Ça s’est passé le… 10 décembre

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En ce 10 décembre 1948, sont réunis à Paris au Palais de Chaillot, les 58 états membres des Nations Unies pour adopter un texte fondateur qui allait devenir la…

…   Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (DUDH)

Petit retour en arrière :  au lendemain de la seconde guerre mondiale …

… la naissance des Nations Unies

Face à l’échec de la Société des Nations, créée en 1920 pour assurer lcharte-atlantiquea paix européenne, les représentants des 4 grands pays, États-Unis, URSS, Grande-Bretagne et Chine, envisagent rapidement la création d’une organisation plus puissante, capable d’éviter un autre conflit mondial. Lors de l’une de leurs rencontres, en janvier 1942, à Washington, Roosevelt, Churchill et les représentants chinois et soviétique avaient déjà signé un texte, inspiré de la Charte de l’Atlantique, qui avait pour objectif de renforcer davantage leur alliance dans un effort de guerre commun.

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Conférence de San Francisco

Vingt-deux autres États allaient très vite ratifier le document. Mais c’est en  1945, lors de la Conférence de San Francisco, le 26 juin, que cinquante et un pays finissent par approuver la Charte des Nations Unies. Les États signataires affirmaient déjà, dans le préambule de cette Charte, leur foi  « dans les droits fondamentaux de l’homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l’égalité de droits des hommes et des femmes », leur volonté de « préserver les nations futures du fléau de la guerre », de « créer les conditions nécessaires au maintien de la justice  » et de  « favoriser le progrès social et instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande ».

Lorsque la charte est ratifiée le 24 octobre 1945, l’Organisation des Nations Unies naît officiellement.

Vers une Déclaration Universelle des Droits de l’Homme

Deux ans plus tard,  les dirigeants du monde entier décident de renforcer la Charte des Nations Unies par une feuille de route garantissant les droits de chaque personne, en tout lieu et en tout temps. Le projet d’une Déclaration Universelle des Droits de l’Homme est amorcé. Un comité de rédaction est alors formé, composé de 18 membres  sélectionnés en fonction de leurs divers horizons géographiques, politiques, culturels et religieux. Eleanor Roosevelt, la veuve du Président américain Franklin D. Roosevelt, en est la présidente. À ses côtés, entre autres, le Français René Cassin, auteur du premier texte, le rapporteur du comité, le Libanais Charles Malik, le Vice-Président chinois Peng Chung Chang  et le Canadien John Humphrey, directeur de la Division des droits de l’homme des Nations Unies.

Adoption de  la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme

C’est enfin le 10 décembre 1948, à Paris, que la troisième Assemblée Générale dsans-titrees Nations Unies adopte  la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Composée d’un préambule et de 30 articles, elle énonce les droits de l’homme essentiels et les libertés fondamentales auxquels peuvent prétendre sans discrimination tous les hommes et toutes les femmes du monde entier.

Des 58 états membres qui constituaient à l’époque l’Assemblée générale, huit s’abstinrent de voter, dont l’Arabie saoudite qui contestait l’égalité homme-femme et l’Afrique du Sud de l’apartheid qui refusait le droit à l’égalité devant la loi.

La déclaration et le droit au travail

Des 30 articles qui composent le texte, l’article 23 de la déclaration a retenu particulièrement l’attention de B.R.E.F puisqu’il concerne le droit au travail pour toute personne.article-23

Un rappel aux principes dans une actualité où partout dans le monde, il est encore et toujours question de chômage, de précarité et de discrimination !

Aujourd’hui, environ 50 millions de jeunes hommes et femmes dans le monde entrent chaque année sur le marché de l’emploi et peu connaissent l’article 23 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

La question de l’emploi au sein de l’ONU

Aux Nations Unies, la mission de l’emploi est confiée à OIT (Organisation Intoiternationale du Travail). Sa vocation revient à fournir aux hommes et aux femmes de tous les pays, riches ou pauvres, de meilleures chances d’obtenir un emploi et un revenu décents, la sécurité de cet emploi et aussi de meilleures conditions de travail.

Les 4 objectifs  stratégiques de l’OIT :

  1. Promouvoir et mettre en œuvre les principes et les droits fondamentaux au travail 
  2. Accroître les possibilités pour les hommes et les femmes d’obtenir un emploi décent 
  3. Étendre le bénéfice et l’efficacité de la protection sociale pour tous 
  4. Renforcer le tripartisme et le dialogue social 

 

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Depuis 1950, chaque 10 décembre, la  Journée internationale des droits de l’Homme est célébrée chaque année partout dans le monde. banner_hrd

 

Ama : un métier oublié du Japon

7 Déc

Elles aiment l’océan, pratiquent la pêche sous-marine et pourtant n’utilisent aucun équipement particulier, ne lisent pas les cartes marines, n’ont pas de certification en plongée pas plus qu’elles n’ont de connaissances en sécurité nautique et aquatique : ce sont les amas.

Les amas (« femmes de la mer » en japonais) sont des pêcheuses sous-marine en apnée japonaises connues surtout pour les perles qu’elles ramassaient autrefois. Aujourd’hui elles plongent principalement à la recherche d’aliments (algues, oursins, ormeaux…) et éventuellement de perles.

Légendaires amas…

Retour sur un métier de plus de 2000 ans :

– la première trace écrite qui atteste de leur existence se trouve dès 750 dans le recueil de dix mille feuilles, le Man’Yôshu, une anthologie de poésie réunissant des milliers de textes réalisés par Otomo no Yakamochi.

la légende de la pêcheuse de perle, est une très ancienne légende du folklore japonais, un mémorial lui est dédié dans le temple de Shido-Ji.

– les estampes d’Utamaro Kitagawa (Les pêcheuses d’abalones) et de Hokusai (Les pêcheuses de perles) les ont immortalisées, ainsi que les photographies de l’ethnologue Fosco Maraini et Iwase Yoshiyuki.

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Les pêcheuses d’abalones d’Utamaro Kitawaga

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Les pêcheuses de perles d’Hokusai

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Ama de Fosco Maraini

Cette vision enchanteresse de femmes souriantes dont la pose et la plastique peuvent faire penser à celle d’un mannequin a contribué à leur renommée hors du Japon.

C’était autrefois…! Ces pêcheuses traditionnelles qui plongeaient nues sans masques ni palmes, surnommée les sirènes du Japon, apnéistes hors pair constituaient une communauté exclusivement féminine et surtout une source vive de l’économie locale.

70 000 amas dans les années 1950, aujourd’hui, elles ne sont plus que 2000 à travers tout le Japon, elles sont équipées de palmes et de masques ainsi que d’une combinaison bleue et continuent à ne compter que sur l’endurance de leurs poumons.

Les amas sont désormais une espèce en voie d’extinction. La plupart de ses femmes sont âgées de 60 ans à plus de 80 ans. Fini l’ère des sirènes…Une communauté qui se réduit comme une peau de chagrin … la faute principalement à la rudesse du travail et à la surpêche …

Les amas vieillissent et leur tradition risque de disparaître c’est pourquoi une association s’est constituée à l’initiative du directeur du Musée de la mer de Toba pour inscrire au Patrimoine mondial de l’Unesco cette tradition et c’est pourquoi aussi plus tristement, afin de perpétuer leur savoir, certaines d’entre elles se sont tournées vers le tourisme et leurs plongées ne sont plus que des attractions.

La photographe allemande Nina Poppe immortalise à son tour les dernières femmes de la mer.

 

Ça s’est passé le… 3 décembre

3 Déc

L‘affaire Enron est particulièrement significative des effets d’une dérèglementation sans contrôle et des excès que peut engendrer le marché. Enron, société US du secteur de l’énergie, à l’origine du plus grand scandale financier des 20 dernières années, se retrouve en faillite le 3 décembre 2001 .

Fondée en 1985 par Kenneth Lay, rejoint par la suite par Jeffrey Skilling, Enron est devenue en termes de capitalisation boursière, la 7ème entreprise US. Le métier de base de l’entreprise est la transmission et la distribution d’électricité et de gaz dans tous les États-Unis ainsi que le développement, la construction et la gestion de centrales électriques, de pipelines et d’autres infrastructures liées au secteur de l’énergie ou de l’électricité. Encensée par la presse et les analystes financiers comme nouveau modèle d’entreprise, sa valeur boursière ne cessait de croître (90% en un an). La revue Fortune l’avait ainsi élue 6 ans de suite comme l’entreprise la plus innovatrice.  

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Le scandale Enron pour les nuls: lire l’article en cliquant sur l’image

 

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11-septembre : les reflets du modèle Enron : lire l’article en cliquant sur l’image

 

En 2001, Enron est un géant du secteur de l’énergie et a su tirer profit des lois fédérales sur la déréglementation du marché de l’énergie. Au cours des années 1990, elle est devenue la septième entreprise américaine en terme de capitalisation boursière. La multinationale détient un monopole. Celle-ci fait du « trading », du négoce : elle spécule sur le prix de l’énergie et s’impose comme un acteur incontournable sur les marchés aux États-Unis comme à travers le monde. Encensée par la presse et les analystes financiers comme le nouveau modèle économique vertueux, sa valeur boursière ne cesse de croître. La compagnie texane est tout simplement admirée par Wall Street et reçoit la Palme de l’innovation de Fortune Magazine, six années de suite, de 1996 à 2000. Au sommet de sa gloire, elle annonce un chiffre d’affaires de 101 milliards de dollars.

Mi-novembre 2001, après une série de scandales comptables impliquant Enron et son cabinet d’audit Arthur Andersen, la société est au bord de ce qui s’annonce comme une des faillites les plus retentissantes de l’histoire des États-Unis.

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Ainsi les milliers d’employés de la firme qui avaient investi en actions de l’entreprise ont perdu leur épargne retraite, l’épargne pour l’éducation de leurs enfants et les fonds investis dans une entreprise à laquelle ils croyaient. La chute d’Enron amène en outre à des changements législatifs importants, comme en témoigne la mise en oeuvre des lois Sarbanes-Oxley (SOX) en juillet 2002 dont les répercussions se feront ressentir au niveau de toutes les firmes multinationales côtées à Wall-Street.

Le scandale Enron en images :

 

 

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