Un métier, une histoire : le gemmage

16 Jan

Aux  origines, la forêt des Landes de Gascogne…

L’histoire du gemmage, qui consiste à récupérer la résine des pins, est directement  liée à celle de la forêt de pins des Landes. Même si on retrouve les traces de cette pratique dès l’antiquité, c’est au XIX ème siècle que le gemmage devient le pôle d’une activité intense pour la région, la résine faisant l’objet d’un commerce international.

Au cours du XIXème siècle, sous le règne de Napoléon III, les autorités décident d’agrandir la forêt existante de Gascogne afin de fixer les dunes qui, en se déplaçant, mettaient en péril les villages établis près du littoral. La Lande et les marécages sont alors submergés par les pins maritimes et le berger landais, du haut de ses échasses, cède peu à peu  la place à celui qui incarne la nouvelle économie forestière : le résinier ou gemmeur.

Le procédé de gemmage va alors se généraliser à travers toute la forêt et devenir l’activité industrielle phare de la région jusque dans les années 1970. Le pin est alors appelé « l’arbre d’or » en raison du coût élevé de la résine et  la forêt landaise devient le second plus gros producteur de gemme du monde, après les États-Unis.

vieille cartes postales anciennes de paris france N°5 - Copie

Retour vers le passé : la récolte de la résine

Le gemmage  est l’opération qui consiste à « blesser » un pin pour qu’il sécrète de la résine. Le travail du résinier se déroulait selon un calendrier bien précis.

  • Fin janvier : le gemmeur (ou résinier)  prépare les pins en enlevant l’écorce verticalement à l’aide d’une rainette. Pour réagir à cette agression, l’arbre sécrète la gemme (ou résine) destinée à la cicatrisation. Des pots en terre cuite sont fixés servant à recueillir la résine qui coule long de la carre (blessure).
  • De la mi-mars à la fin octobre : c’est le moment de la pique. Tous les 4 à 8 jours, le gemmeur effectue des « piques » à l’aide d’un «hapchòt» (nouvelle fenêtre). Il rafraîchit ainsi la care (la blessure)  ce qui  permet à la résine de s’écouler à nouveau dans les pots fixés au troncs. À ce stade, la température et l’ensoleillement sont décisifs, plus il fait chaud, plus la résine coule.

soustons

  • Vient alors le temps de la récolte, nommée  l’ « amasse »,  est généralement effectuée avec une  « palinette »  par les femmes ou les mères des résiniers qui en profitent pour récupérer les « galips », morceaux  d’écorce ôtés  par le résinier lors de la pique  qui serviront à se chauffer pour l’hiver.  Une fois récoltée, la résine  est  versée dans des barriques en bois ou en zinc de 16 litres, les « escouartes »,  pour être enfin acheminées vers les distilleries de résine pour obtenir deux composés utiles à l’industrie : la colophane (70%) et l’essence de térébenthine (20%) utilisés notamment dans les vernis, encres d’imprimeries, dans les adhésifs, dans certains parfums et dans des produits d’entretien mais également par l’industrie pharmaceutique.
  • Début novembre, après la toute dernière récolte, le gemmeur effectue le « barrasquage » :  nettoyage qui consiste à racler soigneusement toute la résine résiduelle qui s’est accumulée et durcie le long des carres durant la saison. La fin de la campagne ne marque cependant pas la fin du travail du résinier. Celui-ci doit en effet entretenir les parcelles, notamment en abattant des arbres trop vieux, en semant de nouveaux et en éclaircissant les semis des années précédentes…

La fin des gemmeurs landais

Jusqu’à la moitié du XXème siècle, l’exploitation de la résine a fourni du travail à un grand nombre d’artisans, du potier au forgeron pour les outils, en passant par les employés de l’usine de distillation, et les gemmeurs bien entendu, sans oublier non plus chimistes et tonneliers.

fabrication pot resine

Avec l’arrivée des résines de synthèse dans les années 60, la filière et le métier de gemmeur disparaissent. Les groupes chimiques font évoluer le gemmage en pratiquant des blessures avec de l’acide sulfurique pour… augmenter la récolte évidemment ! Résultat, la France, attachée à l’avenir de ses forêts et aux conditions de travail, perd inexorablement les marchés. Les années 70-80 marquent la fin du gemmage dans le Sud-Ouest.  La forêt landaise n’a plus eu de finalité autre que d’alimenter les besoins des usines de pâte à papier et l’exploitation du bois d’œuvre.

Le retour du gemmage

On comptait encore 16 500 gemmeurs en 1950, plus aucun en 1990…

Mais la filière connait depuis 2012 un regain avec plusieurs projets de relance : au delà des débouchés déjà connus et exploités par le passé (peintures, vernis, colles, huiles…) l’industrie chimique et pharmaceutique s’intéresse en effet de près aux produits de seconde et troisième transformation qui permettent d’obtenir des molécules de qualité, dont certaines sont spécifiques au pin maritime du massif landais. L’association « Gemme la forêt d’Aquitaine » (nouvelle fenêtre) , crée en 2014 a pour but de fédérer les acteurs de la filière pour promouvoir la relance du gemmage en Aquitaine : faire revivre la technique d’extraction de résine de pin par gemmage, avec technique nouvelle « en vase clos » qui permet une collecte rationnelle et facilitée d’une résine d’une grande pureté (nouvelle fenêtre). Un dispositif imaginé par un ancien résinier passionné et aujourd’hui à la retraite : Claude COURAU, qui se bat en ce début de XXIe siècle pour démontrer que la résine est un produit on ne peut plus « renouvelable ». Voir la vidéo (nouvelle fenêtre)

Foret des Landes

2020 : ainsi ponts, ponts, ponts les jours fériés…

9 Jan

 

2020 s’annonce comme une année riche en… jours de congés ! En effet, les jours fériés cette année offrent de nombreuses occasions pour se faire des week-ends prolongés. Alors pour bien profiter de vos congés cette année soyez attentifs au calendrier et anticipez dès à présent.

On vous aide à y voir plus clair entre les jours fériés et les ponts pour optimiser vos jours de congés en 2020. En posant seulement 25 jours vous pouvez obtenir 60 jours de repos !

La liste des jours fériés pour 2020 :

  • mercredi 1er janvier
  • lundi 13 avril (Lundi de Pâques)
  • vendredi 1er mai (fête du Travail)
  • vendredi 8 mai (Armistice de 1945)
  • jeudi 21 mai (Ascension)
  • lundi 1er juin (Pentecôte)
  • mardi 14 juillet (Fête nationale)
  • samedi 15 août (Assomption)
  • dimanche 1er novembre (Toussaint)
  • mercredi 11 novembre (Armistice de 1918)
  • vendredi 25 décembre (Noël)

En incluant le Lundi de Pâques et le Lundi de Pentecôte, le calendrier offrira quatre week-ends de trois jours (vendredi 1er mai et 25 décembre). Et deux possibilités de faire le pont et de s’offrir quatre jours de congés (l’Ascension le jeudi 21 mai et mardi 23 juin).

« Toutefois, attention au nombre de jours de congés payés que vous pouvez poser. Tout dépend du mode de calcul utilisé par une entreprise. Il peut être soit en jours ouvrables (30 jours de congés payés) ou en jours ouvrés (25 jours de congés payés). Selon les accords d’entreprise, le samedi peut-être comptabilisé dans une période de référence désirée. » (source: article du 27/12/2019 sur Ouest-France.fr/education/vacances-scolaires) (nouvelle fenêtre)

Désormais il ne vous reste plus qu’à poser judicieusement vos jours de congés afin de pouvoir vous organiser de longs week-ends pour buller ou vous évader… 😉

Comment être écolo au boulot

2 Jan

En début d’année, il est traditionnel de prendre de bonnes résolutions ! C’est l’occasion de contracter des engagements envers soi-même pour améliorer son comportement, modifier ses habitudes ou son mode de vie pendant les douze mois de la nouvelle année. C’est pourquoi Bref vous propose les gestes écolos à adopter au travail sans plus attendre !

  • Bannir définitivement les gobelets, les touillettes et les bouteilles d’eau en plastique :

En France, on jette 5 milliards de gobelets en plastique, 1% d’entre eux sont recyclés, et il faut 500 ans à ces derniers pour se dégrader complétement ! Des chiffres hallucinants qui nous incitent à investir dans une gourde ou de jolis mugs et c’est tellement facile à faire !

  • Réduire sa pollution  numérique :

Le Web produit une consommation énergétique qui serait responsable d’émission de CO2, engendrant une pollution informatique du fait du stockage de données dans les data centers.

  1. Trier et vider sa boite mail est bon pour l’environnement ! Le stockage des données que contient votre boite mail est très énergivore. Il faut donc penser à supprimer le nombre de mails reçus en se désabonnant des newsletters inutiles, en limitant l’utilisation de pièces jointes, en triant sa boite aux lettres et en supprimant les mails les plus lourds sans oublier les spams. Surtout bien vider sa corbeille, sinon c’est comme si vous n’aviez rien fait ! Pour vous aidez à gérer votre boite mail, il existe l’outil Cleanfox (nouvelle fenêtre). 30 mails supprimés équivaut à la consommation d’une ampoule allumée pendant 24 heures ! 10 milliards de mails sont envoyés toutes les heures…
  2. Limiter ses impressions et réutiliser les feuilles imprimées d’un seul côté comme brouillon.
  3. Éteindre en fin de journée tous les appareils en veille.
  4. Fermer les onglets inutilisés sur son ordinateur : un onglet ouvert s’actualise et fait tourner les data centers. C’est donc du CO2 émis inutilement.
  5. Choisir un moteur de recherche éco-responsable comme Ecosia (nouvelle fenêtre), Lilo (nouvelle recherche) ou Ecogine (nouvelle recherche) pour diminuer son empreinte carbone. C’est l’occasion de protéger ses données tout en finançant des causes solidaires et écologiques. Une recherche sur Internet équivaut à la consommation d’une ampoule allumée pendant 24h.

Pollution numérique : les gestes pour agir au quotidien (nouvelle fenêtre), article de Les Echos Start du 12/12/19 à retrouver dans la presse en ligne du site de La Médiathèque.

  • Privilégier le vélo ou la marche à pied pour se rendre à son travail : vous l’avez déjà peut-être testé par obligation durant le mois de décembre 2019, pédaler ou marcher c’est mieux pour la planète et pour votre forme ! Pensez au covoiturage et au télétravail. Prendre l’escalier plutôt que l’ascenseur est aussi un geste écolo !

À La Médiathèque :

Gérer efficacelent vos mailsManager le travail à distance et le télétravailL'humanité en péril

 

 

 

 

 

 

Pour aller plus loin :

La guerre des métaux rares

 

Dans le cadre des rencontres de Liseur, La Médiathèque recevra Guillaume Pitron le 25 janvier 2020 à 16h pour une conférence intitulée « Quels enjeux énergétique pour notre société numérique ? » Il est l’auteur de La guerre des métaux rares : la face cachée de la transition énergétique et numérique (Les liens qui libèrent, 2018).

 

 

Le blog Bref vous souhaite une très bonne année 2020 !

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