Être au chômage, mais d’où vient cette expression ?

26 Mar

Quand un salarié perd son emploi, on dit qu’il est au chômage. C’est un terme dont l’origine remonterait au Moyen-Âge. 

C’est un mot que l’on entend tous les jours sans que l’on connaisse nécessairement son origine. Dès le XIIe siècle le mot « chômer » issu du latin « caumare » (se reposer pendant les grandes chaleurs) est lui-même tiré du grec « kauma » qui a donné « calme », signifie donc tout à la fois être calme, ne rien faire et rester à l’ombre. Puis son sens s’est élargi petit à petit pour faire référence à tous types de repos, volontaires ou forcés, ainsi qu’aux dimanches et aux jours fériés.

À l’inverse, quand on dit d’une personne qu’elle ne chôme pas, on affirme sa capacité à travailler sans cesse, qu’elle n’arrête pas. De nos jours le chômage n’est plus synonyme de temps de repos, il est perçu au contraire comme une période d’instabilité, financière et psychologique, dont il faut « vite se défaire » pour se remettre au « travail ». Même Pôle emploi, chargé d’indemniser les chômeurs, les encourage fortement à prouver qu’ils sont en recherche active d’emploi. Pourtant le chômage n’est pas une situation enviée et induit souvent un sentiment d’échec et d’exclusion.

L’expression « être au chômage » proviendrait également des maçons qui travaillaient au Moyen-Âge. Le ciment qu’ils utilisaient durant les froids d’hiver avait l’inconvénient de ne pas sécher. Les ouvriers cessaient leur activité dès le mois de décembre afin de protéger les constructions en cours. Selon Jean Epstein, auteur de Les dents du bonheur, voyage au pays des mots et des expressions (nouvelle fenêtre), ils « recouvraient momentanément le haut du mur avec une épaisse couverture de chaume ». On disait alors d’eux qu’ils étaient « au chaumage ».

Pour dédramatiser la situation voici une séquence du film Les Tuches (nouvelle fenêtre) à prendre évidemment avec beaucoup d’humour :

 

À La Médiathèque :

 

                          

Télétravail, mode d’emploi

19 Mar

En cette période d’épidémie, le gouvernement a souligné l’importance pour les entreprises de permettre à leurs employés de travailler à distance, quand cela est possible et que le métier le permet, afin de limiter la propagation du Coronavirus COVOD-19. Ainsi, les salariés sont invités à télétravailler afin d’éviter toute contamination ou arrêts de travail, en limitant les déplacements domicile / travail.

D’après la dernière enquête sur le télétravail réalisée par Malakoff Humanis, dont les résultats ont été publiés en mars 2020 (nouvelle fenêtre), 30% des salariés du secteur privé pratiquent le télétravail et est réalisé en moyenne 6,4 jours par mois. Le domicile reste le lieu privilégié des travailleurs (90%). Un salarié est 15% plus efficace lorsqu’il travail à distance.

Le télétravail, c’est quoi ?

Le télétravail désigne « toute forme d’organisation du travail dans laquelle un travail qui aurait pu être exécuté dans les locaux de l’employeur est effectué par un salarié hors de ces locaux de façon volontaire en utilisant les technologies de l’information et de la communication » (Article L. 1222-9 du Code du travail).

L’employeur ne peut imposer à un salarié le passage en télétravail, même s’il est prévu par accord collectif ou une charte, le travail à distance repose sur le volontariat. Toutefois, le risque épidémique peut justifier le recours au télétravail sans l’accord du salarié. L’article L. 1222-11 du Code du travail précise « qu’en cas de circonstances exceptionnelles, notamment de menace d’épidémie, la mise en oeuvre du télétravail peut être considérée comme un aménagement du poste rendu nécessaire pour permettre la continuité de l’activité de l’entreprise et garantir la protection des salariés »

Comment le mettre en place ?

Dans le contexte actuel, les entreprises n’ont pas pu préparer le passage en télétravail.

Depuis 2017, il n’est plus nécessaire que l’entreprise ait mis en place un accord collectif. Un accord « par tout moyen » peut-être passé entre le salarié et l’employeur, en l’absence d’accord collectif ou de charte. Il suffit que l’employeur et le salarié s’entendent. L’employeur qui refuse d’accorder le télétravail à un salarié occupant un poste permettant d’en bénéficier doit motiver sa réponse et devra justifier son refus par des arguments objectifs. Si son refus n’est pas justifié, le salarié peut éventuellement exercer son droit de retrait (nouvelle fenêtre). D’après la Ministre du Travail Muriel Pénicaud, le télétravail est possible pour a peu près un emploi sur trois.

Le télétravail en pratique :

  • Être bien équiper : un ordinateur, un téléphone ou une tablette, et une bonne connexion internet  sont indispensables
  • Être bien protéger : respecter les règles de sécurité informatique et sécuriser ses données
  • Aménager un espace dédié : délimiter une zone de travail précise pour pouvoir se concentrer et s’organiser, avec une table et un siège confortable
  • Se fixer des objectifs et des délais pour rester motivé, tout en s’imposant des horaires
  • Rester en contact avec ses collègues par mails, textos, appels, visioconférences… De nombreux outils permettent de travailler en équipe ou de gérer des projets à distance.
  • Établir des règles de vie pour la famille, pour ceux qui habitent avec vous
  • Penser à faire de l’exercice : s’étirer, faire des pauses, bouger…

 

Pour en savoir plus :

Comment mettre en oeuvre le télétravail simplement ?  – travail-emploi.gouv. (nouvelle fenêtre)

Le travail en 2020lecomptoirdelanouvelleentreprise.com (nouvelle fenêtre)

Télétravailler.fr (nouvelle fenêtre) site gouvernemental

Le télétravail dans le fonction publiqueCnfpt.fr (nouvelle fenêtre)

Coronavirus : questions/réponses pour les entreprises et les salariés mises à jour le 17/03/20 – Ministère du Travail (nouvelle fenêtre).

À La Médiathèque :

Le télétravail en pratique Mnager le travail à distance Guide du bien être du télétravailleurLe grand livre du droit du travail en pratique

 

 

 

 

 

 

Préparation à l’entretien professionnel : atelier à l’Espace Jeunesse de Levallois

12 Mar

Réussir un entretien professionnel nécessite de maîtriser son stress, mettre en valeur ses qualités, affirmer sa motivation et sa personnalité, avoir confiance en soi, convaincre son interlocuteur… Pour mettre tous les atouts de son côté, il est indispensable de se préparer à un entretien.

Le 19 mars prochain, l’Espace Jeunesse de Levallois propose un atelier de préparation à l’entretien d’embauche animé par Valérie Chaussonnier (nouvelle fenêtre), coach professionnelle, destiné aux jeunes en recherche d’un job, d’un stage, d’une alternance…

Pourquoi se préparer à un entretien professionnel ?

  • Pour savoir parler de soi :  parler de soi n’est pas chose aisée. L’exercice exige une préparation. Savoir se présenter, c’est savoir se valoriser auprès de l’employeur. Le candidat doit avoir listé les éléments qu’il veut communiquer et être entrainé oralement. Il doit avoir recensé quels paramètres il veut mettre en avant en fonction de leur degré de pertinence : formation, expérience professionnelle ou stages, compétences, projets…
  • Pour savoir exprimer ses motivations : la motivation est le facteur déterminant de la réussite d’un recrutement. Le candidat doit se préparer à répondre à la question « Pourquoi êtes vous intéressé par ce poste dans cette entreprise ? »
  • Pour préparer des questions : cela permet d’obtenir des renseignements sur le poste et de démontrer sa compréhension et sa motivation. Il est important de les poser au bon moment avec tact et pertinence.
  • Pour se préparer le jour J, se mettre en condition, savoir maitriser son stress et paraitre naturel et détendu.
  • Pour choisir sa tenue vestimentaire.

À noter :

Atelier de préparation à l’entretien professionnel : « La boite à outils »

19 mars 2020 de 18h à 20h – Gratuit sur inscription à partir du 24 février 2020

Espace Jeunesse – 22 rue Rivay – Levallois – 01 47 15 76 80

espacejeunesse@ville-levallois.fr

À La Médiathèque pour aller plus loin :

 

%d blogueurs aiment cette page :