Jobs d’été, les règles à appliquer par les employeurs

27 Juin

 

 

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Encadré par la loi du travail du 8 Août 2016, le contrat CDD ou CDD saisonnier (pour lequel il n’est pas perçu de prime de précarité) doit respecter certaines règles, que l’employeur doit suivre impérativement.
À savoir :

 

Il faut également être vigilent sur quelques autres points :

Les heures supplémentaires :

Pour une personne majeure, le temps de travail journalier ne doit pas dépasser 10h. Au-delà, il s’agit d’heures supplémentaires. Pour les mineures, la durée maximale est de 8h. Penser à noter ces heures noir sur blanc.

Le salaire, l’hébergement et les repas sur place : comment ça marche ?

Vous ne pouvez pas être payé en dessous du smic ou du salaire minimum fixé par la convention ou l’accord collectif applicable à l’entreprise, si celui-ci est supérieur au smic. Les repas et le logement sont à la charge de l’employé, sauf si vous travaillez dans le secteur de l’hôtellerie-restauration : l’employeur doit prendre en charge les repas durant les heures travaillées contre une indemnité forfaitaire retenue sur le salaire.

Le travail saisonnier me permet-il de toucher le chômage et de cotiser pour la retraite ?

Quelque soit le temps que dure votre activité, vous cotisez même un minimum. Et si vous avez cumulé le nombre d’heures travaillées nécessaires, vous aurez droit aux allocations chômage. (Se reporter à la page du Ministère du travail en bas de page).

 

À La Médiathèque :

 

 

 

 

 

 

 

Pour se référer à la page des contrats saisonniers du Ministère du travail (nouvelle fenêtre)

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Salariés français : vous êtes les bienvenus à Montréal

24 Juin

 

Une étude récente de Cadremploi / BCG (nouvelle fenêtre) a démontré que 76 % des talents numériques français préféraient décrocher un emploi hors de l’Hexagone et que le Canada serait leur troisième choix (après la Suisse et les États-Unis). Le succès du Québec, et de Montréal en particulier auprès des Français, s’explique notamment par un dynamisme économique et une qualité de vie qui se confirme au fil des ans. Selon le consulat général de France à Québec, 3000 à 4000 Français y résident déjà de façon permanente. Sur les 12 396 inscrits sur les listes du consulat (au 31 décembre 2018) près de 70 000 le sont à Montréal.

«L’accès à des talents internationaux permet de mieux soutenir la forte croissance des secteurs d’innovation et de haute technologie dans le Grand Montréal, comme les jeux vidéo, les effets visuels et l’intelligence artificielle.», comme le signale Hubert Bolduc, le président-directeur général de Montréal International (nouvelle fenêtre) sur le site de l’organisme.

Ces trois secteurs, en plein essor, sont très bien représentés dans la deuxième ville la plus peuplée du Canada avec Ubisoft, Eidos, Gameloft, Behavior… Montréal se classe à la 5e place des producteurs de jeux vidéos. « 20 % des employés d’Ubisoft sont français, et ils représentent 62 % des employés provenant de l’étranger. Nous recherchons principalement les profils séniors en informatique et en développement de jeux vidéo », confie la DRH de l’entreprise. Il faut savoir qu’il existe des événements de recrutement consacrés au Québec qui ont lieu à Paris tels que les Journées Québec (nouvelle fenêtre).

«Ces talents sont une population très mobile, confirme Vinciane Beauchene, Directrice Associée au BCG, qui n’hésite pas à faire jouer la concurrence en termes d’employeurs ou de territoires.»(source : article de Léa Lucas édité par le Figaro le 22/05/2019) (nouvelle fenêtre)

La langue représente également un énorme atout pour les ressortissants français en raison du manque de recrutement francophone. En effet, selon une étude de l’Institut du Québec le taux d’immigrants connaissant le français est passé de 56 % en 2015 à 42 % en 2017 (nouvelle fenêtre).

Le premier ministre québécois, François Legault, lors de sa visite officielle à Paris en janvier dernier a invité les entrepreneurs français à venir s’installer au Québec :

« Je lance l’invitation aux entrepreneuses et entrepreneurs français. Vous voulez investir en maximisant les rendements et en diminuant les risques ? Il y a un nouveau gouvernement québécois prêt à vous accueillir à bras ouverts. », tels étaient les propos de ce dernier à la Bourse de Paris. (source : article de Claudia Cohen paru le 24/01/2019 sur le site du Figaro) (nouvelle fenêtre)

Les Français bénéficient par ailleurs d’une reconnaissance de leurs diplômes grâce à un accord signé en 2008 avec le Québec et de salaires plus élevés (moyenne mensuelle de 2431,48 € en 2018 à Montréal, source Institut de la statistique Québec). Un argument supplémentaire pour motiver davantage encore les candidats à l’expatriation.

 

Quelques ouvrages que vous pourrez consulter à La Médiathèque (nouvelle fenêtre) :

     Le guide complet de l'expatriationTravailler et s'installer au Québec

Les 10 commandements de l'expatriationCommuniquer, s'expatrier et travailler aux Etats-Unis

 

 

 

Pourquoi travaillons-nous ?

20 Juin

Pour nombre d’entre nous, nous passons chaque jour beaucoup de temps au travail, nous y investissons énormément d’énergie au point de ne plus en avoir pour nos vies personnelles et familiales. Le travail a une position centrale dans nos vies. Notre identité est définie en priorité par notre travail.

Pourquoi travaillons-nous ? Que nous apporte le travail ? Quelle est notre relation au travail ? Doit-il nous rendre heureux ?

Sous l’effet de la révolution numérique, les profondes mutations qui apparaissent dans le monde du travail s’accompagnent de nombreuses études, débats et réflexions. Divers spécialistes des sciences humaines réfléchissent sur le sujet et le travail de demain, alertés sur l’urgence de revoir la place accordée au travail dans nos vies. De nos jours, le travail évolue et en parallèle la valeur qu’on lui accorde. Dans leur grande majorité, les Français aiment travailler, même s’ils souffrent des conditions d’exercice de leur métier.

En France, 2 Français sur 3 ont un emploi, soit environ 26 millions de personnes, et 3 millions sont au chômage. Le taux d’emploi des 15/64 ans est de 64.3 %. On compte 11.7 millions d’inactifs, les inactifs étant « les personnes qui ne travaillent pas et ne recherchent pas un emploi ou ne sont pas disponibles pour en occuper un ». (Chiffres Insee 2016).

Pourquoi travaille-t-on ?

On a tous de bonnes raisons de se lever le matin pour partir au boulot : gagner sa vie, avoir un statut social, apprendre de nouvelles choses, s’épanouir, réaliser des projets…

La réponse tient en quelques mots. On travaille pour gagner sa vie, pour voir des gens, exister socialement et faire des choses qui nous intéressent : soigner, enseigner, construire ou réparer, faire la cuisine, écrire, etc. Mais chacune de ces motivations a aussi ses revers et donne envie parfois de tout plaquer. (Extrait du livre de Jean-François Dortier Travail : guide de survie).

Le blog B.R.E.F. ne vous soumet pas une dissertation sur un sujet qui pourrait tomber au bac de philo ! Nous vous proposons une sélection d’ouvrages pour y voir plus clair :

D’un point de vue plutôt sociologique :

Le travail peut-être synonyme de plaisir mais aussi de souffrance : pourquoi les Français aiment-ils leur travail et qu’en même temps ils en souffrent ? L’auteur présente des expériences, ouvre des pistes pour agir afin d’améliorer le bien être de chacun au travail.

Heureux au travail ? Voici une enquête menée dans le quotidien de l’entreprise. Les auteurs explorent la réalité complexe du monde de l’entreprise aujourd’hui en France en montrant les vertus de la reconnaissance au travail.

Face aux profondes mutations du monde du travail, Denis Plennel nous livres les clés pour comprendre le besoin de liberté au sein de ce monde. Il propose des réformes pour accompagner la naissance d’un nouvel âge du travail.

Ce Numéro des Cahiers français aborde une des questions essentielles accompagnant l’avènement du numérique dans nos sociétés : celles des nouvelles formes d’emploi et des conditions de travail.

Met en lumière les enjeux juridiques, techniques mai aussi humain du travail et de ses évolutions. Il analyse la situation réelle du travail en France comparée à celle des autres pays d’Europe.

D’un point de vue plutôt économique :

Les auteurs s’attaquent à l’importance du travail dans nos vies, dans une perspective de décroissance. Plutôt que chercher à aménager le travail pour le faire perdurer, ils tentent d’imaginer des voies de sorties. Ils posent la question de savoir si le travail est une fin en soi, et quelle est sa place dans notre société.

L’auteur prône l’urgence de revoir la place accordée au travail dans nos vies. Une révolution réalisable à condition de changer notre conception de la richesse et du progrès.

Quelle est notre relation au travail ? Comment renouer avec le plaisir de travailler à chaque étape de sa carrière ? Que nous apporte le travail ? Autant de questions auxquelles les auteurs tentent de répondre en analysant les différentes étapes de la vie professionnelle.

D’un point de vue philosophique :

Le travail est-il moral ou immoral ? Dans cet essai, le philosophe italien explique que le travail est un ennemi de l’homme.

L’auteur interroge la croyance moderne qui lie le travail, bonheur et sens de l’existence. Il cherche à savoir si l’on s’épanouit un peu, beaucoup, ou pas du tout au travail à travers une série de reportages.

Récit à la fois philosophique, sociologique, cet ouvrage est un plaidoyer en faveur du travail manuel. Directeur d’un think tank, Matthew B. Crawford  a repris un atelier de réparation de motos.

Et pour terminer ce tour d’horizon, deux ouvrages jeunesse au titre évocateur :

Gagner sa vie est-ce la perdre ? Travailler ça sert à quoi ?

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