d’action.

Le concept de « flow » voit le jour en 1975 sous la plume du psychologue hongrois Mihály Csíkszentmihályi. Traduit en français par « flux » ou « zone », il désigne un état au cours duquel une personne atteint un niveau de concentration absolu. Il ne s’agit pas simplement d’être concentré, il s’agit d’être entièrement absorbé par sa tache au point de perdre contact avec le monde qui nous entoure. Soudainement, on n’a plus conscience de soi, mais uniquement de ce que l’on est en train de vivre ou de faire. Certains parlent même d’une expérience autotélique (nouvel onglet, en anglais) : une expérience qui se suffit en elle-même, qui existe et que l’on recherche uniquement pour un sentiment de satisfaction et de plaisir. C’est un état que les enfants atteignent assez facilement lorsqu’ils jouent, ou que l’on peut expérimenter lorsqu’on est absorbé par un film, ou quand on lit un livre. C’est exactement ce que décrit Marcel Proust dans À la recherche du temps perdu quand, enfant, il s’installe dans le jardin de ses parents pour lire et qu’il est surpris par le clocher de l’église du village :

« Et à chaque heure il me semblait que c’était quelques instants seulement auparavant que la précédente avait son-né ; la plus récente venait s’inscrire tout près de l’autre dans le ciel et je ne pouvais croire que soixante minutes eussent tenu dans ce petit arc bleu qui était compris entre leurs deux marques d’or. Quelquefois même cette heure prématurée sonnait deux coups de plus que la dernière ; il y en avait donc une que je n’avais pas entendue, quelque chose qui avait eu lieu n’avait pas eu lieu pour moi ; l’intérêt de la lecture, magique comme un profond sommeil, avait donné le change à mes oreilles hallucinée et effacé la cloche d’or sur la surface azurée du silence. »

C’est néanmoins un sentiment qu’on expérimente plus rarement lorsqu’on travaille. Mais ce n’est pas impossible pour autant. Selon Csíkszentmihályi, le flow nécessite un équilibre entre le niveau de défi d’une activité et la compétence de la personne qui s’y plie, pour pouvoir être ressenti. Trop de défi et pas assez de compétence fait sombrer vers l’anxiété alors que trop de compétence et pas assez de défi nous entraîne plutôt vers l’ennui.

Lors d’une conférence TED donnée en février 2014 (nouvel onglet), Csíkszentmihályi explique qu’il a commencé à s’intéresser au flow suite aux horreurs de la guerre, et aux traumatismes terribles qu’elle engendre. Il cherchait alors à déterminer ce qui pouvait (re)donner un sens à la vie, faire en sorte que la vie « vaille la peine d’être vécue ». Il s’est d’abord tourné vers les artistes, qui lui semblaient plus propice à atteindre cet état de flow. Lors d’un entretien avec un compositeur qui vient de terminer une création, ce dernier affirme : « Tu te trouves dans un tel état extatique que tu as le sentiment de ne quasiment plus exister ». D’autres artistes, puis des scientifiques décrivent le même phénomène.

Csíkszentmihályi note également que c’est précisément ce qui nous reste de toutes les grandes civilisations que nous admirons (les Grecs, les Mayas, les Incas…) : des lieux où ils pouvaient expérimenter eux aussi ces états extatiques, comme des temples, des amphithéâtres, des cirques, etc. En grec ancien, extatique signifie « être à côté de quelque chose », c’est en cela qu’il le rapproche de la sensation de flow. Expérimenter cet état serait l’occasion de nous faire atteindre un état proche du bonheur absolu. Et Csíkszentmihályi est convaincu que c’est également atteignable au travail. En effet, après avoir interrogé des artistes et des scientifiques, il a interviewé des PDG et des directeurs d’entreprises, qui ont eux aussi décrit des sensations comparables au flow, dans le cadre de leur travail.

Illustration de Natasha Remarchuk pour Icon8 (nouvel onglet)

Toutes leurs expériences ont permis à Csíkszentmihályi d’établir une liste de sept conditions qui permettent d’affirmer qu’on a atteint un état de flow :

  • Être entièrement dévoué à ce que l’on fait – être concentré
  • Le sentiment d’extase – être en dehors de la réalité du quotidien
  • Le sentiment de clarté intérieure – savoir ce qui doit être fait et savoir qu’on le fait bien
  • Savoir que c’est faisable – savoir que nos compétences sont à la hauteur de la tache
  • Le sentiment de sérénité – ne plus avoir d’inquiétude pour soi-même, avoir la sensation d’être sorti des limites de son « moi »
  • La perte de repère temporel – être tellement concentré sur le présent, que les heures deviennent des minutes
  • Une motivation intrinsèque – ce qui crée le sentiment de flow devient la récompense

L’essentiel, pour pouvoir ressentir le flow, c’est cet équilibre comme on l’a vu entre défi et compétence, et peut-être également le sentiment d’utilité. Dès lors que ce trois conditions sont réunies, il est possible d’expérimenter le flow, seul ou à l’occasion d’un travail en groupe. Il est très probable que vous l’ayez déjà atteint, par hasard, au moins une fois dans votre vie professionnelle. Ne reste plus qu’à parvenir à rentrer une nouvelle fois, et le plus régulièrement possible, dans cette zone de satisfaction.

On vous laisse avec la conférence TED de Mihály Csíkszentmihályi (sous-titrée en français) et, bien évidemment, avec une petite sélection de l’équipe de B.R.E.F pour vous aider à atteindre ce niveau de concentration absolue – on allait tout de même pas vous laissez comme ça !

A l’écoute, Podcasts sur le travail 11 # Caféïne

9 Juin

Ce podcast permettra à tous ceux en mal d’inspiration concernant leur avenir, à ceux qui ne savent pas vers où aller professionnellement d’écouter des professionnels passionnés par leur métier et peut-être susciter des vocations…

« Que vais-je faire de ma vie » ?

« Voici la question que j’entendais le plus souvent autour de moi à 20 ans. Une interrogation à laquelle nous cherchions perpétuellement une réponse pour avoir le sentiment de trouver ce qui nous correspond.

Après les années d’étude et premières expériences, je me suis rendu compte qu’une quantité de métiers n’étaient pas présentés lors de nos choix d’orientation nous menant à une reconversion 10 ans plus tard et à la même question : « Que vais-je faire de ma vie ?« 

J’ai créé Caféine en 2018 avec la volonté de donner la parole à des femmes et des hommes passionnés par leur métier et leur quotidien. Ce podcast a pour objectif de mettre en lumière des parcours professionnels inspirants qui pourront je l’espère vous animer et éventuellement vous guider vers une nouvelle voie. « 

Merci à tous ceux qui me permette de rendre cette expérience concrète.

Sarah.

« Depuis tout petit Olivier passait son temps à observer les paysages de son jardin et explorer la multitude de couleurs et d’odeurs qui s’en dégageaient. C’est donc naturellement que le métier de fleuriste s’est imposé à lui. 

Après quelques expériences dans de grandes enseignes, il décide d’ouvrir ses propres boutiques dans le 9ème arrondissement de Paris où il propose une sélection de fleurs et de plantes qu’il affectionne particulièrement. 

Dans cet épisode, Olivier nous parle de la manière dont il sélectionne les fleurs qui seront dans sa boutique, de son travail avec les producteurs en fonction des saisons ou encore de la créativité nécessaire dans son quotidien. 

Sans aucun doute, après cet épisode vous regarderez d’un nouvel œil le fleuriste au coin de votre rue 🌸 »

À la Médiathèque :

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