Octobre 1945 : création de la Sécurité sociale en France

19 Oct

Le besoin de se protéger du risque est ancien. Cette protection était autrefois confiée à la charité et à la solidarité familiale.

Au cours du 19ème siècle,  avec l’industrialisation grandissante et face à aux nouveaux risques encourus par les conditions de travail difficiles, maladies, accidents du travail, vieillesse, des  sociétés de secours mutuel  vont se former pour structurer la protection sociale.

De nombreux mouvements de grèves ouvrières vont contraindre l’Étaffiche_securite_sociale_okat à intervenir. C’est le début de la reconnaissance de l’assurance comme technique de réparation des risques et comme moyen de solidarité collective. La législation sur la protection sociale va être un long parcours chaotique ;  les débats parlementaires seront d’une extrême intensité…

Fin du 19ème et début du 20ème siècle :  le parcours tumultueux de la législation sociale

En 1898, les députés finissent par voter une loi qui assure la protection contre les accidents du travail des salariés. Cette loi dite du 09 avril 1898 (nouvelle fenêtre)  modifie en profondeur le régime de responsabilité civile : désormais le salarié peut  bénéficier d’une protection générale, le dommage étant réparé soit directement par l’employeur soit par des caisses permettant la mutualisation des coûts entre les employeurs…

Mais il faudra surtout attendre les lendemains de la seconde guerre mondiale pour voir apparaître les fondements de notre régime de protection sociale…

Le tournant de 1945 : création de la Sécurité sociale

Le 4 et le 19 octobre 1945, deux ordonnances vont être votées visant  à assurer la création du système de sécurité sociale en France. Celles-ci  reprennent le système des assurances sociales déjà  mises en place dans les années 30  (lois du 5 avril 1928 et du 30 avril 1930 qui mirent en place une assurance pour les risques maladie, maternité, invalidité, vieillesse et décès pour les salariés titulaires d’un contrat de travail et la loi du 30 avril 1928 qui instaura un régime spécial pour les agriculteurs) ainsi que la reconnaissance du rôle complémentaire des mutuelles  auquel vont s’ajouter des mesures  inspirées du modèle « bismarckien » et du système « beveridgien » comme la gestion de l’assurance par les partenaires sociaux,  le financement du système par des cotisations à la charge des employeurs et des salariés.

Si l’ordonnance du 04 octobre (nouvelle fenêtre) crée un régime général ayant vocation à rassembler l’ensemble des actifs (salariés des secteurs privé et public, exploitants agricoles, travailleurs indépendants et secteurs spécifiques d’activité), elle reconnaît également la possibilité de maintien de certains régimes particuliers de sécurité sociale préexistants (régimes dits « spéciaux »). L’ordonnance du 19 octobre (nouvelle fenêtre)  concerne les risques liés à la  maladie, à l’invalidité, à la maternité, à la vieillesse et au décès.

Les ordonnances du 4 et 19 octobre 1945 sont donc considérées comme les actes fondateurs de notre Sécurité sociale avec un triple objectif :

  • Unité des institutions et universalité des risques : régime unique et caisses à compétence générale.
  • Généralisation progressive à l’ensemble de la population et financement par une double cotisation.
  • Renforcer la démocratie : organismes de droit privé avec autonomie de gestion et gérés par des Conseils d’administration composés de représentants de salariés et d’employeurs.

Le premier objectif ne sera jamais atteint et les deux autres seront réalisés progressivement dans le temps.

Le 27 octobre 1946, le système de protection sociale est inscrit dans le préambule de la constitution  de la IVe République et la solidarité devient un principe fondateur reconnaissant le droit de tous « notamment à l’enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs. Tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l’incapacité de travailler a le droit d’obtenir de la collectivité des moyens convenables d’existence ».

A partir de 1945, d’autres lois se succèderont pour aboutir au régime tel que nous le connaissons aujourd’hui…

…. mais pour combien de temps encore ?

Des ouvrages sur la Sécurité sociale :

L'essentiel du droit de la Sécurité sociale

 La protection sociale en 170 questionsNe t'aide pas et l'Etat t'aideraCapital santé

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Savoir dire non au travail peut s’avérer positif

16 Oct

 

Savoir dire « non » s’avère souvent très compliqué voire impossible pour beaucoup de gens. Quand on est constamment sollicité par ses collègues ou son chef on peut se retrouver soi-même débordé et donc en difficulté. Alors comment apprendre à dire non?

« En entreprise, on a peur de déplaire si on dit « non ». On craint d’être perçu comme celui qui est systématiquement dans le refus et de ne pas réussir à s’intégrer », observe Alain Duluc, co-responsable des formations en développement personnel appliqué chez Cegos (nouvelle fenêtre).

Le premier frein au « non » nous vient de loin, de notre enfance et de notre éducation : c’est ce sentiment de culpabilité que nous éprouvons en refusant d’aider l’autre. D’où la crainte de décevoir. Cela rejoint les propos de France Brecard (nouvelle fenêtre), psycho-praticienne et auteur de « 50 exercices pour savoir dire non » (Eyrolles, 2009) : « On apprend aux enfants qu’il ne faut pas dire « non ». Et que dire « oui », c’est être gentil, aimable… Ce sont des mécanismes qu’on intègre tout petit et qui sont plus ou moins ancrés selon les personnes. »

Les avantages du NON :

  • le non est un oui à soi-même
  • si les autres ont le droit de demander nous avons le droit de refuser
  • savoir dire non c’est s’affirmer

Dire non en expliquant par exemple pourquoi un projet ne vous convient pas. Cela vous permet ainsi de travailler votre esprit critique, une qualité non négligeable que devraient acquérir tous les collaborateurs, selon une étude réalisée par l’OCDE sur les compétences, les ressources et les qualités des travailleurs dans le monde de demain. « Et si le refus va dans le sens du bien commun c’est encore mieux », souligne Boris Sirbey, co-fondateur du Lab-RH et de CollectivZ.

 

Savoir dire non permet donc de gagner en fiabilité et d’être reconnu pour cela. Dans tous les cas, rappelez-vous que « savoir dire « non », c’est savoir communiquer », comme le rappelle France Brecard. Une qualité indispensable dans sa vie professionnelle.

Des cadres séduits par l’artisanat…

12 Oct

Pourquoi de plus en plus de cadres venus de différents univers lâchent leur métier pour devenir artisan ?

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Selon l’ISM (Institut Supérieur des Métiers), en 2010 10 % des entrepreneurs artisanaux étaient des diplômés bac +5 voire plus. Cette reconversion arrivait après quelques années d’un travail dans la finance, la communication, la publicité mais désormais ce changement professionnel arrive de plus en plus tôt chez les cadres. L’APEC (Association Pour l’Emploi des Cadres) a réalisé une enquête en 2016, celle-ci révélait que 14% des jeunes diplômés supérieurs prenaient cette nouvelle voie seulement au bout de deux ans de leur vie active.

Pourquoi ces reconversions ?

Dans la plupart des discours de ces « néo-artisans », le travail dans lequel ils officiaient jusqu’alors leur semblait vide de sens, rébarbatif et sans la moindre place à la création. Leur emploi les ennuie voire les use ;  certains vont même jusqu’au Burn Out. Quelques un d’entre eux anticipent aussi et pensent que la dématérialisation du travail menace leur poste.  Ces cadres recherchent également un métier avec du sens, créer pour les autres et reconnaissent être en recherche de gratification.

Si les cadres se transforment en artisan c’est aussi grâce au confort financier que leur offre leur précédent emploi et leur laisse une marge de manœuvre quant aux bénéfices de leur future entreprise.

La formation :

Pour se former lors d’une reconversion à l’âge adulte il faut  faire appel aux GRETA (nouvelle fenêtre), groupement d’établissements pour la formation continue. Ces structures dépendent de l’Éducation Nationale et fonctionnent par région. Il est possible de préparer des diplômes du CAP au BTS ou de simples modules de formation.  Ces formations sont payantes mais la plupart du temps elles sont prises en charge par l’entreprise du salarié.

Le CMA (nouvelle fenêtre) (Chambres des métiers de l’Artisanat de Paris) propose également plusieurs niveaux de formation : du stage à la formation diplômante.

Maintenant si l’Artisanat vous tente et que vous avez moins de quarante ans il existe aussi la formation Haute qualité du Compagnonnage. N’hésitez pas à lire l’article fort instructif de BREF « Le compagnonnage: l’excellence d’un savoir-faire » (nouvelle fenêtre). 

Vous trouverez à la Médiathèque des livres sur l’artisanat :

Artisans : Nouvelles tendances | Dupon, Olivier      Le temps des artisans : Permanences et mutations |

Devenir et être artisan | Witkowska, Barbara       50 étapes pour créer sa petite entreprise : Guide pour les entrepreneurs individuels, auto-entrepreneurs, dirigeants, artisans... | Dussossoy, Patrick

 

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