Réussir son projet professionnel avec l’IKIGAÏ

17 Oct

« L’ ikigaï correspond au sens de la vie, à ce qui nous fait nous lever chaque matin avec enthousiasme. » Il est la réunion de iki (« vie » ou « être en vie ») et gai (« ce qui vaut la peine et a de la valeur »). On pourrait le traduire littéralement par « ce pour quoi la vie mérite d’être vécue ».

D’après les Japonais, nous possédons tous un ikigaï, voire plusieurs, même si nous n’en avons pas toujours conscience. Celui-ci change au cours de la vie. Il touche à la fois au développement personnel et professionnel. C’est pourquoi le concept est connu de nombreux coachs qui l’utilisent pour aider leurs clients à définir leur vocation et leurs talents. Appliqué à des salariés en phase de reconversion, l’ikigaï peut aider à choisir sa voie en fonction de ses aptitudes et de ses envies. « Trouver mon ikigaï, c’est trouver ce qui m’anime, ce qui va m’exciter suffisamment pour déployer toute l’énergie nécessaire à la création d’un projet », résume Marina Bourgeois (nouvelle fenêtre) consultante en reconversion professionnelle et co-fondatrice de Oser Rêver Sa Carrière (nouvelle fenêtre).

Votre Ikigaï se regroupe en quatre éléments essentiels :

  • Ce que vous aimez (vos passions)
  • Ce dont le monde a besoin (votre mission)
  • Là où vous êtes bon (votre profession)
  • Ce pour quoi vous pourriez être payé (votre vocation)

Christie Vanbremeersch (nouvelle fenêtre), consultante et formatrice en créativité, préconise dans son livre Trouver son ikigaï, vivre de ce qui nous passionne, de mobiliser sa curiosité, sa joie de chercher et de rencontrer pour partir en quête de son ikigaï.

« En premier lieu, le livre donne des clés concrètes pour aller à la rencontre de son ikigaï. Par ailleurs, il relate les récits de vie de personnes qui ont elles-mêmes trouvé ce fameux ikigaï. » (nouvelle fenêtre)

Je vous propose de visionner cette vidéo pour comprendre encore mieux ce qu’est l’ikigaï :

À La Médiathèque :

Ikigaï L'ikigaï

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La Fête du Management 2019

10 Oct

Lancée par le réseau pro Impulsion Consulting en 2018, La Fête du Management est un évènement national qui se déroule le 10 octobre 2019 dans une quinzaine de villes en France.

(La Fête du Management est une marque© déposée propriété d’Impulsion Consulting (nouvelle fenêtre))

La Fête du Management (nouvelle fenêtre) est une journée bienveillante dédiée aux acteurs du management et aux pratiques managériales. La thématique de cette 2ème édition est « le courage au travail ».

Car être manager demande du courage : prendre la parole devant son équipe, oser dire des choses parfois difficiles, tester de nouvelles méthodes de travail, ne pas avoir peur de l’échec, soutenir ses collaborateurs… , autant de tâches qui s’avèrent souvent malaisées. Le rôle du manager est de plus en plus complexe car on lui en demande de plus en plus ; il se retrouve souvent dans une position inconfortable. Le quotidien d’un dirigeant n’est pas un long fleuve tranquille dans un contexte où les entreprises vivent des tensions nouvelles dans leur management face aux changements du monde du travail.

Les objectifs de cet évènement sont nombreux :

  • ré-enchanter le management, valoriser le métier de manager et son savoir-faire
  • renforcer la collaboration et la qualité de vie au travail
  • partager et mutualiser de bonnes pratiques
  • remettre les ressources humaines au cœur des préoccupations
  • redonner confiance à des managers isolés
  • créer du lien entre dirigeants
  • rapprocher les membres d’une équipe quelle que soit leur fonction
  • insuffler un esprit positif

Les entreprises, les collectivités, les associations, les écoles de management peuvent participer à La Fête du Management soit :

Par exemple, pour participer, chaque manager peut planter symboliquement un arbre et proposer à son équipe de coller des post-it qui formeront les feuilles de l’arbre bienveillant. Elle peut noter dessus des mots de reconnaissance, des suggestions ou des propositions pour améliorer la qualité de vie au sein de l’équipe et mieux travailler ensemble. Poster de l’arbre bienveillant à télécharger ici (nouvelle fenêtre).

À retrouver à La Médiathèque :

Au temps des impressionnistes : l’artiste peintre, un métier en pleine mutation…

3 Oct

Dans le cadre de l’exposition « Levallois au temps des impressionnistes » (nouvelle fenêtre), le blog B.R.E.F. de la Médiathèque de Levallois vous propose un article sur l’évolution du métier d’artiste peintre, transformation économique et sociale directement liée à la naissance du mouvement impressionniste.

Pratiques artistiques du début du XIXème siècle : du système académique au mouvement impressionniste

En ce début de siècle, l’École des Beaux-Arts, qui remplace depuis 1819 la section enseignante de l’ancienne Académie royale de peinture et de sculpture créée par Louis XIX (nouvelle fenêtre) , était le passage obligé pour devenir peintre ou sculpteur. Selon les grands principes de l’Académie, y était enseigné le dessin (anatomie, perspective, modèle vivant, géométrie), et l’histoire (histoire biblique, mythologie et histoire antique).

Le cursus artistique se terminait par le prestigieux concours des prix de Rome (nouvelle fenêtre) qui permettait aux artistes de pouvoir être exposés au « salon officiel » organisé par l’Académie. Les lauréats partaient ensuite étudier les grands maitres de la Renaissance en Italie. Les productions étaient ensuite exposées au Salon Officiel organisé par l’Académie. L’artiste devait impérativement se soumettre aux codes artistiques :

  • Respecter la hiérarchie des genres : la peinture d’Histoire mythologique, biblique et représentative de grands événements ou personnages historiques était jugée bien supérieure au paysage, à la nature morte.
  • Respecter une hiérarchie des formats : le grand format pour la peinture d’histoire et le petit format pour la nature morte.
  • Affirmer la primauté du dessin sur la couleur
  • Souci du détail
  • Privilégier le travail en atelier par rapport au travail en plein air
  • Réaliser des œuvres dites « achevées »: c’est-à-dire à l’aspect fini et de facture bien lisse.

En ce début de siècle, peindre était donc l’expression d’un art qui exigeait l’apprentissage du dessin avec un souci scrupuleux du détail, tout en mettant l’accent sur l’image glorieuse du pouvoir lequel en était le principal commanditaire !

Comment un jeune artiste non attaché aux principes esthétiques des Beaux-Arts et sans l’appui d’un mécène fortuné pouvait-il alors espérer trouver sa place dans un milieu hostile à toute nouveauté ?

Vers d’autres formes d’expression…

A partir des années 1840, la sélection du jury du salon va être fortement controversée notamment en ce qui concerne l’incompétence et l’arbitraire des jurés. Les critères de sélection d’admission au Salon sont contestés : d’autres salons et expositions à caractère indépendant vont se multiplier alors en marge du Salon officiel…

Les expositions universelles

C’est d’abord l’instauration de gigantesques expositions réunissant « tous les pays d’Orient et d’Occident ». Consacrées à leurs débuts à l’industrie et aux techniques, celles-ci vont s’ouvrir peu à peu aux productions artistiques.

C’est ainsi qu’à l’exposition universelle de 1855, l’édifice de la section des Beaux-Arts (peinture, gravure, lithographie, sculpture et médailles, architecture) va accueillir 2176 artistes dont 1072 Français. Les peintres Eugène Delacroix, Dominique Ingres et Ernest Meissonier y figurent parmi les lauréats français, tandis que Gustave Courbet se singularise en exposant ses oeuvres au « pavillon du Réalisme », en marge de l’exposition officielle. Un élan qui va provoquer dans le monde de l’art des mutations rapides tant sur le plan artistique qu’institutionnel avec la confrontation entre un art dit officiel défendu par le pouvoir et les institutions, et l’émergence d’un art appelé moderne, poussés par des groupes d’artistes avant-gardistes qui vont se développer par l’intermédiaire des premiers marchands d’art et des mécènes privés et non plus par le biais du salon officiel qui refuse leurs œuvres.

Du salon des refusés (1863) au salon des indépendants (1873) : naissance du mouvement impressionniste

C’est donc dans un contexte tendu que l’empereur Napoléon III va autoriser la création du « salon des refusés » ayant pour objectif de regrouper les œuvres rejetées au salon officiel afin d’offrir au public l’opportunité de se faire sa propre opinion. Parmi les artistes qui y participent Manet et son fameux « déjeuner sur l’herbe ». Si le salon connait alors un immense succès, dépassant même celui du « véritable » salon, les critiques n’en sont pas moins virulentes et c’est à ce titre, qu’en 1886, un certain Émile Zola, ami de Manet, décrit à travers le chapitre V de son roman L’œuvre, une scène historique, celle de la réception par le public, des œuvres du salon des refusés et s’inspirant du Déjeuner sur l’herbe de Manet. Il y décrit les rires, les furies et les moqueries provoquées par le tableau intitulé, dans le roman, Plein Air signé Claude Lantier, le personnage principal :

« Dès la porte, il voyait se fendre les mâchoires des visiteurs, se rapetisser les yeux, s’élargir le visage […] Et les mots d’esprits pleuvaient plus drus qu’ailleurs, c’était le sujet surtout qui fouettait la gaieté : on ne comprenait pas, on trouvait ça insensé, d’une cocasserie à se rendre malade […] Est-ce qu’on laisserait outrager l’art ? De vieux messieurs brandissaient des cannes. Un personnage grave s’en allait, vexé, en déclarant à sa femme qu’il n’aimait pas les mauvaises plaisanteries ».

dejeuner herbe

Le déjeuner sur l’herbe – Edouard Manet – 1863

Le Salon des refusés n’ayant pas adhéré à la nouvelle peinture, ne va pas décourager un groupe d’artistes qui a pris l’habitude de se réunir le vendredi soir au café Guerbois, 11 avenue de Clichy (disparu aujourd’hui mais marqué par une plaque), non loin de l’atelier de Manet. Bien décidés à exercer librement leur art, ils décident ensemble de faire connaitre eux-mêmes leur peinture et c’est le 27 décembre 1873 qu’ils créent une société anonyme : la Société anonyme coopérative des artistes peintres, sculpteurs et graveurs. Les fondateurs se nomment entres autres : Pissaro, Renoir, Degas, Monet, Guillaumin, Berthe Morisot, ils ont tous en commun de vouloir dépasser la simple imitation de la réalité, laissant libre cours aux émotions perçues par les variations de la lumière qu’ils traduisent par des jeux de peinture (effets de flous). La première exposition ouvre ses portes le 15 avril 1874, dans les anciens ateliers du photographe Nadar, une succession de grandes pièces réparties sur deux étages éclairées par de vastes verrières donnant sur le boulevard des Capucines. Le succès n’est pas au rendez-vous (la critique, une fois encore, se jette avec férocité sur cette nouvelle peinture). Pour la toute première fois, le terme impressionnisme est employé sous la plume de Louis Leroy, critique d’art, qui lance cette expression à connotation plutôt négative de sa part.

Monet-impression-soleil-levant

Impression soleil levant – Claude Monet – 1872

La Société anonyme coopérative des artistes peintres organisera en tout huit expositions parisiennes de 1874 à 1886. Elles seront les marqueurs chronologiques de l’histoire de ceux que l’on nomme désormais impressionnistes, ce groupe de jeunes artistes dont les priorités et la composition n’auront de cesse de varier (seul le peintre Camille Pissarro participera à l’ensemble des huit manifestations).

Le_Petit_journal expo 7 avril 1877

Le rôle de la presse

Les premiers salons impressionnistes, on l’a évoqué, n’eurent pas les faveurs de la presse y compris celle des journalistes républicains pourtant a priori favorables à l’initiative du groupe et à son désir d’indépendance à l’égard des structures artistiques officielles (académie, Salon, École des Beaux-Arts). Pourtant, c’est par le biais des revues et des journaux que les critiques vont pouvoir exposer au plus grand nombre l’audace de ces jeunes peintres et former leurs lecteurs à un autre regard sur l’art et sur les artistes en devenir, contribuant ainsi à l’émergence de toute une dynamique artistique en marge du circuit officiel.

« J’avoue que la toile qui m’a le plus longtemps arrêté est la “Camille”, de M. Monet. C’est là une peinture énergique et vivante […]. Regardez les toiles voisines, et voyez quelle piteuse mine elles font […]. Voyez la robe : elle est souple et solide. Elle traîne mollement, elle vit » écrit Émile Zola dans L’Événement du 11 mai 1866.

Le rôle des marchands d’art

À partir ce moment, c’est toute l’organisation de la formation et de la carrière académique des peintres qui va peu à peu décliner. Dès lors les œuvres, diffusées dans des catalogues de vente grâce aux procédés modernes de la gravure, la lithographie puis de la photographie, vont entrer dans les intérieurs. Autour des ateliers vont alors se développer des quartiers marchands où vont être mis en vente les objets promus par les peintres. Des associations entre peintres et marchands se forment, un système marchand s’établit, système qui va contribuer au succès de la révolution impressionniste : la diffusion des œuvres d’art change d’échelle, le marché de l’art remplace le système académique des Beaux-Arts. Dans cette société artistique en voie de démocratisation, l’intérêt du public pour l’art ne fait que grandir ce qui engendre très vite un véritable marché de productions artistiques. Les galeries assurent désormais la promotion des artistes par le biais de la publicité et c’est surtout dans les salles de ventes aux enchères, que l’art contemporain (on disait « moderne » à l’époque) va prendre de la valeur. Les tableaux des artistes soutenus par les marchands deviennent alors de véritables objets d’investissement et de spéculation. Galeristes et critiques deviennent des personnages incontournables dans un domaine en plein bouleversement. L’ouverture de ce marché indépendant dit « système marchands-critiques » change définitivement le statut des artistes.

SALON ROSE DURAND

Au cours des trois dernières décennies du XIXe siècle, Paul Durand-Ruel (nouvelle fenêtre) sera le marchand d’art et le principal soutien moral et financier des impressionnistes. Visionnaire, il fut le premier à faire le pari de l’impressionnisme au début des années 1870 en achetant et en exposant les œuvres rejetées, inventant du même coup un nouveau métier, celui de marchand d’art contemporain. C’est d’ailleurs lui qui organisa en 1876 la seconde exposition du groupe des peintres impressionnistes dans ses locaux, 11 rue Le Peletier.

« Sans Durand, nous serions morts de faim, nous tous les impressionnistes. Nous lui devons tout ».

Ainsi s’exprimait au soir de sa vie le peintre Claude Monet au sujet de celui qui fut le principal artisan de la consécration de l’impressionnisme.

Une autre approche du métier de peintre…

L’atelier de l’artiste, qui était un lieu d’enseignement et de production au début du XIXe siècle, devient un espace à la fois social, architectural et commercial. Les peintres prennent une place nouvelle dans le « Tout-Paris ». Ils deviennent des figures incontournables des mondanités bourgeoises et la fréquentation de leurs ateliers une mode. La présence des artistes est recherchée par toutes les strates de la bourgeoisie qui ne craint plus la proximité de ce qu’ils appelaient les « écoles de mauvaises mœurs ». Le peintre est reconnu comme profession libérale et indépendante.

Conclusion

D’abord incompris, attaqués, méprisés, ignorés, longtemps tenus dans l’esprit du grand public, pour des « peintres maudits », ces artistes d’un genre nouveau surent profiter des opportunités offertes par toutes les innovations de la révolution industrielle telle que l’apparition du chemin de fer ou de la peinture en tube qui leurs permis de parcourir facilement les environs de Paris jusqu’à la Normandie pour faire de la peinture de plein air un moyen d’expression privilégié….

À la fin du siècle, l’impressionnisme s’est donc imposé comme un mouvement de référence à côté de l’Académisme. Un courant révolutionnaire qui va pourtant très vite se diversifier au vue des individualités fortes qui le compose. Il annonce en effet les œuvres de Paul Gauguin qui va simplifier les formes et libérer la couleur, celle du Hollandais Van Gogh dont les œuvres expressionnistes (nouvelle fenêtre) annoncent au début du XXème le fauvisme (nouvelle fenêtre) de Derain et de Vlaminck (pour eux la couleur pure, et agressive prime le dessin) ou encore celle de Cézanne dont les patientes recherches géométrisantes préparent le cubisme (nouvelle fenêtre) qui s’épanouit à la veille de la guerre avec Braque et Picasso pour qui au contraire la forme géométrisée et éclatée supplante la couleur volontairement éteinte dans des gris et des ocres.

AFF-Levallois-au-temps-des-impresionnistes

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