En passant

Pause estivale sur les blogs

10 Juil

Comme chaque année, après une nouvelle saison de publications, les blogs se mettent en pause et les rédacteurs d’articles vont se ressourcer pendant l’été.

En 2019-2020, nous avons écrit et publié 300 articles sur l’ensemble des blogs avec notamment un article par jour sur l’un ou l’autre d’entre eux pendant le confinement et vous avez été plus de 3000 par mois à les lire ! Aussi, un immense merci à tous, lecteurs fidèles ou de hasard, merci de nous suivre, de commenter, de partager, parfois de compléter nos informations et d’échanger avec nous à propos de ces articles 🙂

Nous serons heureux de vous retrouver à la rentrée avec de nouvelles propositions et de nouveaux articles. D’ici là, n’hésitez pas à vous promener sur nos blogs où vous trouverez des idées d’orientations ou de formations, de lectures dépaysantes, de films à voir, de musiques à découvrir, de balades à faire dans la ville, ou encore de projets numériques étonnants…

Passez un très bon été !

Les bienfaits des plantes vertes au bureau

30 Juin

L’environnement professionnel compte de plus en plus pour le bien-être des salariés et se révèle être un enjeu dans l’efficacité des collaborateurs. Ces dernières années, plusieurs études ont démontré les bienfaits des plantes sur le bien-être et la productivité au travail. Et si le végétal nous rendait plus heureux, plus créatif et moins stressé ?

Des recherches scientifiques ont déjà montré comment le contact avec la nature et les espaces verts améliore notre condition physique et mentale. Le fait de voir un environnement naturel plutôt qu’un décor bétonné a un impact positif sur la santé. La simple contemplation de la nature augmente la concentration et donc la productivité.

Les bienfaits des plantes dans les espaces de travail :

  • Améliorer la concentration et la productivité :

Outre la qualité esthétique indéniable des plantes vertes, elles déclenchent un effet avéré de stimulation cognitive, et permettraient à notre cerveau de se recharger tout au long de la journée. Enrichir un bureau de quelques plantes vertes pourrait accroître de 15% la productivité, d’après un étude de l’Université de Cardiff. Comment les plantes cultivent la productivité au bureau ? (nouvelle fenêtre), article de Jason Wiels, Le Point.

  • Stimuler la créativité :

Dès 1993, deux psychologues, Rachel et Stephen Kaplan montrent que des salariés qui peuvent voir par la fenêtre des arbres et des fleurs depuis leur bureau, sont moins stressés et plus satisfaits au travail. Et donc plus créatifs !

  • Réduire le stress :

Les plantes aident à percevoir notre environnement comme plus accueillant, plus apaisant, coloré et relaxant. L’ambiance est plus sereine. Grâce à sa couleur verte, on attribue au végétal des vertus relaxantes. Le vert active les hémisphères gauche et droit du cerveau et participe à une bonne concentration, ainsi qu’une réduction du stress.

  • Améliorer la qualité de l’air :

En régulant l’humidité dans l’air, les plantes peuvent réduire de 50% la qualité de CO2 et de 20% la qualité de poussière de moisissures et d’autres bactéries. Elles apportent indéniablement une sensation de fraîcheur dans les bureaux. Il est préconisé d’installer une plante verte pour trois collaborateurs. Les plantes émettent de la vapeur d’eau et facilitent notre respiration en limitant les maux de tête ! Malgré tout, il faut aérer régulièrement les bureaux.

  • Diminuer le bruit :

Atout idéal pour les espaces clos, le végétal concentre la résonance et absorbe les nuisances sonores. Les plantes peuvent aussi servir à délimiter un espace.

  • Baisser le taux d’absentéisme :

La présence de plantes aurait une influence directe sur la santé : réduction de la fatigue, des maux de tête, de la toux, des maladies, qui diminueraient de 10% l’absentéisme au travail. Une étude norvégienne montre que les employés sont moins stressés, donc moins souvent malades, s’ils bénéficient d’une vue sur des arbres ou des fleurs. Productivité et bien-être au travail grâce aux plantes (nouvelle fenêtre) : article de Nicolas guégen, Futura santé

  • Neutraliser les ondes :

Dans les années 1980, la NASA a mené des études qui démontrent les capacités « dépolluantes » des végétaux (nouvelle fenêtre), même si le pouvoir des plantes « dépolluantes » n’est pas validé scientifiquement.

Aujourd’hui, la surexposition aux ondes électromagnétiques émises par les technologies sans fil et les équipements qui nous entourent peuvent avoir des effets dangereux sur la santé. Les photocopieuses et les imprimantes émettent des gaz nocifs et volatiles. Selon une étude australienne, une imprimante laser polluerait autant qu’une cigarette allumée. Les plantes « dépolluantes » absorbent les molécules toxiques en les utilisant pour se nourrir, et les transforment en oxygène. Les cactus jouent ce rôle à condition que leurs feuilles soient rondes !

Environ 23% des Français vivent en ville sans voir d’espaces verts au quotidien et sont complètement déconnectés de la nature.  Cloisonnés, enfermés dans un espace souvent réduit, les travailleurs des grandes villes sont éloignés du végétal. De plus en plus d’entreprises consacrent un place importante aux espaces verts. Ainsi les plantes s’invitent au bureau ! Seraient-elles devenues indissociables du bien-être au travail ? Faut-il y croire ?

Pour aller plus loin :

Le guide du bien-être au travailLe guide du bien-être au travail

Fabricant(e) de gel hydroalcoolique : un métier à découvrir

23 Juin

Le blog BREF souhaite mettre en lumière les professions qui se sont mobilisées pendant la pandémie du Covid-19, face à la crise sanitaire et économique. Un certain nombre de métiers se sont révélés essentiels pour lutter contre le virus et indispensables au fonctionnement du pays ; des métiers souvent précaires, invisibles et féminins.

Le deuxième article de cette nouvelle rubrique est consacré aux fabricants de gel hydroalcoolique.

Un peu d’histoire :

Créé par le médecin épidémiologiste suisse Didier Pittet (nouvelle fenêtre) et le pharmacien William Griffiths (nouvelle fenêtre), avec l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le gel hydroalcoolique permet de limiter les risques d’infection dans les hôpitaux. Avec l’aide d’une équipe de quatre infirmières, Didier Pittet commence à mener au sein de son propre hôpital, à Genève, une enquête sur le nombre d’infections contractées sur place : près de 18 % des patients en seraient victimes. Ils découvrent alors que les infections sont dues pour l’essentiel à l’impossibilité pour les praticiens de se laver les mains à l’eau et au savon antiseptique aussi souvent que nécessaire, notamment en raison du manque de temps. Pour bien faire, une infirmière devrait en effet se laver les mains avant chaque manipulation : concrètement, elle a donc environ 22 occasions par heure de le faire, chaque lavage de mains durant en moyenne 2 min. Matériellement, la méthode est impossible, et les mains sont lavées près de 40 % de moins qu’elles ne devraient l’être. Face à cette incohérence, ce dernier entrevoit une solution : il faut utiliser de l’alcool, un puissant antiseptique. Mais « on l’utilisait peu à l’hôpital », se souvient-il dans Le Geste qui sauve. « On consommait à peine 15 000 flacons par an, contre 250 000 aujourd’hui ! » 

Le pharmacien des Hôpitaux universitaires de Genève, William Griffiths, se trouve, lui, être un spécialiste des solutions alcoolisées. Depuis plusieurs années déjà, il travaille à la création d’une solution alcoolique pour les mains. Au cours des années 1970, il a d’ailleurs déjà testé plusieurs variantes et compris qu’il est nécessaire d’ajouter de l’eau à l’alcool, car ce dernier, seul, ne se fixe pas sur les germes et ne les détruit pas. En 1995, grâce à cette rencontre, le gel hydroalcoolique est né. Il est fabriqué à partir de trois produits essentiels – alcool, eau purifiée, glycérine – mélangés dans de grandes cuves.

Source : Le gel hydroalcoolique, une révolution inventée il y a 20 ans, France Culture, article de Pierre Ropert, 6 mars 2020 (nouvelle fenêtre)

C’est, avec le masque chirurgical, l’objet le plus recherché du moment si on peut dire ainsi. Il y a eu une telle razzia sur les étals des pharmacies comme des supermarchés pour le moindre flacon de gel hydroalcoolique que son prix s’est envolé : 30 € les 500 ml, quand la même quantité est en général plus proche des 5 euros. La peur d’être infecté par le Coronavirus (Covid-19) a transformé ce produit pourtant simple à fabriquer en une denrée rare, au point que le gouvernement a fixé par décret des « prix plafonds ». Les flacons de 50 ml ne peuvent pas coûter plus de 2 euros, les flacons de 100 ml sont limités à 3 euros, les flacons de 300 ml à 5 euros et le litre de gel hydroalcoolique ne peut pas excéder 15 euros. Fabricants, grossistes, distributeurs, pharmacies, grandes surfaces ou sites internet qui ne se conformeraient pas à cet encadrement tarifaire, s’exposent à une amende de 7 500 euros par produit vendu.

« Au début de la crise, on a noté une hausse de 6% à 8% de la demande de gels hydroalcooliques. Mais aujourd’hui, des fabricants nous remontent des demandes multipliées parfois par quinze par rapport à une période normale », confirme Virginie d’Enfert, déléguée générale de l’Afise (nouvelle fenêtre), l’association professionnelle qui regroupe une centaine de fabricants des industries de la détergence, des produits d’entretien et d’hygiène à destination des professionnels ou de la grande consommation.

Cette explosion touche tous les circuits de distribution. En grande distribution, le nombre habituel d’unités de gel hydroalcoolique est d’ordinaire de 3,7 millions. Dix fois plus sont demandés aujourd’hui.

C’est d’autant plus important que des entreprises d’autres secteurs (comme LVMH et L’Oréal ou encore Arkema par exemple) (nouvelle fenêtre) ou l’usine Dior à Orléans) se sont adaptées pour produire elles aussi des produits hydroalcooliques. Un effort collectif salué par les industriels de la détergence puisque « la priorité, c’est de répondre à la demande », ajoute Virginie d’Enfert. La Direction générale des entreprises, en lien avec la start-up spécialiste des places de marché Mirakl, a par ailleurs mis en place une plateforme baptisée stopcovid19.fr (nouvelle fenêtre) avec pour objectif de fluidifier les échanges entre fabricants, distributeurs et sous-traitants et permettre ainsi de mettre plus facilement le gel hydroalcoolique produit à disposition du secteur de la santé.

Source : Gel hydroalcoolique, produits d’entretien… Les fabricants intensifient le rythme face à l’explosion de la demande, Challenges, article de Valérie Xandry, 27 mars 2020 (nouvelle fenêtre)

Qui fabrique les gels hydroalcooliques ?

Fournisseurs traditionnels d’ingrédients pour la fabrication de gels hydroalcooliques, les industriels de la chimie se sont mobilisés pour venir compléter l’offre de production. Arkema, le numéro un français de la chimie, a produit du gel hydroalcoolique, à raison de 20 tonnes par semaine, pour en faire don aux autorités sanitaires françaises. Les entreprises de la chimie innovent en permanence. C’est la mission des services de recherche et développement, qui rassemblent chercheurs, ingénieurs et techniciens chimistes. Le gros des effectifs de chimistes est dédié aux activités de fabrication et de production. À l’usine, il faut organiser la production à grande échelle et garantir son bon déroulement au quotidien. Place aux ingénieurs et techniciens procédés, production, maintenance…, relayés par les pilotes de ligne de production et les opérateurs. À chaque étape, la qualité des matières premières et du produit fabriqué sont réalisées notamment par des techniciens d’analyses. Enfin, parmi ce qu’on appelle les « fonctions supports », on trouve les commerciaux (technico-commerciaux, chefs de produit et acheteurs) là pour assurer les ventes et les négociations, et les spécialistes de la réglementation et de l’environnement (chargé hygiène-sécurité-environnement, chargé des affaires réglementaires…).

Regroupant chimie de base, chimie fine et de spécialités, les industries chimiques comptent près de 220 000 salariés et recrutent 15 000 personnes par an, ce qui en fait un secteur industriel majeur en France. Spécificité du secteur : les emplois sont concentrés dans quelques régions (par exemple, chimie lourde en Rhône-Alpes, pharmacie et cosmétique en Normandie…) et se déclinent aussi à une échelle internationale.

Source : Les métiers et l’emploi dans l’industrie chimique, Onisep, 14 octobre 2019 (nouvelle fenêtre)

Gels hydroalcooliques faits maison, est-ce une bonne idée ?

Dans son guide de production locale des solutions hydroalcooliques (nouvelle fenêtre), l’OMS indique qu’il faut ainsi trois ingrédients principaux : de l’éthanol (autrement dit de l’alcool), du peroxyde d’hydrogène et du glycérol, et éventuellement de l’eau distillée (ou de l’eau bouillante refroidie) pour l’élaboration de petites quantités. Tous ces ingrédients sont relativement faciles à trouver dans le commerce. Virginie D’Enfert, déléguée générale de l’AFISE, déplore l’engouement autour des gels hydroalcooliques faits maison. Insistant sur le fait que le document de l’OMS est réservé aux professionnels de la pharmacie, celle-ci souligne qu’il ne s’agit pas là de substances anodines.

“Le risque, c’est de faire manipuler des substances hautement inflammables, et d’obtenir in fine un produit irritant pour les mains et pas forcément efficace”, estime Virginie D’Enfert.

Source : Coronavirus, 3 choses à savoir sur les gels hydroalcooliques, Santé Magazine, article d’Hélène Bour, 9 mars 2020 (nouvelle fenêtre)

À savoir :

Pour assurer la continuité d’approvisionnement de ces produits, une mobilisation inédite des entreprises industrielles est opérée par la Direction Générale des Entreprises (DGE) (nouvelle fenêtre) du ministère de l’Économie et des Finances.

Ce travail se fait à trois niveaux :

  • Assurer l’approvisionnement en matières premières, notamment en éthanol, ainsi qu’en contenants (flacons, bidons, etc…).
  • Identifier et mobiliser les industriels de la chimie, de la cosmétique, des industries de santé, de la détergence, qui ont des capacités de production de gels et solutions hydro alcooliques afin qu’ils modifient leurs lignes de production soit pour augmenter leur capacité de production, soit pour commencer à produire ces gels et solutions.
  • Concernant la distribution des gels sur le territoire, une liste élargie des producteurs et de leur capacité de production est diffusée quotidiennement par les services de la DGE à destination des acheteurs de quantités industrielles afin de permettre de fluidifier les approvisionnements.

Source : Approvisionnement en gels hydroalcooliques, surblouses et visières, Direction Générale des Entreprises, 19 juin 2020 (nouvelle fenêtre)

Merci à tous les fabricants, distributeurs et sous-traitants de gels hydroalcooliques !

À La Médiathèque (nouvelle fenêtre) :

        

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